Les communistes de Colombie et du Vénézuéla lancent un appel à l'unité et à la paix entre leurs deux peuples

Publié le 17 Août 2010

 Lundi 16 Août 2010

Cet appel a été présenté par les dirigeants Nelson Fajardo, membre du Comité exécutif national du Parti communiste colombien (PCC) et Carolus Wimmer, membre du Bureau politique du Parti communiste vénézulien (PCV) - Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Les peuples du Vénézuela et de Colombie ont une histoire et des origines communes ancestrales, qui plongent leurs racines dans l'existence de leurs premiers habitants, eux qui ont commencé la lutte contre les colonisateurs européens, résistance qui a débouchée avec succès sur les hauts faits réalisés sous la direction du Libérateur Simon Bolivar, dont le rêve de voir unie toute l'Amérique latine et les Caraïbes s'exprima au Congrès de Panama, et ne fut contrarié que par l'ingérence et les intrigues du gouvernement des Etats-unis. Ces hauts faits libérateurs ressurgissent avec force aujourd'hui et trouvent expression dans l'unité progressive économique, politique et de solidarité internationaliste, qui ouvre les chemins de la coopération, de l'amitié et de la paix.

L'Amérique latine, par conséquent, vit à la fois un moment de changements démocratiques et progressistes et de durs affrontements avec les ambitions de l'impérialisme, en particulier états-unien, de maintien du contrôle hégémonique, économique, politique, militaire et de la conquête du contrôle sur les ressources naturelles de la région, au bénéfice exclusif de ses multi-nationales.

Les acteurs principaux de ces changements ont été les luttes et les mobilisations politiques, ouvrières, paysannes, indigènes, étudiantes, d'intellectuels, populaires et sociales, sans lesquelles on ne pourrait comprendre les succès de la démocratie et de la gauche, matérialisées dans toute la gamme des gouvernements démocratiques, progressistes et de diverses couleurs politiques, chacun avec ses propres particularités.

Le régime politique colombien est devenu l'acteur principal de la contre-offensive de la droite en Amérique latine. Les intérêts du grand capital trans-national évoluent dans la logique du capitalisme criminel, tendance qui, dans le cas colombien, est liée au trafic international de cocaïne et d'autres produits de ce type, et qui à la fois alimente le cycle actuelle de violence, en articulant formes légales et illégales d'accumulation, et fonctionne comme palliatif pour ce qui est de la crise économique mondiale

Au nom de la politique de la guerre anti-terroriste, de la guerre préventive, de la coopération anti-terroriste, le régime de droite colombien tente de justifier un type de relations inter-étatiques qui fait le jeu de la politique expansionniste de Washington, déstabilisant et renversant les gouvernements qui ne lui conviennent pas.

Le régime politique de droite de Colombie nie l'existence d'une guerre civile qui s'étend sur plus de soixante-dix ans, en la présentant comme une simple « menace terroriste ». Sous les deux gouvernements de Alvaro Uribe Velez, la guerre contre-insurrectionnelle a été caractérisée par une ligne croissante de soumission aux diktats de Washington et par une franche hostilité aux processus démocratiques dans les pays voisins dans lesquels il est intervenu, en violation du droit international, de la souveraineté des Etats et des peuples et de leur droit à l'auto-détermination.

Au cœur des commémorations du début des processus d'indépendance anti-colonialiste il y a 200 ans, l'impérialisme a créé des moments critiques d'affrontement contre les processus de changement en cours. En fait, il a ré-activé la IVème Flotte navale à partir de 2008; fin 2009 il a signé avec le gouvernement colombien le traité pour l'utilisation de 7 bases militaires sur le territoire de ce pays; il a ré-installé des bases militaires à Panama et a transformé le territoire du Costa Rica en une énorme plate-forme pour l'entretien de la seconde base navale la plus grande du monde, tout en essayant de justifier tout cela par la lutte discréditée contre le narco-trafic et le terrorisme.

Au Vénézuela, se développe un processus de changements révolutionnaires politiques, économiques et sociaux, qui s'orientent vers la libération nationale et la création des conditions nécessaires pour avancer vers la constitution d'un État populaire, démocratique et anti-impérialiste, qui à son tour peut ouvrir la voie vers le socialisme.

Les relations d'amitié, de coopération, de respect mutuel et de paix, dans le cadre de l'intégration et de l'unité latino-américaine rendent nécessaire aujourd'hui un processus de résolution politique, pacifique, par la voie du dialogue et des accords, du conflit armé prolongé en Colombie. Une condition générale irremplaçable est la non-ingérence et l'opposition à l'occupation d'un pays par les troupes d'un autre pays. La Cour constitutionnelle colombienne discute de l'inconstitutionnalité du traité avec les Etats-unis pour l'utilisation de 7 bases militaires et devra encore se décider à ce sujet. Par ailleurs, le Plan Colombie doit cesser de servir de se servir du prétexte des projets anti-narcotiques.

Nous demandons que soit rétabli le principe de la co-existence pacifique entre pays qui développent des projets socio-politiques différents. Les différences idéologiques et politiques ne supposent pas d'exclure le respect mutuel, la coopération et l'obligation de résoudre par la voie négociée tout type de conflit entre nations et de le faire dans le cadre d'institutions latino-américaines, en donnant un rôle actif à l'UNASUR

Un conflit entre pays-frères ne peut être que dans les intérêts de l'impérialisme nord-américain, en particulier le complexe industrialo-militaire, et de l'extrême-droite de nos pays. La reprise pleine des relations entre la Colombie et le Vénézuela est une nécessité pour les processus d'intégration latino-américaine et contribuera à la justice sociale pour les peuples.

La défense de la paix, de l'unité et de la souveraineté des pays de notre région est décisive pour développer et approfondir les processus de démocratie, de justice sociale et d'indépendance en Amérique Latine et dans les Caraibes.

Sur la base de ce qui a été dit précédemment, nous appelons nos peuples à hisser avec force les drapeaux de l'unité, à s'exprimer massivement pour la paix entre nos peuples et gouvernements, dans la lutte pour l'intégration latino-américaine et caribéenne, pour la souveraineté nationale et la démocratie pleine et entière.

Opposons-nous à la menace de guerre!

Vive l'amitié et l'intégration entre les peuples de Colombie et du Vénézuela!

Signé par le Parti communiste colombien (PCC) et Parti communiste du Vénézuela (PCV)
 
Nicolas Maury
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Colombie, #Venezuela

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C

c'est fait Alain et encore merci....


A

merci de faire passer cet éditorial que j'ai écrit en hommage a ( nos ) femmes...
cela me ferai plaisir que tu le passe en articles contributeur
amitier : alain giraud..( l'ane de crau )


QUE FERAIT T'ON SANS ELLES !



Les femmes ont toujours travaillé, à la maison, à la ferme, à la boutique, et surtout à conquérir leur accès au monde du travail.
En France, cet accès s'est accéléré et, de 49 % en 1970, le taux d'activité féminine est passé à 61 % en 1998. Plus de 2,5 millions d'emplois féminins gagnés, alors qu'il y a un million d'emplois
masculins perdus.
Et en dix ans, la progression des femmes dans les postes de cadre est passée de 27 % à 34 %. On y trouve 13 % d'ingénieurs, 54 % de professeurs.
Le chômage féminin a environ un taux de 14 % contre 10 % chez les hommes.
En 1997, 25 % des femmes occupaient les plus bas salaires pour 7 % des hommes. Pourquoi ces inégalités sociales ? Peut-on trouver les réponses dans l'histoire des femmes au travail ou bien est-ce
une fatalité ? Une autre d'observations porte sur ce que j'ai appelé l'organisation du travail. La question ici est assez simple. Les femmes en particulier connaissent bien cette thématique. Elles
sont au travail, éventuellement elles accèdent aux mêmes postes que les hommes avec les mêmes qualifications, et font du coup le même travail, mais vous constatez au cours d'une enquête nationale
que le salaire des femmes est de 23 % inférieur à celui des hommes. On comprend alors que les femmes ne sont pas en dehors du travail, au contraire, elles y sont. Mais les femmes se rendent compte
à cette occasion qu'elles ne sont pas reconnues pour leur talent, qu'elles ne sont pas reconnues pour leur compétence, en réponse à des stéréotypes et d'une domination dont elles sont victimes de
manière historique.

Là-dessus, le mouvement ouvrier n'a pas été formidable, parce qu'il a été aussi extrêmement anti-féminin et antiféministe à ses débuts, notamment sous l'inspiration de Proudhon, et la revendication
: " A travail égal, salaire égal " a mis du temps à être acceptée par les syndicats révolutionnaires, qui pouvaient voir dans le travail féminin une forme de concurrence ; de plus les hommes ne
souhaitaient pas démissionner du pouvoir domestique dont ils étaient finalement les détenteurs au sein de l'espace domestique ouvrier. Il y a eu une lutte au sein des foyers avec des répercussions
importantes sur la vie des femmes et leur possibilité d'avoir des salaires dignes de ce nom.

Les femmes dans le monde du travail ne sont pas considérées égales de l’homme

En fait, on pourrait dire pour caricaturer que si on regarde historiquement ce qu'il en est de la valeur sociale, économique, monétaire, c'est-à-dire du salaire réel perçu quand on travaille, que
l'on soit une femme ou un homme, on n'obtiendra pas des résultats équivalents parce que, là encore, les rapports de force entre les groupes ne sont pas équivalents et ne sont pas basés sur le mode
de l'égalité. Traditionnellement pour les femmes, on ne reconnaît pas leur travail et, notamment, on n'a pas reconnu le travail domestique des femmes. Le fait de ne pas avoir reconnu le travail
domestique des femmes comme un travail qui a une valeur marchande, qui a un sens social, le travail de production et de reproduction de la famille, c'est-à-dire les soins aux enfants, les tâches
d'éducation, l'alimentation de la famille, etc., a des répercussions évidentes sur l'ensemble des relations entre les hommes et les femmes dans la société du travail.

Les femmes en politique et ce malgré la parité que nos lois imposent
Il me semble qu'aujourd'hui en termes de bastions, d'une part on constate que ceux qui demeurent ont trait au monde politique, aux professions politiques, à tout ce qui concerne les sciences et les
techniques les professions supérieures en sciences et en techniques d'autre part. Plus généralement, elles sont exclues des positions d'autorité et de commandement, tant il semble encore
aujourd'hui évident pour tout le monde qu' " être femme et commander ", " être femme et être en position de pouvoir ", ce n'est ni naturel ni souhaitable.
Pour exemple on peu prendre le fait que les femmes n’on eux le droit de vote en France quant 1945

Combien de femmes sont ( tomber ) en politique simplement pour l’unique raison quelle était femmes ( voir madame Edith Cresson ) ex 1er ministre éphémère d’un gouvernement socialiste , ou bien
( les jupettes ) du gouvernement dirigé par Alain Juppé droite conservatrice qui tel des météores on disparu au bout de quelques semaines…



c’est quelques lignes dédier a vous mesdames , vous qui êtes l’avenir des hommes…



petite confidence personnelle : je rêve d’une femme a la présidence ..Finalement les hommes ne sont que le pale reflet de votre pouvoir