Etats-Unis : La nation Choctaw

Publié le 16 Mai 2012

Les choctaws

 

634339113610692290-choctaw-sisters

Peuple autochtone du sud-est des Etats-Unis localisé dans les états du Mississippi, de l’Alabama et de la Louisiane.

Il fait partie des cinq nations dites civilisées avec les chickasaws, les creeks, les séminoles et les cherokees.

C’est la première nation amérindienne a subir la déportation.

Population : 160.000 personnes

Langue : choctaw, langue muskogéenne

Nom historique français : chactas

En savoir plus sur les indiens du sud-est sur cocomagnanville

785px-Trails of Tears en.png

 

Histoire

Selon la légende, les choctaws sont nés d’une montagne appelée « Nanih Waya » dans le comté de Winston dans le Mississippi.

dscn05406-15-09_large.jpg

    Nanih waya mound

Ils étaient probablement les descendants des constructeurs de « mounds » tout comme les creeks et les chickasaw mais la société choctaw était plus démocratique et plus égalitaire que celle des autres tribus du sud-est.

  • 1540 : Expédition de Hernando de Soto qui détruit plusieurs villages choctaws.
  • Guerre d’indépendance des EU (1775 à 1783) : les choctaws soutiennent la Grande-Bretagne
  • 3 janvier 1786 : traité d’Hoppewell
  • 17 décembre 1801 : traité de fort Adams, les choctaws commencent à perdre leurs terres
  • 17 octobre 1802 : traité de Fort confederation
  • 31 août 1803 : traité d'Hoe Buckintoopa
  • 16 novembre 1805 : traité de Mount Dexter
  • Guerre de 1812 : ils se rallient à la cause des EU contre l’empire britannique sous le commandement du chef Pushmataha (grade de lieutenant-colonel)
  • Octobre 1816 : traité de Fort Stephens
  • 18 octobre 1820 : Traité de Doak's Stand, la déportation des indiens commence
  • 20 janvier 1825 : traité de Washington city
  • Guerre de sécession : les choctaws combattent du côté des états confédérés
  • Fin du XVIIIe siècle : après trois épidémies de variole, le peuples compte encore environ 20.000 personnes
  • Début du XIXe siècle : ils commencent à s’adapter à la civilisation des blancs, deviennent chrétiens, possèdent fermes et plantations. Mais leur prospérité attire la jalousie des blancs !
  • 1830 : le président Andrew Jackson ordonne leur déportation vers le territoire indien situé à 2000 km vers l’ouest dans les états actuels de l’Alabama et du Kansas. C’est le début de la piste des larmes.
  • 1834 : Les choctaws installés sur leurs nouvelles terres adoptent une constitution
  • 1837 : Ils accueillent les chickasaws expulsés de leur terre qui survivent à la piste des larmes

 

choctaw.jpg

  • 1847 : au milieu de la période de la famine irlandaise, un groupe de Choctaws a rassemblé 710 dollars et les a envoyés en Irlande pour aider les hommes, les femmes et les enfants irlandais qui mouraient de faim. Leur compassion leur venait des dures épreuves subies lors de la piste des larmes.
  • 1898 : Les gouvernements des nations indiennes sont dissous par ordre du Congrès. Les Choctaws parviennent cependant à maintenir leur unité sous l’autorité d’un chef principal. Le territoire choctaw d’Oklahoma est le seul qui a conservé le statut de réserve.
  • 1934 : le petit groupe de choctaws irréductibles (6000) qui a réussi à demeurer au Mississippi est reconnu comme tribu et reçoit une réserve près de Pearl river.
  • Seconde guerre mondiale : des choctaws s’enrôlent dans l’armée et utilisent leur langue comme code. Ils serviront d’éclaireurs à d’autres indiens, dont les navajos qui étaient opérateurs radios et chiffreurs de messages codés. Ceci permis de gagner de nombreuses batailles.

Compléter cet article avec la piste des larmes sur cocomagnanville

trail-of-tears1.jpg

Trail of tears

 

Le traité de dancing rabbit creek (15 au 27 septembre 1830)

Le traité de Dancing Rabbit Creek est un traité qui fut signé en 1830 entre les représentants de la nation Choctaw et le gouvernement des États-Unis obligeant les populations amérindiennes à quitter leur lieu d'habitation pour émigrer au-delà du fleuve Mississippi.

Le 27 septembre 1830, grands chefs Greenwood LeFlore, avocat de formation, et Mushulatubbee  signent le traité de Dancing Rabbit Creek qui oblige les Choctaws a quitter leur territoire ancestral mais leur permet d'obtenir en compensation la plus grande réserve indienne située à l'ouest du fleuve Mississippi. Ainsi les Choctaw doivent laisser derrière eux 45 000 km2 de territoires (aujourd'hui dans l'État du Mississippi), mais récupèrent 60. 000 km2 situés à l'ouest du fleuve Mississippi dans le futur État de l'Oklahoma).

Le traité fut ratifié par le Sénat le 25 février 1831.

Les Choctaws émigrèrent par trois vagues successives : 1831, 1832 et 1833.

15 000 Choctaws quittèrent leurs terres du Mississippi pour celles de l'Oklahoma.

Ceux qui restèrent subirent des harcèlements de la part des Américains, conflits juridiques, maisons incendiées, bétails volés, champs détruits, ainsi que violences physiques jusqu'à mort d'homme.

Les termes du traité

choctaw-family.jpg

 

Les-Choctaws.jpg

 

Quelques règles de vie traditionnelle

Les choctaws vivaient dans de petits villages aux habitations recouvertes de branchages et de feuilles.

Les cultures étaient faites dans des champs familiaux dans lesquels hommes et femmes cultivaient le maïs, les courges, les patates douces, le tournesol, le melon et le tabac.

La richesse su sol alluvial de la basse vallée du Mississippi donnait de très belles récoltes.

375px-Choctaw_Village_by_Francois_Bernard.jpg

Choctaw Village near the Chefuncte by Francois Bernard, 1869, Peabody Museum Harvard University.

La chasse était pratiquée avec un arc et des flèches ainsi qu’à la sarbacane mais elle était de peu d’importance.

Pour pêcher ils utilisaient des pirogues creusées dans des troncs d’arbres.

Le matriarcat choctaw

La religion Choctaw enseigne les que les femmes sont la source de la vie parce qu’elles portent les enfants et sont responsables de la culture des légumes. Lorsque un homme épouse une femme, il devient membre de sa famille et vit avec elle à partir de ce moment. Il n’est jamais vraiment considéré comme un membre réel de la famille, parce qu’il continue d’être un membre de la famille de sa propre mère. Pourtant, il séjourne avec la famille de son épouse et travaille avec eux. Les hommes sont considérés comme des preneurs de la vie parce qu’ils chassent et tuent la nourriture que la tribu mange.

OK002-Choctaw-Indian.JPG

 

Le jeu de la crosse

 

HomePageImage12869.JPG

 

Dans les communautés autochtones qui jouent à la crosse, différents rituels ou cérémonies accompagnent le jeu et ce jeu revêt une importance rituelle au pouvoir de guérison. Ces cérémonies renforcent le sentiment de fierté et d’appartenance à la communauté et viennent mettre en évidence les valeurs traditionnelles que la crosse encourage.

homme-choctaw-au-tambour-jeu-de-la-crosse.JPG

Photographie par Mark R. HarringtonAvec l'autorisation du National Museum of the American Indian Smithsonian Institution.
1908 Mississippi, ÉTATS-UNIS

Le tambour

drum_natural_large.jpg

Le tambour fait partie intégrante de ces cérémonies ; on en joue non seulement pendant les danses exécutées pour le jeu mais aussi pour accompagner les joueurs au terrain. (Certains terrains de crosse étaient aménagés en fonction de l’orientation des éléments rituels et cérémoniaux respectés par la communauté.) Les joueurs étaient aussi préparés selon un rite bien précis. L’objet général de ces pratiques était de « purifier » les joueurs avant la partie pour qu’ils puissent alors donner leur plein rendement et éviter les blessures.

DA4_71670035154185242485.JPG

Homme choctaw en costume traditionnel de jeu de balle.Photographie par Mark R. HarringtonAvec l'autorisation du National Museum of the American Indian Smithsonian Institution.1908 Mississippi, ÉTATS-UNIS

                                                      Hommes et femmes

Traditionnellement, le jeu de crosse était considéré comme un sport pour hommes seulement. Cependant, il semble que la crosse ait été pratiquée par des femmes choctaws dans les années 1770. En outre, des documents indiquent que les femmes y jouaient et qu’il y avait des parties entre hommes et femmes chez les Dakotas à la fin du XIXe siècle. En effet, selon des sources anciennes, les femmes apprenaient à jouer à la crosse dès leur enfance.

De nos jours….

Ils célèbrent chaque été la "Choctaw Fair" durant laquelle a lieu le championnat de jeu de balle, le jeu traditionnel des Choctaws remis à l’honneur.

Choctaw portraits

Sources : wikipédia, matricien.org larousse.com, RCIP-CHIN,

Caroleone

mise à jour le 01/09/2012

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Peuples originaires, #Choctaw

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Je le trouve formidable j ai lu car je viens retrouver ma famille americaine 52 ans plus tard et mon origine viendrais de cette tribu cote papa
C
Moi, ça me fait très plaisir quand j'apprends cela. Vous pouvez être fier de vous découvrir du sang Choctaw, ça m'aurait bien plu d'en avoir quelques gouttes ou même d'un autre peuple indien. Alors comme une lectrice qui a du sang choctaw également m'a donné un surnom Choctaw, je signe ce commentaire de ce nom : Kinta (c'est tout ce que je possède de ce peuple et c'est un bien précieux).
A

Merci Caro,


très beau reportage, j'ai adoré..


Bises


@dam
C
Bonjour Nashoba,

Tu viens m'apporter l'un des plus beaux rayons de soleil et l'un des plus cadeaux que l'ont m'ait fait. Je suis touchée et honorée du prénom que tu m'as choisi, c'est la première fois que l'on me donne un nom indien et je vais le garder précieusement et m'en servir. Je suis indienne dans mon cœur et dans mon sang, je porte tous les peuples indiens mais aussi indigènes pour lesquels j'essaie de rendre ma vie utile. C'est le chemin que j'ai choisi et quand on me fait le plaisir de ton message, ça vaut tous les mercis au monde. Ça me plait bien d'être comparée à un castor, bâtir, oui mais ne jamais détruire, c'est parfois plus simple de bâtir surtout si les bases sont solides.
Merci encore de ta visite et de cette amitié qui me va droit au cœur. Merci encore pour mon baptême indien choctaw.

Kinta ex caro
N
Beaucoup de gens souhaite avoir du sang indien ( je tiens à préciser qu'il ne faut pas dire amérindien car nous ne nous considérons pas comme américain ) mais bien que je suis très fière d'en posséder c'est souvent le sujet de discrimination, moins de nos jour mais tout de même !
De plus pour être "indien" ce n'est pas l'apparence qui compte "la peau rouge", ou quoi que ce soit ( personnellement je suis plutôt de couleur de peau blanche bien que j'ai les cheveux noir ) mais c'est avant tout l'esprit.
Si à l'intérieur de toi tu te sens indien tu peux être indien, tu ne le sera pas d'un point de vue généalogique mais faire parti de ce peuple c'est avant tout adopter la philosophie, la religion et le mode de pensée de mon peuple.
J'espère que je t'ai convaincu que tu peux être tout de même l'ami des indien comme George Fronval.
Sur ce je te souhaite une bonne continuation et je suis fière de t'avoir rencontré.

Chi hohchifo yat Kinta
Traduction: tu t'appelle Kinta. Je te donne ce nom en cadeau pour tous tes efforts et en tant que Choctaw il est dans mon droit de te nommer. Kinta signifie le castor symbole du bâtisseur (qui bâti des choses comme ton blog) et qui est proche des sa famille (ici la grande tribu du peuple rouge).

J'espère que mon cadeau te touche. Tu peux à présent porter fièrement ton prénom et j'espère qu'il te consolera de ne pas être indienne.

Que le destin soit avec toi.

Chi pisa la chike.

Nashoba
C
Merci à toi Nashoba, je fais de mon mieux avec le peu que je trouve parfois et surtout j'espère ne pas écrire de bêtises. Tu dois être fier d'avoir du sang indien, choctaw, même une goutte c'est génial, je serais preneuse pour ma part.
Toutes mes amitiés

caro
N
Bonjour,Haloti ! Je me présente je m'appelle Nashoba soit loup en choctaw.En vérité c'est mon troisième prénom je m'appelle sinon Nathan.
Je voulait te féliciter car c'est un très bon blog et je sais que c'est très dur de trouver des informations sur mon peuple.Je n'ai que très peu de sang choctaw grace à mon arrière arièrre... grand mère mais j'habite tout de même en France.
Je te félicite encore bonne continuation.

Chi pisa la chike !
(à bientôt)
C


Bonjour Adam,


 


Je te remercie de ta fidélité et de ton intérêt pour ses articles sur les indiens. Cet article est loin d'être complet car j'ai trouvé moins de sources que pour les cherokees ou les séminoles,
mais, c'est comme ça il faut faire avec ou sans !


Et ensuite, j'effectue des mises à jour, j'en ai une importante à faire sur les indiens guaranis, il faut que je me pousse au cul parce que ce n'est jamais très fun de reprendre un travail qui a
déjà été fait !


Bonne journée Adam.


 


Bises


 





caro