La Corrèze au coeur

Publié le 29 Septembre 2011

 

 

 

COLLONGES LA ROUGE


 

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C’est le premier village à avoir obtenu le label « Plus beau village de France ».

 

Collonge est surnommée la cité aux 25 tours.

 

 

 

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                                                                    Quelques exemples de tours

 

 

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Cette merveille corrézienne charme les visiteurs par ses façades au grès pourpre qui contrastent avec le vert des vignobles et des châtaigniers environnants.

De jolis sarments ornent les façades des maisons et en automne de belles grappes de raisins attendent d’être récoltées !

Collonges est rouge grâce au massif de grès de la Bitarelle.

 

La ville se développe autour d’un prieuré du VIIIe siècle fondé par les moines de l’abbaye de Charoux.

 

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En 1308, le vicomte de Turenne accorde à la ville une charte de franchise.

Se développe alors toute une lignée de procureurs, avocats, notaires qui obligent la ville à s’agrandir.

C’est la naissance des barris : le faubourg de la Veyne à l’est, celui de Hautefort, du Faure, la Guitardie.

La vicomté est vendue en 1738, puis arrive la révolution qui détruit les bâtiments du prieuré, Collonges perd peu à peu ses habitants.

Au début du XXe siècle, des collongeois créent l’association des amis de Collonges qui permet de classer tout le site en 1942.

 

 

 

 

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De nombreux bâtiments et maisons sont classés aux monuments historiques.

 

Personnalité liée à la commune :

 

L’acteur Maurice Biraud y est enterré.

 

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Quelques détails

 

L’enceinte du village conserve deux de ses portes par lesquelles transitait le commerce de l’huile de noix et de vin au XVIe et XVIIIe siècles.

 

-          La maison de la sirène (classée monument historique), demeure du XVI e siècle qui abrite un musée d’art et de tradition populaire (collection de fossiles de Collonges, objets usuels et mobilier d’autrefois). Elle fut la propriété de Henry de Jouvenel, un des époux de l’écrivain Colette.

 

 

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                                                                       maison de la sirène

 

 

-          Atelier d’art du couteau de Corrèze, spécialité de la région : ce couteau à un manche en bois de genévrier  et une feuille de châtaignier gravée.

 

 

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-          Eglise St Pierre, immense clocher et puissant donjon qui lui confèrent une certaine prestance. Sa construction date du XIe siècle, sa fortification du XVIe siècle. Elle est classée monument historique.

 

 

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                                                                             église St Pierre

 

 

 

-         Le manoir de Vassinhac, des XIVe et XVIe siècles  dont les propriétaires furent gouverneurs et capitaines du château de Turenne, classé monument historique

 

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                                                              castel de Vassinhac

 

 

 

 

-          Le castel Maussac, des XVe et XVIe siècles, classé monument historique en 1926

 

 

 

 

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                Le tympan de l’église St Pierre (sa couleur blanche contraste avec le rouge ambiant)

 

 

 

 

 

 

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Collonges était une étape sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

 

 

 

 

 

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LA CHATAIGNE, le pain du pauvre

 

 

 

 

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Sur l’arbre

 

 

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Le châtaignier est l’arbre symbole de la région du Limousin. C’est un arbre acidophile qui pousse bien si le PH du sol est inférieur à 7.3 (l’idéal étant de 6.5 à 6) et si le sol ne contient pas de calcaire.

 

La châtaigne, kézako ?

 

Le fruit

 

 

 

 

 

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La châtaigne est un akène composé d’une coque (péricarpe, mésocarpe, endocarpe) :

contenant une graine enveloppée dans un tégument.

Elle se détache par son hile qui est la cicatrice que porte la graine au point où elle était attachée à la plante.

 

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La petite touffe de poils hirsute sur le dessus qui est appelé »torche » est le reste desséché du pistil et des 5 à 7 stigmates floraux qui protège le germe.

 

Son poids : il varie de 10 à 25 grammes selon la variété (25 grammes pour celles de Cour.....que voici !)

 

 

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Composition de l’amande fraîche

 

-          Glucides en grande quantité (amidon, saccharose, dextrines)

-          5% de fibres

-          Vitamines C et E

-          Minéraux dont du potassium

        

Vertus et contre-indications

 

C’est un aliment pauvre en protides (albumine) et lipides.

C’est également un aliment énergétique pauvre en matière grasses, en cholestérol et sodium qui fournit une bonne source de manganèse.

Elle n’est pas recommandée aux diabétiques en raison de sa grande teneur en glucides.

 

Conseil de Caroleone

 

La purée de marrons et la confiture de châtaignes sont d’excellents reconstituants pour les personnes dénutries ou en période de convalescence, on peut les ajouter aux fromages blancs, et yaourts (lait brebis) afin de les assimiler au mieux.

 

Sur sa production en France

 

Elle comporte les productions de l’Ardèche, la Dordogne et le Var.

 

En 2004 : 12.000 tonnes pour l’année

 

Petite comparaison :

 

En 1945 : 110.000 tonnes !!

 

Et pour info, le prix de la châtaigne en 2011 à la grande surface proche de chez moi (RP) : 7 euros le kilo !!


 

La châtaigne en langue limousine

 

-          Chastinha : châtaigne

-          Pelon : bogue

-          Gros tiol : gros cul (châtaignes mal nourries)

-          Chauvets, urol : châtaignes grillées

-          Rescalar : blanchir

-          Calofa : la première peau

-          Borsada : châtaignes cuites à la vapeur

 

 

 

 

 

Tres chastenhas dins un pelon

Quo es una bona annada

Tres filhs dins una maison

Quo es una maison roinada

 

Trois châtaignes dans une bogue

C’est une bonne année

Trois filles dans une maison

C’est une maison ruinée

 

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Variétés adaptées à la région limousine

 

Belle épine, bourrue, corrive, dorée de Lyon, épingaude, estivaude, grosse de l’hermitterie, grosse rouge, jasetto, la piale, marron de Chevanceau, marron de Nontron, nouzillarde, patouillette jaune, verdale, vire vent

 

 

 

Le pain du pauvre : exemples dans le limousin

 

 

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La châtaigne fut longtemps la base de l’alimentation humaine dans de nombreuses régions. On l’appelait alors le châtaignier « l’arbre à pain » mais aussi « l’arbre à saucisses » car les châtaigniers servaient à nourrir les porcs.

 

En Limousin, une châtaigneraie de 0.6 hectares contenant 50 arbres produisait environ 20 à 30 kg par an de châtaignes.

Avec un repas quotidien de 2 kg de châtaignes par jour et par personne, une famille de 6 personnes pouvait se nourrir pendant 100 jours.

C’était une source d’alimentation directe mais aussi indirecte si l’on prend en compte que les restes de châtaignes nourrissaient les porcs et constituaient donc une ressource en protéines.


Exemple :

 

Un porc limousin de la race «  cul noir » recevait les restes de châtaignes non consommées (les véreuses, les gelées etc.)…..comme cette race avait une aptitude remarquable à faire du gras (50% du poids du porc), le lard salé était donc réparti sur toute l’année.

Après la guerre de 14/18, un porc de race limousine mieux nourri qu’avant pouvait peser jusqu’à 250 kg (10% de déchets seulement à l’abattage).

 

A table !!

 

 

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Toutes les façons de consommer dame châtaigne :

 

-          Grillée sous la cendre ou dans des poêles trouées

-          Bouillie

-          Fraîche

-          Confite au sucre : marrons glacés

-          Séchée, moulue : farine pour confectionner le pain, les crêpes, les galettes, les pâtisseries

-          En accompagnement : dinde aux marrons, viandes

-          Flans, crème de marrons

-          Confitures, liqueurs, sirops

-          Le burgou, gâteau à la châtaigne de Châlus

 

 

 

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Sites pour les amateurs

 

 

Association du marron et du châtaignier limousin


Les châtaigniers en Limousin

 

 

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LE VIN PAILLE

 

 

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Le vin paillé est enfant du sud de la Corrèze. C’est un élément du patrimoine local qui est élaboré dès le moyen-âge.

Le syndicat du vin paillé de la Corrèze est créé en la fin du XXe siècle.

Une vingtaine d’artisans producteurs répartis sur 26 communes sur les cantons de Beaulieu sur Dordogne et Meyssac le composent.

 

Comment obtenir le vin paillé

 

Il est composé à partir des cépages rouges cabernet franc et cabernet sauvignon ou des cépages blancs, chardonnay et sauvignon.

La récolte se fait à la main en sélectionnant les meilleures grappes qui sont ensuite déposées sur des claies et mises à sécher dans les locaux aérés naturellement.

 

Le passerillage

 

C’est une technique utilisée pour enrichir le raisin en sucre par concentration. Il perd alors de son volume en eau et se concentre en sucre.


Ex : 100 kg de raisin  donneront 25 litres de vin


Au lieu de :

 

100 kg de raisin pour 65 à 75 litres de vin


Le passerillage utilisé pour le vin paillé est le passerillage hors souche qui consiste à conserver le raisin récolté sur des claies de paille.

La conservation dure quelques jours à plusieurs mois avant d’élaborer le vin de paille ou paillé. Il est élevé deux ans minimum.

 

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                                                         Passerillage du raisins sur claies.

 

 

Le vin paillé de Corrèze est un produit sucré, sans lourdeur, équilibré en bouche.

Sa couleur ambré soutenu au vieil or, son nez de noix, d’abricot sec, d’écorce d’orange, d’épices douces, d’amande ou de cerise confite lui confère sa particularité.

 

A servir en apéritif, en compagnie du foie gras, des fromages forts et des desserts chocolatés……en toute modération, bien entendu !!

 

 

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ARGENTAT

 

 

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Les quais de la Dordogne

 

 

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Située dans le massif central au confluent de la Maronne avec la Dordogne, la ville se trouve au sud de la faille d’Argentat.

C’est un ancien port important de la Dordogne d’où partaient  du quai Lestourgie du bois pour la tonnellerie et des échalas vers le bordelais transporté par des gabares.

Les quais pittoresques toujours pavés à l’ancienne sont bordés de maisons à tourelles et poivriers et couvertes en toits de lauze.

 

 

 

 

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CHATEAU DE TURENNE

 


 

 

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Le castrum de Turenne est lié à travers les siècles aux familles :

 

-       des Comborn-Turenne qui participent aux croisades et aux guerres franco-anglaises, qui obtinrent des privilèges exorbitants des rois de France

 

-           des Comminges qui étaient de grands féodaux pyrénéens

 

-           des Rogers de Beaufort  qui donnèrent deux papes a Avignon : Clément VI et Grégoire XI

 

-          de La Tour d’Auvergne : Henri de la Tour d’Auvergne, compagnon d’armes du roi Henri IV devient duc de Bouillon. Son fils Henri reçoit le nom de « grand Turenne »

 

Le 8 mai 1738 : Turenne est vendue à Louis XV pour rembourser les dettes de jeu de Charles-Godefroy, le dernier des vicomtes de la Tour d’Auvergne.

 

1791 : saisie et vente comme bien national

 

Vestiges d’un château féodal avec la tour César du XIIe siècle, la tour des trésors du XIVe siècle , des maisons anciennes, la chapelle des capucins etc…..


Le village est classé plus beau village de France.

 

 

 

 

 

 


 

En allant vers les tours de Merle

 


 

LE PONT DE MERLE

 

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L’ancien pont a été construit en 1852, c’était un pont suspendu à péage.

D’une longueur de 56 mètres avec une chaussée de 3.25 mètres et il est transformé en 1927 puis en 1962 avec une portée limitée à 12 tonnes.


Le pont actuel est un ouvrage unique en France à l’époque de son inauguration en 1999, il est construit à 30 mètres au dessus des eaux de la maronne.

 

Sa longueur : 57.70 m

Sa largeur : 9.85 m

 

 

 

 

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Il est fabriqué en bois de pins douglas et constitué de 5 travées avec 6 multibéquilles disposées en croix de St André. Le dessus est constitué d’une dalle béton armé de 25 cm d’épaisseur.

 

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LES TOURS DE MERLE

 


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                                                                             tours de merle

 

 


 

Situées sur la commune de Saint Geniez ô Merle

 

Aux confins de l’Auvergne, du Quercy et du bas-limousin, les vestiges des tours de Merle se prêtent au décor à la fois dramatique, apaisant, luxuriant ou joyeux et romantique.

Il règne à la châtellenie une magie silencieuse et fascinante à la fois, cette ambiance médiévale se ressent dès que l’on aperçoit les silhouettes majestueuses qui nous transportent à une autre époque.

 

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Cette citadelle féodale date des XIIe et XVe siècles.


Les vestiges sont classés aux monuments historiques en 1927.

 

 

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                                                                                 tours de merle

 

 

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Historiette

 

-         Jusqu’au XIe siècle : vie troglodytique établie sur le piton rocheux. C’est le repaire de brigands et routiers nommés Cofolens (chiens fous) qui rançonnent les caravanes remontant du sud.


-          XIIe au XVe siècles : lignages seigneuriauxédifient des tours, des hostels et des murs constituant une citadelle


-          XIVe siècle : Merle comprend 7 châteaux, 2 chapelles et un village en indivision par 7 seigneurs des familles de Merle, de Carbonnières, de Veyrac et de Pestels.


-          Pendant la guerre de cent ans, les anglais prennent une tour et un château qu’ils doivent restituer


-          Après la guerre de cent ans : la vie seigneuriale s’éteint progressivement et laisse place à l’une des plus grandes fauconneries du moyen-âge.


-         1574 : les calvinistes prennent la citadelle et y installent une garnison, ils sont chassés deux ans plus tard par les co-seigneurs.

 

 

 

 

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                                                                                maquette

 


 

Pour en savoir plus, c’est ICI

 

 

http://www.st-geniez-o-merle.com/

 

 

 

 

Cet article est dédié à mes amis des bois qui nous ont permis de nous évader, de découvrir leur merveilleuse région qui reflète le temps passé et de profiter des bienfaits que dame nature à généreusement attribué à la Corrèze.

 

Merci encore, j'espère que ce petit reportage reflètera bien votre ressenti également.

 

Caroleone

 

 

 

 


 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Balade en France

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B

Ah mais je connais Collonge la Rouge ,j'y suis allée et j'ai trouvé ce village merveilleux .


Merci pour ce très beau reportage Caro


Bises
C


 


 


C'était lors de notre ballade découverte avec mes amis des bois. On regarde ses photos avec plaisir car on a pas souvent l'occasion de sortir en ce moment .


J'espère un jour compléter la visite de cette belle région.


Bises et à bientôt


 


caro



C


Bonjour mes amis,


Je suis bien contente que ce reportage vous plaise, c'est tellement mieux en ligne et avec des textes, avant d'avoir internet, je notais les textes dans les albums photos mais j'étais beaucoup
plus limitée ! Et ça rendait moins bien !


Idéfix est de la partie c'est vrai, en route pour St Jacques...et Obélix est en train d'éliminer un peu !! Je lui ferai part de votre commentaire.


J'espère aussi que nous aurons d'autres aussi sympathiques occasions, partager autour de choses simples casse réellement le rythme de la vie moderne.


Bises à vous deux


 


caroleone



S


Merci Caro pour cet autre super reportage dans la foulée, encore un peu autour de la même rivière  et puis, un peu plus au Nord, après les noix, les châtaignes.  Ce fruit qui a permis
aux corréziens de ne pas mourir de faim au cours de l'histoire et qui est vendu si cher aujourd'hui ... 


Enfin, tu sais où venir en chercher maintenant chaque année pour faire ta "crème de marrons" toi-même.  Idem pour les noix à rajouter aux petites salades de l'hiver et autres cèpes et
girolles pour accommoder l'omelette ...  Un vrai luxe par les temps qui courent, et nous en sommes bien conscients !  (Pour le miel de châtaignier, on va s'en occuper, on connaît une
filière locale et familiale ...).


Bravo aussi au photographe à qui rien n'a échappé. A ce sujet, il me semble reconnaître, dans une ruelle, un petit personnage récurrent genre "Idéfix" déjà présent dans l'aventure "carla
brunette"    Mais où est donc passé Obélix ?


Tu vois, on en rit encore !  Quelle bouffée d'air pur, au propre et au figuré, que ces escapades vécues ensemble et prolongées par ton blog.   Vivement la prochaine !


Bises