Guatemala : HOLCIM et les Cakchiquel

Publié le 23 Février 2012

Accapareurs, pilleurs, pollueurs et cie…….

 


 

HOLCIM et les cakchiquel, cimentons les relations humaines

 


 

Encore une compagnie suisse qui se distingue par ses bonnes manières dans les terres du sud !!

 

 

 

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PEDIGREES


 

 

 

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Société : HOLCIM  SA


Siège social : Zurich (Suisse)


Propriétaire : Famille Shmidheiny


Création : 1912

 

Domaine d’activité : Fabrication de ciment, béton et dérivés, leader mondial


Production dans le monde : ciment : 205 millions de tonnes

                                             Béton : 38 millions de tonnes

                                             Gravier et sable : 170 millions de tonnes

 

Chiffre d’affaire (2010) : 21.65 milliards de francs suisses


Filiale au Guatemala : CEMENTOS PROGRESO SA (Holcim détient 20% des parts)


Territoire : San Juan Sacatepéquez

 

 

 

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Cementos progreso se revendique du développement durable entre autre :


-        Assurer les meilleures pratiques dans les opérations


-        Promouvoir les relations communautaires dans les zones d’influence de la société.


On verra ça plus loin…….


Projet : la construction d’une carrière et d’une cimenterie sur 2000 hectares de terres indigènes


Coût du projet : 600 millions de dollars


 

 

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Un peuple menacé : Les cakchiquel

 

 

 

 

 

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Douze communautés indigènes descendantes des mayas cakchiquel sont en lutte contre le projet de cimenterie auquel participe la firme suisse HOLCIM. Ils sont regroupés dans une association nommée Quamolo Ki Aj Sanjuani et défendus par une avocate. Il faut rappeler que les communautés mayas du Guatemala sortent à peine de trente années de génocide.

 

Les conséquences pour les populations et l’environnement :

 

-        Recrudescence de violence dans les environs des communautés : une dizaine de morts !!


-        Répression brutale de la police, 60 personnes emprisonnées (4 depuis 3 ans accusées de terrorisme)


-        Répression de la part des travailleurs et des sympathisants


-        La cimenterie utilisera 900.000 litres d’eau par tranche de 8 heures, 24 heures sur 24 : manque d’eau pour les cultures des indigènes


-        Dépôt de poussière sur les cultures


-        Pollution de l’environnement


-        Conséquences sur la santé


-        44 plaintes déposées par les communautés pour violences, un seul criminel présumé est en prison.

 

 

Retrouvez les CAKCHIQUEL sur cocomagnanville

 

 

 

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Les autorités refusent la consultation et la mise en application de la convention 169 de l’OIT.

Après l’arrivée des machines excavatrices, deux collines ont été dépecées pour en tirer les matériaux nécessaires au ciment. Un travail non stop, 24 heures sur 24, qui n’a pas laissé les habitants dormir en raison du bruit... «Les poussières nous cachaient le soleil. Les iguanes et les tortues se réfugiaient dans nos maisons, les coyotes sillonnaient nos champs», raconte Mauro Cosojay Turuy.


Six mois plus tard, le chantier est suspendu. Car les autochtones ont remué ciel et terre pour alerter l’opinion nationale et internationale. Les mobilisations atteignent la capitale et le Parlement... Une table ronde pour le dialogue est mise sur pied. Les communautés demandent des garanties pour leur sécurité et pour leur accès à l’eau, à la terre et à la préservation de l’environnement.

Une table ronde pour le dialogue est mise sur pied. Les communautés demandent des garanties pour leur sécurité et pour leur accès à l’eau, à la terre et à la préservation de l’environnement

Une étude d’impact, réalisée par des experts européens, est alors proposée par le Haut-commissariat de l’ONU pour les droits humains. La firme renâcle, puis quitte unilatéralement les négociations fin 2008.

 

Gouvernement militaire

Depuis lors le climat s’est apaisé. L’exploitation de la cimenterie reste au point mort. Mais l’autorisation d’exploitation est toujours en vigueur: «Nous pensons que l’entreprise attendait l’entrée au pouvoir du nouveau gouvernement, ce 14 janvier, issu des élections de septembre dernier», indique Carmela Curup Chajón. Un gouvernement militaire dont la bourgeoisie locale attend plus de «fermeté» encore envers le peuple. La répression contre les communautés locales pourrait donc reprendre de plus belle d’ici peu...

 

 

L’article sur le courrier (Sang contre ciment au Guatemala)

 

 

 

 

 

Caroleone   

 

 

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Rédigé par caroleone

Publié dans #pilleurs et pollueurs

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