Mexique : Le peuple Amuzgo ou Nn'anncue

Publié le 14 Septembre 2012

Les amuzgos

 

Peuple de l’eau, peuple de la vie

Qui coule selon la source et l’envie

Combattant pour la parole libérée

L’autonomie il est bon d’espérer

Peuple de l’eau brave beau et fier

Bats-toi pour ne pas devenir poussière

 

Caroleone

 

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Peuple autochtone du Mexique qui vit dans les états de Guerrero et d’Oaxaca.  Dans l’état de Guerrero, ils vivent dans les hautes montagnes de la Sierra madre del sur dans la Costa Chica.

Les amuzgos de Oaxaca vivent avec d’autres groupes autochtones dans des enclaves de la région mixtèque.

 

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Vue de Suljaa' ou Xoxhistlahuaca

 

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Etat des lieux

L’altitude y est en moyenne de 500 à 900 mètres, la topographie est accidentés et traverse les montagnes de Yacuyagua. Les rivières Ometepec, Arena, Pulla, San pedro et Santa Catarina traversent cette région pour aller se jeter dans l’océan pacifique.

Le climat est tropical humide, avec des pluies abondantes durant les mois de juin et septembre.

Les espèces rencontrées sont la mauve, le chia, la sapotille, le palmier royal, la noix de coco.

La faune se compose de mammifères, reptiles oiseaux dont : blaireaux, fourmilier, raton laveur, ocelot, coyote, porc-épic, lapin, écureuil, iguane, pigeons, perroquet, aras, faucon, vautour, pic, hibou, chouette…..

 

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Rio Santa catarina

 

Le nom qu’ils se donnent : Nanncue ñomndaa = gens de l’eau

Population : 27.000 personnes

Langue : amuzgo de la famille des langues otomangues

L’organisation des villages

Chaque village à son propre nom amuzgo qui à une signification propre.

Exemple : San Pedro Amuzgos : Tzjon non = peuple du fil ou peuple des filages

Les maisons sont rectangulaires aux murs en pisé ou en briques, les toits en tôle ou en amiante, carton. Il y a plusieurs chambres ainsi qu’une cuisine et quelques meubles en fonction des revenus dans ses maisons.

Les maisons de village sont de forme circulaire, parfois les murs sont enduits de boue et d’herbe séchée, une seule pièce sert aussi de chambre et le mobilier est uniquement composé d’un poêle et d’un lit. Les outils et les ustensiles sont accrochés au mur.

D’un côté il y a les ejidos et de l’autre les communautés agraires. Le gouvernement mexicain reconnaît la communauté agraire car elle est formée d’un peuple qui vit là depuis toujours et qu’il s’agit de sa terre. L’ejido correspond à une terre que le gouvernement lui a donnée.

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Histoire

La vallée d’Oaxaca est un vieux foyer de peuplement puisque les premières traces de vie humaine remontent à 8000 ans avant J.C. Les ressources venant des forêts (bois, animaux) et les sols fertiles ont permis son développement.

Vers 2500 avant J.C. , les hommes commencent à s'organiser en "caserillos", des regroupements de 3à 10 familles. Alors qu'avant ils migraient vers le Sud en fonction des saisons, ils se sédentarisent. Ils s'inventent des outils, sélectionnent des plantes, et avec le temps les cultivent. Ils fabriquent les objets nécessaires à leur vie quotidienne, notamment en céramique.

Après cette période qui est celle des prémices de l'organisation sociale dans la région, de nombreuses cités naissent et plusieurs peuples différents cohabitent: Zapotécos, Mixtecos, Triquis, Amuzgos, Tchochos, Cuicatecos etc...

Lorsque les espagnols arrivent en 1521, ce sont les Mixtèques qui dominent la région. Les colons s'installent rapidement dans la vallée qui leur fournit ce qu'ils sont venus chercher: or, argent, jade etc..

Lors de la colonisation, les amuzgos sont contraints d’émigrer vers Xochistlahuaca et ils se répartissent dans plusieurs zones de la région.

Ensuite Xochistlahuaca devient d’un point de vue politique et religieux la juridiction d’Antequera (Oaxaca).

A l’époque coloniale il y avait environ 44.000 amuzgos, seuls 800 survivent à la fin du XVIe siècle.

Cela est dû en partie au processus d’anéantissement de la population indigènes dans tout l’état de Guerrero, ce génocide provoqua d’ailleurs la disparition de peuples entiers : yacastecas, huehuetecas, quetzapotecas, cahutecas.

Le peuple amuzgo résiste et s’institutionnalise avec la création de la république.

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Xochistlahuaca

 

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Le système de pouvoir institué depuis l’indépendance est celui de la domination des caciques, phénomène connu depuis longtemps dans le Guerrero. Les caciques à l’aide de réseaux de prébendes et des armes maintiennent leur pouvoir.

L’indépendance et la révolution mexicaine ne mettent pas fin au pouvoir des caciques et en plus s’y ajoute l’emprise des propriétaires terriens, les patrons,mélange détonant nourrissant les réseaux obscurs des partisans du PRI.

Dans les années 1920, les amuzgos s’organisent pour récupérer leurs terres aux mains des plus grands propriétaires de la région. La lutte pour la restitution des terres dure quatre ans. Des luttes ont lieu également pour conserver Xochistlahuaca comme chef-lieu principal

En savoir plus avec ce texte de la voie du jaguar ICI

                                                                        Et ICI

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Santé

Ce sont les médecins indigènes qui interviennent bien souvent car ils ont la préférence aux médecins allopathiques.

Ils pensent que la maladie est le résultat d’un déséquilibre entre la nature et la société, seuls les spécialistes de la médecine traditionnelle alors peuvent les résoudre.

Les plantes utilisée traditionnellement pour soigner les maux courants sont la menthe, le thé au citron, la camomille, la yerba santa, le persil, la rue.

Pour soigner les maux de l’esprit et la peur, les spécialistes nommés « tzan ti » (ceux qui connaissent) ou « tzan kelwa » (sorcières) sont appelés.

Religion

Ils pratiquent encore les rituels préhispaniques avec un culte à l’agriculture, la forêt, les rivières, les cours d’eau pour protéger les récoltes et les rendre abondantes. Leur religion est basée su un syncrétisme religieux mariant rites ancestraux et catholicisme mais il subit à présent les influences d’autres religions : protestantisme, témoins de Jéhovah, pentecôtistes qui viennent prêcher dans toutes les populations indigènes.

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Organisation sociale

La base de l’organisation sociale réside dans la famille nucléaire et la famille élargie. La solidarité spontanée existe entre familles pour résoudre les problèmes immédiats tels intendance, mariages, baptêmes, cultures, construction des maisons.

Les hommes se marient au moyenne vers l’âge de 17 ans et les femmes, 15 ans. Parfois ce sont les parents qui choisissent le partenaire pour leur enfant avec tout un rituel de visites adapté aux règles.

L’ejido est responsable des questions relatives à la terre dont le délai d’usufruit est de 3 ans

L’autorité locale détermine l’exécution des prestations collectives, le travail communautaire étant obligatoire.

Ressources

Le climat favorable permet de cultiver le maïs, les haricots, le piment, le sésame, l’arachide, les courges, la canne à sucre, les bananes, les avocats, le melon, les pastèques, les oranges et citrons verts, la mangue, le tamarin, la mandarine, la noix de coco, les prunes, le café, le cacao, la sapotille .

 

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Sapotille

 

L’agriculture est dite de subsistance et elle est complétée par l’artisanat en tant que ressources économiques. Dans certaines régions, ils élèvent en petite quantité du bétail : porcs, chèvres, volaille.

Les relations de voisinage avec les mixtèques n’ont pas toujours été cordiales et leurs voisins sont également les nahuas et les me’phaa(tlapanèques). Le commerce à néanmoins permis d’organiser des interactions entre ethnies.

Artisanat

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Femme tisserande de Suljaa’
(photographie : Prometeo Lucero)

Il s’agit de poterie souvent à des fins culinaires (plaques à frire, marmites, pichets) tissage de hamacs, de sacs à dos en sisal, paniers en bambou et palmier.

Le métier à tisser est utilisé par les femmes, les produits confectionnés sont souvent vendus à des intermédiaires.

Les femmes apprennent aux filles à tisser sur le métier et les hommes apprennent aux enfants à tisser les filets et les hamacs.

Tenue vestimentaire

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Dessin de Teresa Castello Yturbide ( voir ma vidéo ICI)

 

Femmes : elles portent le traditionnel huipil brodé sur de grandes jupes de couleur, enroulent leurs longs cheveux en une tresse autour de la tête. Elles vont nu pieds ou bien chaussées de sandales en plastique.

Hommes : ils sont vêtus de blanc et chaussée de « huaraches » de cuir.

 

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Huipil amuzgo

Construction de l’autonomie et radio communautaire : Radio Ñomndaa

 

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La radio, La Parole de l'Eau, (La Palabra del Agua) est un projet de communication qui fait partie de la construction de l'autonomie de la communauté de Xochistlahuaca dans l'État du Guerrero. À travers la préservation de la langue et la culture amuzga, la Radio Ñomndaa a
travaillé avec les peuples indigènes de la région pour faire face aux caciques et aux gouverneurs locaux.

Depuis 2002, des membres de la radio sont sujets à un acharnement judiciaire de la part des caciques locaux. Suite à de fausses accusations
de séquestration, Genaro Cruz Apóstol, Silverio Matías Domínguez et David Valtierra Arango membres de Radio Ñomndaa ont été condamnés à 3 ans et 2 mois de prison et à un paiement d'une amende de 1 753 pesos.

 

 

 

 

 

 

Extrait de l'entretien avec Radio Ñomndaa, sur les origines de la radio

 

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« En 2002, nous avons réaffirmé ce droit à nous gouverner nous-mêmes, à partir de ce que nous sommes, et nous l'avons rendu public. Par ailleurs, il nous paraissait nécessaire d'intégrer les nombreux villages de la région dans cette réflexion, dans ce processus.
Lorsque nous avons instauré le gouvernement traditionnel à Xochistlahuaca, nous avons eu besoin de dire pourquoi nous reprenions cette forme de gouvernement. Nous avons réfléchi à comment le faire. Une manière était d'appeler à des réunions, mais c'était difficile car il y a beaucoup de villages. Puis nous avons réalisé que dans d'autres endroits du pays, comme dans l'État de Veracruz, il existait des radios depuis plus de trente ans qui transmettaient en langues indigènes.
Il était donc possible de construire un média de communication pour les communautés, une radio. Nous en avions besoin pour communiquer entre villages dans le contexte de la création du municipio autonome. Surtout qu'ici, plus de cinquante pour cent de la population est monolingue, et que la majorité ne sait ni lire, ni écrire. Le moyen le plus approprié était donc la parole, la parole orale. Il aurait peu servi d'imprimer des revues, car peu de gens savent lire.
C'est ainsi qu'est née l'idée d'avoir une radio. C'était une nécessité. Elle représentait en même temps l'exercice d'un droit jusqu'alors ignoré par les lois. La Constitution l'envisage, mais il n'existe pas de législation secondaire qui reconnaisse l'existence des radios communautaires. Par la mise en place de cette radio, nous exerçons dans les faits les accords de San Andrés. »

 

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Se procurer le livre et le DVD  ICI

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Le sous-commandant Marcos à Xochistlahuaca en 2006

Lire aussi sur cocomagnanville : Guerrero, indigènes et afro-mexicains en lutte contre la marginalisation ICI

 

Caroleone

 

Les liens dans le texte vous mènent principalement vers des articles que j’ai écrit sur ce blog ou sur rosacorleone.

Sources : cdi-gob.mex(en espagnol), la voie du jaguar, wikipédia, h.Rambaud.free, fr, éditions CMDE à l’ombre du maguey

Amuzgos ou nn'anncue

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Traduction carolita de l'article de l'INPI sur le peuple amuzgo

Autodénomination et tronc linguistique

Ils s'autodésignent nn'anncue, ce qui signifie "les gens du milieu". Leur langue, qui appartient à la famille Oto-Mangue, est appelée ñomnda, un mot composé de ñoom, qui signifie "mot" ou "langue", et de ndaa, qui signifie "eau", ou "langue" ou "mot d'eau".

Langue

Le nombre total de locuteurs d'amuzgo, en 2010, était de 53 122. La langue amuzgo appartient à la famille oto-mangue, et est parlée dans les États de Oaxaca et de Guerrero. Il existe quatre variantes, chacune avec une ou plusieurs auto-désignations :

  • amuzgo del norte /nomndaa/nta/ñondá
  • amuzgo del sur/ nundá
  • amuzgo bajo del este/ ts'unuma/ jñunnda
  • amuzgo alto del este/ jnón" ndátsjóonnuàn/jñon "ndaa/ ñonndaa

Localisation et zone écologique

Les Amuzgos vivent dans les régions voisines du Guerrero et de l'Oaxaca. Dans le Guerrero, ils sont situés dans les communautés de Cerro Bronco, Cosuyoapan, Chochoapan, El Pajaro, Guadalupe Victoria, Guajentepec, Huehuetono, Las Minas, Pueblo Nuevo, Tlacoachistlahuaca, Xochistlahuaca et Zacoalpa ; et en Oaxaca, à San Pedro Amuzgos et Santa María Ipalapa. La région Amuzga se caractérise par sa végétation chaude et exubérante de type sub-décidue tropicale où l'on trouve le pochote, le guarumbo, le cornezuelo, le guamúchil et diverses espèces de palmiers. La région a une topographie accidentée qui traverse la chaîne de montagnes Yacuyagua traversée par plusieurs rivières.

Histoire

A travers l'histoire orale, les Amuzgos prétendent venir de la mer, de certaines îles ou, comme ils les appellent, "des terres entre les deux" : ndyuaa xenncue. De là, ils ont atteint la côte où se trouvent aujourd'hui les frontières du Guerrero et de l'Oaxaca.
Ce territoire côtier a été abandonné peu à peu par les Amuzgos en raison de l'expansion du peuple mixtèque avant la Conquête et après l'arrivée des espagnols et des Afro-descendants avec l'encomienda. Ils ont établi leur nouveau territoire dans la zone qu'ils occupent actuellement dans la sierra.
Suite à l'exploitation par les espagnols, les Amuzgos se réfugient dans les endroits les plus reculés de la Sierra Madre del Sur ; cependant, grâce à l'évangélisation, de nouveaux liens sont rétablis entre les indigènes et les espagnols. En 1563, Xochistlahuaca est nommé chef administratif et religieux, avec cette nomination, le pouvoir local qu'il avait pendant l'empire Mexica est reconnu. Pendant la colonie, c'était le centre religieux le plus important de la région. La population de Xochistlahuaca a connu une diminution très importante, puisqu'on estime qu'en 1522, environ 20 000 personnes habitaient la région, alors qu'en 1582, sa population a été réduite à 200 habitants environ.
Par un contrôle politique, administratif et économique, les espagnols ont progressivement dépossédé les Amuzgos de leurs terres. Les grands latifundios qui se sont formés pendant la colonie sont devenus des haciendas pendant la période de la Révolution mexicaine, jusqu'à ce qu'en 1920, la lutte commence pour récupérer les terres, qui ont été restaurées comme ejido le 25 août 1933. La superficie totale des terres cédées était de 6 384 hectares.

Organisation sociale

La base de leur organisation sociale est centrée sur la famille nucléaire et la famille élargie. Il est courant de pratiquer la "mano vuelta" ou aide solidaire entre parents et amis dans le but de résoudre des engagements tels que l'intendance, les baptêmes, les mariages, les récoltes et la construction de maisons.
Dans la région, les hommes se marient en moyenne à 17 ans et les femmes à 15 ans. Dans certains cas, les parents choisissent le partenaire pour leur enfant et font appel à un intermédiaire plus âgé qui rendra visite aux parents de la mariée à plusieurs reprises pour lui demander sa main. Lors de la dernière visite, l'intermédiaire est accompagné du marié et de ses parents les plus proches ; ils apportent de la nourriture, de l'alcool et des cigarettes. Lors de la fête de mariage, il y a beaucoup de nourriture, d'alcool et de musique.

Autorités

Les Amuzgos ont des autorités traditionnelles telles que le Conseil des anciens et disposent également d'une autorité municipale. Les bureaux civils sont composés du président de la municipalité, du secrétaire, du chef de la police, de l'association des parents et de Topil. En ce qui concerne les questions de propriété foncière, le responsable est le commissariat de l'ejido dont le mandat dure trois ans.
L'autorité municipale est chargée d'effectuer des travaux au profit de la communauté et d'organiser le tequio ou fatiga, qui est un travail communal obligatoire.

Religion et cosmovision

Des rituels d'origine préhispanique consacrés à l'agriculture sont pratiqués, dans lesquels ils demandent aux êtres surnaturels de les protéger et de faire de bonnes récoltes. Dans les communautés Amuzgas, la religion catholique prédomine, bien que ces dernières années, la présence de religions protestantes telles que les Pentecôtistes, les Témoins de Jéhovah et la Lumière du monde ait augmenté.
Pour les Amuzgos, il est très important d'avoir la volonté divine de leur côté, pour cela ils organisent des cérémonies pour demander la pluie, de bonnes récoltes, le bien-être communautaire et personnel, ainsi qu'une bonne santé. Ils considèrent que les spécialistes chargés des rituels sont les seuls capables d'entrer en communication avec les entités surnaturelles qui représentent les phénomènes naturels et avec les habitants du panthéon indigène ; toutes ces entités qui régissent la vie humaine et qui doivent se contenter d'offrandes et de prières.
Pour l'organisation des festivités catholiques, la communauté nomme des intendants qui sont chargés de payer la nourriture offerte à tous ceux qui assistent aux festivités, et qui s'occupent également des saints et du temple de la communauté. Être majordome donne du prestige et la possibilité d'obtenir un autre poste à l'avenir.

Activités productives

Ils pratiquent une agriculture de subsistance sur brûlis ; en raison des conditions climatiques et du type de sol, ils favorisent la culture du maïs, des haricots et du piment principalement et, à plus petite échelle, du potiron, des arachides, du sésame, de la patate douce, de la tomate, de l'hibiscus, de la pastèque, de l'ananas et de la canne à sucre ; il y a aussi des arbres fruitiers bananiers, avocatiers, des melons, des citrons, des oranges, des mangues, des papayes, des tamarins, des noix de coco, des mamey, du café et du cacao entre autres.
Dans certains endroits, ils ont des bovins, des porcs, des chèvres et des volailles. À San Pedro Amuzgos, l'élevage de bétail est l'activité la plus importante.
Certains membres de ce peuple indigène ont fait des études universitaires et exercent leur profession.

Fêtes

Les principales festivités sont celles consacrées au saint patron de la communauté, telles que San Pedro Amuzgos le 29 juin, San Miguel à Xochistlahuaca le 29 septembre et Santa Maria à Santa Maria Ipalapa le 11 août. À ces festivités s'ajoutent les célébrations du carnaval, la semaine

Gastronomie

Elle incorpore du maïs et d'autres produits locaux. Les tamales sucrés ou salés, par exemple, constituent une part importante de leur alimentation. Un ragoût traditionnel est la "cabeza de viejo", qui consiste en des morceaux de viande enveloppés dans de la yerba santa, cuits à la vapeur. Les autres ragoûts servis lors des festivités sont le barbecue de bœuf ou de chèvre et le mole de dinde ; et pour la boisson, on prépare du chocolat avec piloncillo, qui est également offert lors des mariages.

Vêtements traditionnels

Depuis leur enfance, les femmes apprennent à tisser des huipiles colorés (une robe qui commence au cou et se termine aux chevilles) sur un métier à tisser à la taille. Selon le dessin, la couleur et le matériau, ces huipiles servent d'attache, car le vêtement sert à distinguer les personnes, leur origine et leur appartenance à une communauté donnée. Le dessin du huipil comprend des tissus de figures anthropomorphiques, zoomorphes ou géométriques aux couleurs vives dont le détail varie d'une ville à l'autre. En plus du huipil, les femmes utilisent un enchevêtrement blanc ou bleu avec de la broderie sur le bord.

Activité artisanale

Ils fabriquent des objets en argile tels que des cruches, des comales, des pots et tissent des hamacs et des sacs à dos à partir de l'ixtle, mais aussi des paniers en bambou et en palmier que les hommes produisent ; tandis que les femmes s'occupent du tissage sur un métier à tisser de huipiles, de rebozos et de nappes.

ART

Musique ou danse

Des danses d'origine européenne sont représentées telles que le Diable, le Chareos, les Tlamaques, les Apaches, le Tigre, le Taureau, la Tortue, les Gachupines, les Maures, la Conquête, los Doce Pares de Francia et les Tecuanes.

Médecine traditionnelle

Les amuzgos croient que les maladies sont causées par la peur. Le guérisseur (tsan calua') détecte la condition en utilisant un panier, le toucher de ses mains ou un jeu de cartes. La recette de la guérison consiste en des prières visant à appeler l'esprit ou à rejeter le mal. Le "tsan calua" découvre ce que la souffrance demande à manger, puis la nourriture est préparée dans des pots que, lorsqu'ils sont découverts, le malade et ses proches doivent respirer les odeurs du ragoût ; à la fin, ils soufflent le corps au malade. Ce remède est connu sous le nom de "motoline".
Les maladies les plus courantes sont traitées avec des plantes telles que la menthe, et des infusions de camomille, de citron, d'hierba santa, de rue et de persil, pour n'en citer que quelques-unes.

PHOTOGRAPHIES

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Mexique, #Peuples originaires, #Amuzgo, #nn'anncue

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A

Il serait temps de relier tout cela pour en faire livre (ou 2 ou 3) ou plus


n'est ce pas Caro!
C


C'est pour moi impossible car trop imparfait, ça mérite d'immenses corrections pour que cela puisse être envisageable.


Ces textes sont destinés essentiellement à la toile et pour fournir de la source et une première approche sur ses peuples, afin qu'ils sortent de l'ombre.


J'attends toujours des correcteurs éventuels, je pense que je vais arriver à le faire pour les peuples mayas avec Fifi s'il en a le temps, pour les autres, si les gens se positionnent en tant que
critiqueurs et considèrent que je leur fait de l'ombre, cela ne va forcément pas dans le bon sens du  partage d'informations au plus juste. Moi, c'est mon objectif, je sais que certains
camarades comme Robert le comprennent fort bien en ce sens, mais lorsque l'on est militant, cela coule de source, pour les autres, ce n'est à mon avis qu'une question de business et c'est bien
dommage car cela se fait au détriment des peuples.


Je pense d'ailleurs que ceux qui traduisent pour wikipédia ne le font pas gratuitement, on leur demande un tas de liens vers les sources, c'est apparemment très laborieux, ce qui me fait penser
qu'ils ne font pas cela pour combler le vide de leurs journées comme c'est mon cas, ni non plus par esprit de sacrifice comme c'est aussi mon cas. Alors de voir débouler une emmerdeuse comme moi
devant leurs articles sur les moteurs de recherche, ça ne leur fait pas trop plaisir.


Mais de mon côté, ça me réjouit car je me dis que se faire enquiquiner pour un peuple dont personne ne connait le nom, c'est sûrement la preuve que mon blog commence à bien remplir son rôle !!


Voilà, tu vois, je me sens plus prête à éditer mes poèmes que j'assume à 200 % même s'ils sont aussi imparfaits que d'éditer ces textes sur les indigènes.


 


Bises et merci de ta visite et tout et tout


 


caro



A

Bonjour Caro,


Tes quelques vers en début d'article sont très beaux.


Encore un peuple qui doit se battre pour justifier son existence...
C


Bonjour Almanitoo,


C'est gentil de me dire ça, je me suis dit que j'avais certainement le potentiel à présent d'illustrer les peuples avec quelques mots qui leur correspondent.


Cela ne sera peut-être pas le cas chaque fois !


Je suis contente car en faisant un peu de mise à jour sur les articles concernant l'état de Guerrero, je viens de me rendre compte qu'avec les amuzgos j'ai parlé de tous les peuples connus de cet
état.


Un travail de longue haleine et même si j'ai accordé la majorité de mon travail sur les peuples du Mexique pour lesquels j'ai découvert ou retrouvé ma "vocation", il y a encore de nombreux
peuples absents à ma liste.


Je voulais en fait vous faire découvrir en même temps la radio communautaire comme il en existe aussi chez les triquis de Coppala et chez les mayas du Chiapas.


Il faut savoir qu'au Mexique les 3 états les plus marginalisés et qui souffrent de la misère et de la violence sont les états les plus indigènes évidemment : Chiapas, Guerrero, Oaxaca. Ce sont
ceux qui ont la plus grande place dans mon coeur, de plus soutenir des peuples aussi tenaces, humbles, forts et fiers est un plaisir et un devoir.


Voilà qu'aujourd'hui les amuzgos retrouvent donc leurs camarades indigènes.


Merci de ta visite et de ton intérêt, l'air de rien, les commentaires à propos de ces articles sont autant d'encouragements pour moi à continuer. C'est un gros plus et merci pour cela


 


Bises


 


caro