Le "printemps espagnol" cherche à s'étendre

Publié le 20 Mai 2011

 

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19 mai 2011

 

 

Le mouvement inédit qui réunit depuis dimanche des milliers de personnes en Espagne pour dire « non » à l'austérité, cherche à s'étendre avec la convocation de rassemblements à travers le monde.

 

Buenos Aires, Bruxelles, Paris, Mexico, Berlin, Bogota, Vienne : des concentrations sont prévues de jeudi à dimanche, sur des places emblématiques ou devant les ambassades d'Espagne, a indiqué le mouvement "Democracia real, Ya!" (Une vraie démocratie, maintenant!) sur son site internet (en espagnol). D'autres rassemblements sont aussi prévus à Birmingham, Bristol, Edimbourg en Grande-Bretagne et Padoue ou Turin en Italie. A Paris, qui accueille de nombreux étudiants espagnols, le rassemblement est prévu à 18 heures devant l'ambassade d'Espagne.

 

"Vous prenez l'argent, nous prenons la rue", "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", proclamaient des banderoles dépliées à la Puerta del Sol, lieu de rassemblement emblématique au coeur de Madrid. Depuis de début de la semaine, aux cris de "nous avons le droit de nous indigner" des milliers de manifestants, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, envahissent les rues des villes d'Espagne dans l'espoir de faire entendre leur voix avant les élections locales de dimanche. Des centaines, parfois des milliers de jeunes, se relaient jour et nuit sur l'emblématique place Puerta del Sol à Madrid, où un véritable bivouac a été organisé. "Nous avons l'intention de rester ici jusqu'aux élections" de dimanche, a expliqué Juan Rubio, un porte-parole de ce mouvement hétéroclite, rassemblant beaucoup de jeunes, mais aussi des citoyens de toutes origines, chômeurs, fonctionnaires ou retraités, qui réclament "une vraie démocratie, maintenant". "C'est un mouvement en construction, nous sommes encore en train de rassembler nos idées, d'organiser des assemblées pour un changement social", a-t-il ajouté. 

 

Mais dans un pays peu habitué aux manifestations de masse, tous expriment lassitude et frustration face aux retombées de la crise et au chômage, qui a continué à grimper au premier trimestre avec un taux record de 21,19%. En février, 44,6% des moins de 25 ans étaient sans emploi.

Demain, dans l'Humanité, notre analyse sur les enjeux des élections municipales et régionales du dimanche 22 mai.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Europe

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