Etats-Unis : La nation Séminole

Publié le 25 Avril 2012

Les séminoles

 

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Peuple autochtone de Floride et d'Oklahoma qui fait partie des peuples autochtones du sud-est étatsuniens.

Population : 10.000 personnes (2000)

 

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Les séminoles font partie du groupe des indiens du sud-est (en bleu foncé sur la carte)

Pour compléter cet article, j'ai réalisé un complément plus général sur les indiens du sud-est des Etats-Unis.

Sur le nom

Il provient de la formation du mot « muskoke »( langue creek, le muskogee) « simano-li » qui se traduit par cimarron en espagnol et peut être interprété par les termes « sauvages, fuyards ». Cimarron a d’ailleurs donné le nom aux esclaves noirs en fuite, les marrons, ou nègres marrons.

Peuple d’agriculteurs, éleveurs, chasseurs, cueilleurs.

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Les origines

 

Au XVIe siècle après la conquête espagnole, les indigènes de Floride sont décimés par les maladies et quelques survivants surtout des esclaves libres ont dû être évacués par les espagnols à Cuba quand la Floride passe sous contrôle du Royaume-Uni en 1763.

Au début du XVIIIe siècle, des creeks des villes basses commencent à émigrer en Floride pour se séparer des creek des villes hautes. Ils se mélangent avec les autochtones de Floride  dont les yuchis, les yamassees et d’autres indigènes.

Cette tribu hétérogène était composée majoritairement des lower creek de Géorgie, de muskogee parlant mikasuki et d’afro-américains esclaves marron échappés, de quelques blancs américains et d’indiens d’autres tribus.

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Un groupe de locuteurs Hitchiti, les Mikasukis, s'installèrent autour de ce que l'on nomme aujourd'hui le lac Miccosukee près de Tallahassee. Un autre groupe de locuteurs Hitchiti conduit par le chef Cowkeeper s'installa dans ce qui est aujourd'hui le comté d'Alachua, une région où les Espagnols avaient maintenu des fermes d'élevage (ranchs) au XVIIe siècle. L'un des plus connus était appelé « Rancho de la Chua », et la région prit le nom d' « Alachua Prairie »

Les autres groupes vivant en Floride à l'époque des Guerres séminoles comprenaient les Yuchis, Spanish Indians, ainsi nommés parce qu'on pensait à cette époque qu'ils descendaient des Calusas, ainsi que des rancho Indians, vivant dans des villages de pêcheurs sur les côtes de Floride.

Les esclaves

 

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Les esclaves qui arrivaient à fuir les plantations des colons britanniques parvenaient en Floride espagnole et devenaient alors libres. Les autorités espagnoles les accueillaient en les autorisant à s’installer dans leur propre village Fort Mose et les mobilisaient au besoin dans la milice chargée de la défense de la ville.

D’autres esclaves en fuite partaient rejoindre les différents groupes séminoles, fuyant tout contact avec l’homme blanc et ils devenaient alors leurs esclaves ou bien des membres à part entière de la tribu.

Les noirs qui restèrent avec les séminoles et s’intégrèrent aux tribus ainsi qu’à leurs coutumes épousant parfois leurs filles sont ceux que l’on dénomme « les séminoles noirs », formant alors une alliance multiethnique et biraciale.

Certains d’entre eux devinrent même d’importants chefs tribaux.

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Abraham, un des chefs séminoles noirs

Tandis que les Séminoles propriétaires terriens utilisent la main-d’œuvre noire à la manière des Blancs en l’employant sur leurs plantations, environ deux mille Noirs vivent chez les traditionalistes séminoles, des esclaves qui ont fuit les plantations de Géorgie. Ces hommes courageux qui, pour gagner leur liberté, ont pris l’énorme risque de s'évader, sont bien accueillis par les Indiens qui les intègrent à leur société, non comme esclaves, mais en hommes libres. Les esclaves évadés mettent leurs connaissances du monde des Blancs au service de leurs frères indiens. Certains aident à l'agriculture, à l'élevage, à l’artisanat. Beaucoup participent avec les guerriers indiens à la défense de leur nouveau peuple.

Certains deviennent des chefs de guerre. Les conditions imposées par le traité de Payne Landing à propos des Noirs vivant en hommes libres chez les Indiens vont donner aux Séminole une raison de plus de résister. Il est prévu que tous les Noirs évadés, même depuis de nombreuses années, seront, au moment de partir vers l'Ouest, séparés des Indiens et restitués à leurs "légitimes" propriétaires. Les Séminoles ne peuvent accepter une telle condition qui déchire leurs familles et leur société, surtout quand ils apprennent qu’une clause, tenue un certain temps secrète, prévoit de mettre en esclavage tous les Séminoles métissés possédant du « sang noir »!
On a complètement méconnu l'esclavage des Indiens du Sud-est. En fait, depuis le XVIème siècle, et jusqu'en plein XIXème siècle, la plupart des Indiens faits prisonniers, en particulier les femmes et les enfants, plus faciles à soumettre que les hommes, étaient systématiquement réduits en esclavage. Le prix de leur vente couvrait les frais des expéditions militaires. Les Indiens étaient souvent envoyés aux Antilles, voire en Europe, afin qu'ils ne profitent pas de leur connaissance du pays pour s’évader.

 

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Langue

Une fois unifiés ils utilisèrent deux langues :

-        Le creek ou muskogee

-        Le mikasuki, un dialecte moderne de hichiti d’une ancienne tribu creek

 

De nos jours

 

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Aujourd’hui, les Séminoles de Floride (3 500 individus) et de l’Oklahoma (6 000 individus) ont autorité sur leurs territoires ancestraux et ont développé une économie basée sur le commerce du tabac, les jeux, les spectacles traditionnels et le tourisme en général. À ces populations de la Floride et de l’Oklahoma, on peut rajouter 3 500 individus répartis dans plusieurs autres états des Etats-Unis et environ 15 000 personnes qui se disent de descendance Séminole.

Dès 1920, les Séminoles de la Floride ont compris que le tourisme alors en plein développement, était une source de gains très importants. Leurs premières activités dans ce domaine furent essentiellement des spectacles de lutte avec les alligators, des spectacles de danses folkloriques et des visites des Everglades.

Dans les années 1960, des accords entre les Séminoles et les autorités gouvernementales ont permis de déterminer les droits et devoirs de chacune des parties et surtout le montant des compensations financières à verser aux Indiens pour les territoires occupés illégalement par les colons et leurs descendants.

Un tel apport financier permit alors aux Séminoles de promouvoir de façon rationnelle le développement de leurs affaires dans le domaine du jeu et d’ouvrir en 1979 le premier casino sur territoire amérindien. Puis en décembre 2006 c’est la consécration de leur réussite quand ils achètent la célèbre chaine des restaurants « Hard Rock Café ».

 

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Certains résistent encore

Il faut savoir qu’en 1960, une partie de la population des Séminoles de la Floride, majoritairement de langue Mikasuki, insatisfaite des décisions prises par le grand conseil des Séminole de la Floride majoritairement de langue Creek, a décidé de se séparer et de se regrouper sous le nom de « Tribu des indiens Miccosukee de la Floride » et se sont installés sur un territoire de 333 acres situé dans la partie la plus au nord du parc national des Everglades à environ 72 km à l’ouest de Miami.

Traditions vestimentaires

 

L’art du patchwork

 

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La technique « tradition américaine » s’est elle-même inspirée des traditions de la tribu des indiens « séminoles » (antérieures à l’arrivée des colons sur le territoire américain) – difficile à dater précisément, entre 18e et 19e siècle – Ils s’habillaient principalement de fourrures et décoraient leurs vêtements avec des bandes cousues et tressées réalisées avec du cuir coloré avec les plantes de la Géorgie et de la Pennsylvanie. Lors d’un déplacement vers la Floride en 1830 pour signer un traité de paix, ils découvrent le tissu de coton industriel et l’intégrèrent à leurs coutumes vestimentaires. À partir de cette époque, une fois l’an, les Séminoles remontaient le fleuve jusqu’à Miami et faisaient commerce de leur production. Ils échangeaient des peaux d’alligator ou des plumes de héron très à la mode chez les bourgeoises américaines contre des rouleaux de tissus de coton qu’ils teintaient sur leur territoire comme ils l’avaient fait avec le cuir.

Son particularisme : réaliser à partir de bandes de tissus cousues parallèlement « à plat » puis coupées en transversal à divers degrés puis recousues, puis coupées encore et recousues … parfois 7 ou huit fois, jusqu’à obtenir un assemblage savant « séquentiel » du plus bel effet. Quatre éléments prépondérants caractérisent le patchwork Séminole : les couleurs contrastantes, la texture des bandes réalisées, le mouvement produit par les assemblages et le modèle qui revêt une signification particulière familiale, historique ou religieuse. Chaque décor écrit une « phrase » de l’épopée Séminole. Chaque famille adopte un type de « séquences séminole » comme une signature.

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Les femmes se coiffaient avec des chignons ramenés sur le front et portaient de nombreux colliers. Elles portaient de longues jupes évasées et des corsages recouverts d’une cape.

Les hommes étaient vêtus d’amples tuniques avec une large ceinture, coiffés d’un turban surmonté de plumes.

Parfois à cause de la chaleur, les séminoles ne portaient pour tout vêtement un tissu léger et s’enduisaient le corps de graisse pour se protéger des piqûres d’insectes.

 

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Habitat traditionnel

 

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Les villages sont petits et dispersés, la société est organisée en système de bandes autonomes autour des clans familiaux. Les villages sont souvent construits sur des levées de terre au milieu des marais, nommées « hammocks ».

Le chickee

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La maison appelée « chickee » est une construction légère et aérée couverte de palmes ou de branches de cyprès, adaptée aux régions humides, elles ressemblent aux carbets des indiens de Guyane.

Au centre du village il ya un chickee de cuisine où chaque clan vient cuisiner en commun. Il existe également des chickees qui servent de chambres, d’entrepôts ou de salles de réunion.

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Mode de vie

 

La chasse

 

Ils pratiquaient la chasse aux cervidés, petits gibier, canard, dindon sauvage, loutre, écureuil, tortue, alligator.

Dès le début du siècle la chasse en plus de leur fournir des sources alimentaires leur permettent d’avoir des revenus en vendant les peaux de loutres ratons laveurs et alligators qui seront utilisées dans la maroquinerie. Ils vendent également des  plumes colorées d’oiseaux, de hérons en particulier qui iront garnir les chapeaux des dames.

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Agriculture, cueillette et pêche

Dans ce nouvel environnement qu’est la Floride, fait de forêts humides et denses, ils s’efforcent de maintenir leur agriculture, leurs villages fortifiés, leur mode de vie et d’organisation sociale en les adaptant au climat. Leurs cultures habituelles étaient celles du maïs, des courges, des haricots et des patates douces auxquelles s’ajoutèrent bientôt celles des bananes, des ananas, de la canne à sucre, du thé et du café.

 

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Artisanat

 

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Ils fabriquent et vendent poteries, vannerie, vêtements et bijoux.

 

Vers la première guerre séminole

 

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            King Payne

 

La Première Guerre séminole est un conflit qui se déroula de 1817 à 1818 en Floride. Il est le premier épisode des Guerres séminoles, série de trois guerres indiennes qui opposèrent les Etats-Unis d'Amérique aux indiens Séminoles.

  • 1763 – Des esclaves de Fort Mose partent à Cuba lorsque les espagnols quittent la Floride, d’autres restent au sein de divers groupes d’indiens. Les noirs et les séminoles sont récupérés par les britanniques qui prennent le contrôle de la Floride et ils s’en servent pour accomplir des raids sur les colonies de Géorgie. Ces évènements firent des séminoles les ennemis des tous jeunes Etats-Unis. Les britanniques divisent la Floride en Floride orientale et Floride occidentale.
  • 1783 - Traité de Paris : Il met fin à l’indépendance des EU, restitue la Floride à l’Espagne qui conservera dès lors les deux Florides en l’état, qui ajoutée aux possessions de Louisiane permettent aux espagnols de contrôler les embouchures des fleuves traversant les EU à l’ouest des Appalaches.
  • 1793 – Le grand chef creek McGillivray meurt. Les séminoles d’origine creek (la majorité se séparent totalement de al confédération des creek affaiblie déjà pour raisons internes et prennent leur indépendance  sous l’autorité de King Payne et de son frère Holepatter Micco (chef alligator).
  • 1812 - les Séminoles répondent à l'appel de Tecumseh qui rassemble les tribus de l'Est contre les Américains. Alliés aux Anglais, ils s'attaquent aux établissements des colons de Georgie. Mais les Américains lancent leurs troupes contre les villages séminoles du nord de la Floride et les Indiens sont contraints de se replier vers l'intérieur de la péninsule.

Les Séminoles doivent lutter contre les colons américains qui affluent et empiètent sur leurs terres, surtout depuis que les Américains ont obtenu des Espagnols le droit de poursuivre les Indiens sur l'ensemble du territoire de Floride.

  • En mars 1818, le général Jackson quitte Fort Scott avec dix-huit mille soldats réguliers et volontaires, renforcés de mille six cent Creek « blancs » du chef McIntosh, l'allié des Américains. Malgré les difficultés du terrain marécageux, Jackson parvient à détruire de nombreux villages séminoles. Il affronte à plusieurs reprises d'anciens guerriers creek bâtons rouges qui poursuivent la lutte en Floride et qui sont le fer de lance de la résistance séminole. Les guerriers séminoles, en difficulté, trouvent refuge à Fort Saint Marck près de Saint Augustine, en territoire espagnol. L'armée de Jackson attaque le fort. Les Indiens résistent avec énergie, mais les soldats espagnols, peu motivés pour se battre, livrent le fort aux Américains. Les Séminoles qui n'ont pu fuir sont faits prisonniers. Leur chef Hillis Hadjo et trois de ses compagnons sont pendus pour « rébellion ». Quelques mois plus tard, Andrew Jackson s'était rendu maître de toute la Floride. L'année suivante, les Etats-Unis achetaient la Floride à l'Espagne.


Ainsi prenait fin ce qui a été appelé la Première Guerre de Floride.

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                              Attaque des séminoles contre un fortin

 

Seconde guerre des séminoles ou guerre de Floride

 

  • Date : 1835 / 1842
  • Lieu : Floride
  • Casus belli : L'Indian Removal Act (déportation des Séminoles à l'ouest du Mississippi)
  •  Issue : les Séminoles sont autorisés à rester dans le sud de la Florid
  • Belligérants : Etats-Unis et séminoles
  • Héros séminoles : Osceola, John Horse, Billy Bowlegg, Ar-pi-uk-i (Sam Jones) et Coacoochee
  • Forces en présence – EU : 10.000 soldats + 30.000 miliciens et volontaires. Séminoles : 900 et 1400
  • Batailles : Massacre de Dade - Bataille de Wahoo Swamp - Bataille de Hatchee-Lustee - Bataille du Lac Okeechobee - Massacre de Harney

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Champ de bataille d'Okeechobee

 

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                                                       Chief Billy Bowlegs

La Seconde Guerre séminole, souvent appelée la Guerre séminole, fut la plus coûteuse des guerres indiennes et l'une des plus longues que menèrent les Etats-Unis. Elle fut aussi l'une des premières guerres de guérilla, préfigurant sans doute ce qu'allait être la Guerre du Viêt Nam un siècle plus tard

À l'origine du conflit, les Etats-Unis firent l'acquisition de la Floride espagnole en 1821 (traité d'Adams-Onís) et la colonisation de ce nouveau territoire souleva encore une fois le problème des Indiens de Floride, déjà combattus lors de la Première Guerre séminole. Par le traité de Moultrie Creek, les Séminoles obtinrent tout de même le droit de s'établir dans une réserve au centre de l'État, jusqu'à ce qu'Andrew Jackson, héros des guerres indiennes, devienne le septième président des Etats-Unis et que le Congrès américain approuve son Indian Removal Act qui prévoyait de résoudre la question indienne par une déportation massive à l'ouest du Mississippi, ce que les Séminoles refusèrent.

La guerre s'enlisa malgré les importants moyens que les Etats-Unis lui consacrèrent, la construction de forts, le déploiement de près de 10 000 soldats en plus de l'enrôlement de 30 000 miliciens et volontaires. Sans véritable bataille, les affrontements se résumèrent plutôt à des séries d'escarmouches que les Séminoles remportaient le plus souvent, aidés par leur connaissance du terrain et habitués qu'ils étaient au climat subtropical humide de la Floride qui rendit malade et tua de nombreux soldats américains.

Après sept ans, la guerre avait coûté cher et était devenue de plus en plus impopulaire. Beaucoup de Séminoles étaient partis de Floride et les autres obtinrent le droit de demeurer dans une nouvelle réserve, plus au sud de la péninsule, jusqu'à ce que la Troisième Guerre séminole éclate.

En savoir plus sur la seconde guerre séminole sur wikipédia, article très complet

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                                                        Osceola

 

Troisième guerre séminole

 

La Troisième Guerre séminole (1855-1858) est le nom du troisième et dernier conflit des Guerres séminoles opposant le gouvernement des Etats-Unis à la tribu Séminole en Floride.

Tout n’était pas cependant terminé. En 1855, les ingénieurs de l’armée venus effectuer des travaux de drainage dans les marais de Big Cypress saccagent des plantations appartenant au clan de Bowlegs, volant les récoltes, pillant les habitations. Devant le refus hautain des Blancs de faire des excuses et d’indemniser les Indiens, les guerriers lancent des raids contre les plantations des colons, incendiant des fermes. Des Seminoles viennent du Territoire Indien pour calmer les choses. En 1858, ils parviennent à convaincre Bowlegs et une centaine de personnes d’émigrer vers l’Ouest. Ainsi se terminait ce qu’on a appelé la "Troisième Guerre séminole".

Tous les Séminoles ne sont pas partis. Environ cent cinquante d’entre eux rejoignent au cœur des marais des Everglades ceux d’Arpeika, ceux qui ne se rendront jamais.
En 1859, le gouvernement déclare terminées les guerres de Floride. Elles avaient coûté dix-neuf millions de dollars et mobilisé quarante mille soldats réguliers, sans compter les volontaires, pour venir à bout de deux mille guerriers et pour aboutir à la déportation de trois mille cinq cents Seminoles. Les Indiens avaient eu au moins deux mille morts, sans compter ceux qui avaient trouvé la mort sur leur "Piste des Larmes", les routes de l’exil vers l’Ouest qui avaient vu périr environ un quart des déportés.

En savoir plus sur la 3e guerre séminole sur wikipédia

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                                                               Osceola

 

Un héros séminole : OSCEOLA

1804 -1838

 

Chef de guerre séminole (lors de la seconde guerre séminle)

Osceola est né sur les bords de la Teppapoosa river dans la région des creeks à Talahassee dans l’Alabama. Sa mère était la fille d’une métis indiennes muskogee et les rumeurs disent que son père était le marchand anglais William Powell. D’ailleurs l’enfant était appelé Billy Powell. Lui, prétendait être un muskogee de pure souche. Un teste ADN sur ce qui semblait être ses cheveux révèle malgré tout un métissage ce qui n’est pas une contradiction aux dires d’Osceola car les muskogee se basent sur la transmission du sang du côté de la mère.

A l’âge adulte il reçoit le nom d’Osceola, une forme anglicisée d’un mot creek « assiyola » dont le détail est le suivant : vsse (boisson noire) et yvholv (chanteur).

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  Osceola enfant

En avril 1835, l’agent de la réserve de Fort King, le général Wiley Thompson, convoque les chefs de la résistance séminole pour obtenir leur signature sur le traité de Payne Landing. La plupart s’y refusent absolument. Un jeune chef, Osceola, entre dans une violente colère et, d’un coup de couteau, coupe en deux le document. Retenus prisonniers, les rebelles finiront par signer sous la contrainte afin de retrouver leur liberté. Osceola, qui sera bientôt l'âme de la résistance, avait, encore adolescent, pris part à la guerre que les Séminoles avaient menée en 1817-1818 contre les troupes du général Andrew Jackson. Durant toute l'année 1835, il parcourt la Floride, appelant son peuple à résister à la déportation.
Le président Jackson lance un ultimatum aux Séminoles, les menaçant de les déporter par la force. Osceola fait répondre qu’ils combattront jusqu'à la mort plutôt que d'abandonner leur pays. Les chefs séminoles décidés à résister, Osceola, Micanopy, Jumper, Arpeika, Bowlegs, Wild Cat prennent au cours d'un conseil la décision d'abattre tout Séminole qui acceptera l'exil vers l’Ouest. C'est ainsi que l'un des chefs signataires du traité de Payne Landing est exécuté durant une nuit de l'automne 1835. Il venait de vendre les biens qu'il possédait en Floride et s’apprêtait à partir pour le Territoire Indien. Les guerriers d'Osceola ont trouvé l'argent dans les poches du mort, et Osceola lui-même a répandu les liasses de billets verts sur le cadavre du traître.

Le 28 décembre, Osceola tue et scalpe le général Thompson qui l’avait retenu prisonnier au mois d'avril. Le même jour, les guerriers commandés par Jumper et Micanopy tendent une embuscade sur la rivière Withlacoochee à deux compagnies qui se rendaient à Fort King, commandées par le major Francis Dade. Les soldats sont totalement anéantis. Trois jours plus tard, au même endroit, les guerriers d'Osceola arrêtent les troupes du général Duncan Clinch fortes de trois cents soldats réguliers et de cinq cent volontaires. Les Indiens dissimulés dans la végétation infligent aux Blancs une soixantaine de morts et de nombreux blessés, mais ils ne peuvent résister aux soldats qui les chargent à la baïonnette et ils doivent se disperser dans les marais.

Le 21 octobre 1837, sur ordre du général Thomas Sidney Jesup, Osceola fut capturé lors d’un rendez-vous à Fort Payton auquel il se rendait pour de fausses négociations. Il fut emprisonné à St Augustine en Floride. La méthode utilisée pour cette capture provoqua de fortes réactions même parmi les blancs: alors qu'il se présentait aux avant poste avec un drapeau blanc pour négocier, il reçut un violent coup à la tête et fut enfermé dans un cachot. C’est en prison que le peintre George Catlin obtint de faire poser Osceola pour un portrait, dont l’original inspira de nombreuses autres peintures, gravures et même des représentations sur des cigares. Osceola mourut de la malaria le 20 janvier1838, trois mois après son emprisonnement et fut enterré avec les honneurs militaires. De nombreux lieux furent par la suite nommés Osceola aux États-Unis. Après sa mort, le docteur Frederick Weedon s’empara de la tête d’Osceola et la fit embaumer. La tête brûla dans la destruction d’un musée à New York en 1866. Les indiens Séminoles rachetèrent de nombreux objets appartenant à Osceola lors d’enchères à Sotheby's en 1979.

 

Les réserves séminoles

 

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Sources : wikipédia, Amérique indienne blogspot, larousse.fr,  le soleil de la floride, certaines images sur florida memory.com

Caroleone

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Peuples originaires, #Séminoles

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D
Bonjour!
Je suis en train de faire des recherche sur mes racines seminoles et me demandais si vous aviez des informations sur la relation entre les seminoles et les irlandais durant la première et deuxième guerre mondiale? merci , toute information me sera utile pour retracer mes origines !
C
Bonjour Doriane

J'aimerais t'aider avec joie mais tu me poses une colle, je n'ai pas eu l'occasion de lire des articles à ce sujet. J'espère que tu trouveras de la source pour connaître tes origines. Bon courage.
C
Merci pour les réponses pour mon évaluation
C
J'espère avoir été utile.....
S
merci beaucoup
T
Merci pour cet excellent article sur les Séminoles. Je suis en pleine réflexion sur l'écriture d'un scénario de BD, et j'hésite encore entre Tecumseh et La piste des larmes. Les informations concernant les Séminoles noirs me seront de toutes façons très utiles. Merci et bonne continuation.
C
Je suis sûre que vous ferez le bon choix. Et je vous encourage à persévérer dans ce thème.
Bon courage et bonne chance.