FRALIB, Le scandale politique

Publié le 16 Mars 2012

 

 

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ATTENTION, l'éléphant est en colère !! ça va barde 

 

 

 

Nous avons annoncé hier matin, en Assemblée Générale aux salariés de Fralib en lutte, ce que l’on considère être un scandale d’État. Ils ont décidé d’aller, sur le champ, demander des comptes à la DIRECCTE !

 

Cette démarche collective nous a permis d’avoir la confirmation de ce que nous suspections. Le Ministère du Travail est bien intervenu dans notre dossier pour la première fois depuis plus de 530 jours. Non pas pour venir en aide aux salariés qui luttent pour la sauvegarde de l’outil industriel et de leurs emplois, pas non plus pour organiser la table ronde que nous réclamons depuis plusieurs mois, mais pour aider UNILEVER, pour couvrir la multinationale sur les nombreuses irrégularités de son Plan de Sabordage de l’Emploi !!!

 

La DIRECCTE a du ravaler les nombreuses irrégularités relevées dans cette procédure.  En effet, dès la notification effectuée par UNILEVER, le service a rédigé un Procès Verbal de carence dans le délai de 8 jours comme la loi le prévoit. La Préfecture des Bouches du Rhône l’a bloqué. Par la suite, une lettre d’observation a été établie pour relever les nombreuses irrégularités du PSE, et cette fois l’ordre est venu directement du ministre du Travail Xavier Bertrand de bloquer ce courrier !

 

Le dossier Fralib serait-il devenu une véritable affaire d’Etat par la seule volonté d’UNILEVER ?

 

Cela confirme ce que pensent nombre de citoyens et d’observateurs, ce gouvernement est à la solde du grand capital et des multinationales. Ses magouilles ne nous démobilisent pas, au contraire, nous sommes encore plus déterminés dans la lutte.

 

Nous avons dores et déjà pris nos dispositions supplémentaires pour la surveillance de notre outil de travail. Si leur intention est de nous liquider avant le 6 mai il faut qu’ils sachent qu’on sera là !!!

 

Dans l’après-midi, nous avons rencontré François HOLLANDE avec nos camarades de NET CACAO, LYONDELLBASELL et de la SNCM. Nous avons fait, avec lui, le point de nos dossiers ; pour notre part, nous lui avons expliqué l’intervention scandaleuse de l’Etat. Il nous a donné rendez vous après le 6 mai. S’il est élu, il nous a dit qu’il prendra des mesures bien différentes que celles d’aujourd’hui dans notre dossier (voir son intervention sur FR3 Méditerranée). Cliquez ici pour voir la vidéo

 

Déclaration UD CGT 13

 

 

Tout d’abord avant de commencer cette déclaration, nous tenons à affirmer qu’il n’est pas naturel que notre UD CGT 13 intervienne ainsi auprès de la DIRECTE sur le comportement de l’administration.


Si nous nous autorisons aujourd’hui à le faire, c’est en réponse à l’absence d’observation dans le dossier UNILEVER qui se traduit aujourd’hui, pour la CGT, comme un obstacle de plus qui s’ajoute sur notre chemin.

Nous n’arrivons pas à accepter, alors que la justice par deux fois a recalé Unilever, que tous les moyens dont dispose l’Etat ne soient pas mis à disposition pour sauver notre entreprise et nos emplois.


Pourquoi alors que par deux fois, lors des précédents PSE, la DIRECTE a établit des lettres d’observations avant la fin de la procédure, elle ne l’as pas fait cette fois ?

Nous pensons réellement que cela a pesé dans les décisions de justice les précédentes fois. Pourquoi ce virage ? Alors que tout prouve aujourd’hui qu’Unilever va encore plus loin dans les irrégularités.


Pourquoi alors qu’il suffisait d’un PV de carence pour arrêter toute la procédure, ce PV n’as pas été établi par votre Direction ? Pas de lettre d’observation, pas de PV de carence, rien n’a été fait !


De l’autre côté, les 2 collaborateurs de Fillon rencontrés à Matignon le 1er mars dernier, qui s’étaient engagés à nous répondre à notre demande de table ronde avant le 7 mars, date de la dernière réunion qui concluait la procédure, sont resté muets. Vous comprendrez que cela commence à faire beaucoup,

Tout ceci alors que tout le monde sait que ce que veulent les salariés c’est négocier avant tout nouveau PSE sur les bases de leur projet alternatif, le seul qui permettra de sauvegarder leurs emplois.


Les représentants de FRALIB nous ont informés de la manière dont ce service a justifié son comportement. Cela est inacceptable.


Cela est d’autant plus inacceptable quand, dans le même temps, ce Gouvernement nous explique qu’il ne peut rien faire dans le sens de l’intérêt des travailleurs, que c’est une entreprise privée !


Il nous semble fort de café que l’on n’arrive même pas à réunir une table ronde avec tous les acteurs qui soutiennent notre projet et les syndicats.

Vous comprendrez que cette situation nous mette hors de nous !


D’autant que nous vivons une période où les droits des salariés sont bafoués, où il est impératif d’opposer les droits des salariés à l’obsession de la rentabilité.

Dans les entreprises où les salariés se battent pour sauver leurs emplois on tente de détourner leurs luttes en n’écoutant pas leurs propositions, en discréditant leurs représentants comme nous l’avons vécu à Fralib et comme le prouve encore la convocation demain du secrétaire général de la CGT de la SNCM et le secrétaire du CE par la direction de la SNCM les accusant de grève illicite.


Nous savons tous, que tout démontre le contraire, notamment les réunions avec le Préfet et vous-même, ce même Préfet qui a pu vérifier l’exactitude des dires des salariés sur la légalité de la grève et qui dans un même temps leur a envoyé le GIPN pour les faire évacuer du bateau et casser ainsi la grève.


Alors que les salariés de la SNCM, comme ceux de Fralib se battent pour sauver leurs emplois, est-il normal qu’ils ne soient pas considérés à juste titre ?


Est-il normal que l’Etat, ses représentants et ses services ne mettent pas tout en oeuvre pour les aider à préserver leurs emplois ?


Chaque acteur de la vie économique doit prendre position. Le MEDEF local qui prétend sauver les emplois dans ce département reste étrangement silencieux face au comportement d’Unilever, Les collectivités territoriales, des investisseurs soutiennent notre projet de reprise, l’Etat doit intervenir pour mettre tout le monde autour de la table.

Le combat des salariés qui luttent dans ses conditions est encore plus déloyal !


Cela fait 534 jours aujourd’hui que le géant Unilever tente de fermer l’entreprise.

534 jours de lutte, ou on a rencontré le monde entier, ou on a tenté d’éviter tous les pièges tendus de toutes part.


C’est pour ces raisons que nous sommes là.


Avant que vous répondiez sur les questions qui vous concerne, nous nous félicitons que l’inspection du travail ait pu fournir les éléments de conclusion de l’enquête mené sur les modalités de consultation du comité d’entreprise dans le cadre du PSE.

Nous espérons que cela va peser pour les suites, car pour nous quoi qu’il arrive nous ne lâcherons rien.


Marseille le 14 mars 2012.

 

Les salariés de Fralib en lutte ont été invités à assister à son meeting qu’il tenait hier soir à Marseille.

 

Ce matin, nous avons participé au rassemblement organisé par l’UD CGT 13 pour soutenir nos camarades marins menacés de licenciement pour oser lutter, comme nous, pour la sauvegarde de leurs emplois.

 

Nous nous préparons à participer dimanche à la manifestation organisée par le Front de Gauche à Paris pour la symbolique « prise de la Bastille ».

 

Ils nous ont proposé d’ouvrir la manifestation, ce que nous avons accepté avec beaucoup d’honneur et nous y serons avec notre Eléphant.

 

Nous sommes sur tous les fronts et vous pourrez aussi nous retrouver dans le 13 H 15 de dimanche sur France 2.

 

       

 

A découvrir le Clip UNIVOLEUR : http://www.youtube.com/watch?v=BTxwjrEnLA8

 

 

 

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ENCORE ET TOUJOURS :

 

CONTINUONS LE BOYCOTT DE LIPTON    


NOUS NE LAISSERONS PAS PARTIR LE THE DE L’ELEPHANT DE PROVENCE


Le thé de l’Eléphant est né  il y a  120 ans à MARSEILLE,


L’Eléphant est Français en Provence il doit rester.

 

 

 

 

 

 

CGT Fralib Gémenos

 

 

 

 

 


Rédigé par caroleone

Publié dans #Travailleurs en lutte

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