Feliz cumpleanõs commandante Fidel !!

Publié le 13 Août 2010

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Publié 13 août 2010  je lisais ce matin 13 août, jour où Fidel entrera dans sa 84 e année ce qu’avait dit un peintre-céramiste cubain Fuster : « Fidel est ma joie de vivre » et j’ai ressenti la même chose.  Moi qui ne suis cubaine que d’adoption, bien que mes grands parents polonais se soient naturalisés Cubains quand ils ont fui Hitler, je partageais cette allégresse. Oui Fidel est la voix de cette Révolution que j’ai tant aimée parce qu’elle correspond au meilleur de l’humanité. Il suffit que j’entende Fidel et toutes les mesquineries, les déceptions de l’engagement, les échecs s’effacent, la voix me dit « Nous devons faire ce qui est le sens de notre vie et tout le reste importe peu ». Et me voici régénérée parce que le chemin est plus clair, je suis avec les autres, l’ego douloureux oublié dans cette étrange mission à laquelle le commandant me convie…

 

Comment expliquer :  Fidel est une voix, mais pas celle d’un tribun, pas celle d’un démagogue, il y a de l’intimité, mais aussi de la force dans cette voix, ce n’est pas une voix qui impose mais elle ouvre le dialogue, elle nous fait suivre et partager un raisonnement parfois même on a l’impression de se perdre dans les méandres de son insatiable curiosité mais c’est toujours pour mieux comprendre, pour dénoncer les illusions nocives, les mensonges. On passe sans transition du détail le plus trivial mais aussi le plus pointu à la philosophie, à la dialectique de la nature… La raison critique se déploie, la logique rationnelle et pourtant le projet est utopique autant que sportif, un dépassement de soi: la  voix  nous invite à escalader des montagnes et de là-haut, après avoir  donné le meilleur de nous-mêmes dans l’escalade, la main nous désigne un point de l’horizon en nous décrivant quelque chose que nous ne pouvons pas encore voir mais qui exalte notre imagination. Là est ce dont nous avons toujours rêvé, on le devine à peine, ce sera pour ceux qui nous suivront, mais nous nous sommes la génération qui a su que c’était possible, nous avons lutté, enlevé les pierres du chemin pour que ce destin soit celui de l’humanité.

 

Ce grand seigneur courtois même avec ses adversaires appartient à cette Amérique latine chevaleresque, il en appelle toujours au meilleur de nous mêmes. Pourtant décrire cet appel à l’utopie est insuffisant, très insuffisant, jamais il n’emporterait l’adhésion du peuple cubain s’il était seulement un Don Quichotte aventurier, ce qui caractérise Fidel est le réalisme des moyens pour parvenir aux buts. Oui nous dit-il c’est possible, il suffit de mettre le pied sur un terrain solide, celui où le pas s’affermit.Ca parait fou, mais puisqu’il le dit,  alors que  nous avons tous cet instant de doute, nous faisons le choix de le suivre parce que c’est lui, son désinteressement, son expérience et l’horizon qu’il nous fait entrevoir.
 
Fidel est l’homme qui voit loin, beaucoup plus loin que tous les autres, Machiavel a déjà noté ces hommes exceptionnels qui voient très loin, ce qui est important parce qu’ils interviennent alors que l’on peut encore corriger ce qui commence à poindre. Mais le danger avec ce type d’individu est que personne ne les croit puisqu’ils parlent de choses encore inconnues des autres et Fidel a de surcroit  la capacité d’emporter la conviction de ceux qui l’entourent, son peuple et nous tous…  

 

C’est ce que nous avions expliqué avec J.F.Bonaldi dans notre livre, nous l’avons écrit grace à la connaissance fantastique que Bonaldi a accumulé sur Fidel, une connaissance au jour le jour, depuis trente ans, je me suis laissée guider par ce parcours d’une français vivant à la havane et traduisant les discours de Fidel, ce savoir fait de respect, d’allégresse et de dévouement, je l’ai vu pendant le long silence de Fidel être gagné par la tristesse mais demeurer patient et j’ai beaucoup appris sur ce qui permet à un révolutionnaire de tenir y compris quand il perd la joie de vivre parce qu’il a du mal à entendre la voix de la révolution, parce que les temps sont difficiles et que plus encore que de pain il a besoin d’espérance…

 


Mais je voudrais dire aussi ma propre manière de tenter d’approcher ce qui fait de Fidel ce personnage d’exception et le peuple cubain son alter ego. En tentant de comprendre ce phénomène politique je ne sortais des écrits de Fidel que pour me pénétrer de deux lectures apparement étrangères au monde cubain, Ernst Bloch, le marxiste allemand, et son « principe espérance » où le rôle de l’utopie et dans le même temps je n’ai cessé de lire et relire le contrepoint de cette pensée là avec Machiavel, tout Machiavel, le prince mais pas seulement son oeuvre complète, le réalisme, la stratégie la plus intelligente. Quand j’arrêtais ces lectures c’était pour vivre le quotidien des Cubains, me pénétrer de leurs manières d’être, pour comprendre cette « symbiose » joyeuse et profonde.

 

Ce regard sur le Révolutionnaire Fidel Castro paradoxalement m’a rapproché de Raoul, si l’ainé reste un hidalgo austère et toujours un peu seul depuis la mort du Che, Raoul est le Cubain, sa transformation révolutionnaire vers toujours plus de collectif. Il y a quelque chose dans ce peuple qui bouleverse ceux qui le découvrent, un véritable pas en avant vers une autre humanité, ce n’est pas individuel, c’est collectif. C’est le syncrétisme cubain qui mèle toutes les couleurs, toutes les musiques, dépasse le traumatisme de l’esclavage pour aller vers les étoiles, la petite étoile cubaine… Alors que l’Empire s’enfonce dans la nuit et menace de nous entraîner dans l’éxplosion de mille soleils, la petite étoile, faible lueur continue à vaciller au loin, elle est celle de notre nécessaire Révolution si nous voulons survivre, la victoire du savoir et de l’intelligence sur la puissance…  Cela n’a pas commencé avec Fidel mais depuis les Lumière, le père Varela, l’influence de la Révolution française, cela s’est poursuivi au XIX e siècle avec maceo, Marti, au XXe avec les luttes ouvrières, celle du tabac, de la canne à sucre, et le génie de Fidel et des barbudos a été de savoir qu’une poignée à peine armée si elle représente l’unité d’un peuple vainct toutes les armées mercenaires, cette unité est construite dans l’Histoire et dans la victoire sur toutes les oppressions, elle est irresistible, la victoire stratégique qui surmonte tous les handicaps… Et il est logique qu’à partir d’une telle vision, il nous explique que le recours aux armes est inutile que le combat est celui du corps à corps, du coeur à coeur, de l’intelligence à l’intelligence de chacun avec chacun pour emporter la conviction de tous. A Cuba, il s’est passé quelque chose l’amorce d’une transformation, d’un nouveau destin pour nous tous.

 

Merci commandante, merci au peuple cubain, à tous les compagnons de Fidel avec à leur tête son frère Raoul. Merci de nous convaincre qu’un autre destin est possible pour l’humanité et que nous pouvons dépasser les concurrences, les haines, l’individualisme forcené et destructeur, l’avidité dans laquelle nous sommes emprisonnés et toutes ces choses absurdes qui nous déchirent vainement.

 

mais écoutez plutôt et voyez cette video… Oui il y a tant de choses à défendre…

 
13 Ago 2010 | 5 Comentarios
 

Feliz cumpleaños Commandante Fidel .

Danielle Bleitrach

 

 

 

 

 

 

http://socio13.wordpress.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Cuba, #Fidel

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C

il en reste peu comme lui malheureusement....