Ainsi était le CHE par Ahmed Ben Bella

Publié le 1 Février 2012

Au coeur du CHE.........

 

 

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Un article dédié à mon camarade guévariste Xarlo que je salue bien bas au passage, un petit compagnon de route basque Xarlo ?

 

Et dédié à tous les guévaristes de passage zissi sur ce modeste blog.

 

Amicalement

 

Caroleone

 

 

 

 

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                                                                Che Guevara et Ahmed  Ben Bella

 

 

 

 

Le 9 octobre 1967, dans une petite salle de l'école de La Higuera (Bolivie), Ernesto Che Guevara, fait prisonnier la veille, était assassiné. Celui que Jean-Paul Sartre qualifia d'« être humain le plus complet de notre époque » achevait ainsi une vie de révolutionnaire qui l'avait conduit, dans l'espoir généreux de soulager les souffrances des pauvres, de l'Argentine au Guatemala, de Cuba au Congo, et finalement à la Bolivie. Le président Ahmed Ben Bella l'a souvent rencontré, entre 1962 et 1965, à Alger, qui était alors une terre d'asile pour tous les antiimpérialistes du monde.


Depuis trente ans, Che Guevara interpelle nos consciences. Par-delà le temps et l'espace, nous entendons l'appel du « Che » qui nous somme de répondre : oui, seule la révolution peut parfois faire de l'homme un être de lumière. Cette lumière, nous l'avons vue irradier son corps nu, étendu quelque part au fond du Nancahuazu, sur ces photos parues dans les journaux des quatre coins du monde, alors que le message de son dernier regard continue de nous atteindre jusqu'au tréfonds de l'âme.

Le « Che » était un preux, mais un preux conscient, au corps affaibli par l'asthme. Je l'accompagnais parfois sur les hauteurs de Chréa, au-dessus de la ville de Blida, lorsque je voyais la crise arriver et qu'elle donnait à son visage un teint verdâtre. Qui a lu son Journal de Bolivie (1) sait avec quelle santé délabrée il a dû faire face aux terribles épreuves physiques et morales qui ont parsemé son chemin.


Il est impossible de parler du « Che » sans parler de Cuba et des relations particulières qui nous unissaient tant son histoire, sa vie, sont liées à ce pays qui fut sa seconde patrie avant qu'il ne se tourne vers là où l'appelait la révolution. Je fis la connaissance d'Ernesto Che Guevara à la veille de la crise internationale de l'automne 1962 liée à l'affaire des fusées et au blocus de Cuba décrété par les Etats-Unis. L'Algérie venait d'accéder à l'indépendance, son premier gouvernement venait d'être constitué et, en tant que chef de ce gouvernement, je devais assister, en ce mois de septembre 1962, à New York, à la session de l'ONU pour la levée symbolique du drapeau algérien au-dessus du siège des Nations unies ; cérémonie qui consacrait la victoire de notre lutte de libération nationale et l'entrée de l'Algérie dans le concert des nations libres. Le bureau politique du FLN avait décidé que ce voyage aux Nations unies devait être suivi d'une visite Cuba. Plus que d'une visite, il s'agissait surtout d'un acte de foi marquant nos engagement politiques. L'Algérie souhaitait souligner publiquement sa totale solidarité avec la révolution cubaine, particulièrement en ces moments difficiles de son histoire. Invité le 15 octobre 1962 au matin à la Maison Blanche, j'eus de franches et chaudes discussions avec le président John Fitzgerald Kennedy à propos de Cuba. A la question directe que je lui posai : « Allez-vous vers une confrontation avec Cuba ? », il ne laissa planer aucun doute sur ses intentions réelles et me répondit : «Non, s'il n'existe pas de fusées soviétiques ; oui, dans le cas contraire».


Kennedy tenta de me dissuader avec insistance de me rendre à Cuba par un vol direct à partir de New York ; allant même jusqu'à évoquer l'éventualité d'une attaque de l'avion des forces aériennes de Cuba qui devait me transporter par l'opposition cubaine installée à Miami. A ces menaces à peine voilées, je lui rétorquai que j'étais un fellaga et que les menaces des harkis algériens ou cubains ne m'intimidaient pas.

Notre arrivée à Cuba, le 16 octobre, se déroula dans une liesse populaire indescriptible. Le programme prévoyait des discussions politiques au siège du parti à La Havane dès l'arrivée de notre délégation. Mais les choses se déroulèrent tout autrement. A peine nos valises déposées dans le lieu où nous devions séjourner, bousculant le protocole, nous nous mîmes à discuter à bâtons rompus avec Fidel, Che Guevara, Raul Castro et les autres dirigeants qui nous accompagnaient. Nous restâmes là à parler desheures et des heures durant. Bien entendu, je rapportai aux dirigeants cubains l'impression que m'avait laissée mon entrevue avec le président Kennedy. A la fin de ces débats passionnés, menés autour de tables que nous avions poussées bout à bout, nous nous aperçûmes que nous avions pratiquement épuisé le programme des questions que nous devions étudier et que notre rencontre au siège du parti n'avait plus d'objet. Et, d'un commun accord, nous décidâmes de passer directement au programme des visites que nous devions faire à travers le pays. Cette anecdote donne une idée des rapports totalement dénués de protocole qui devaient ainsi, et dès le début, être la caractéristique essentielle, la norme des liens unissant la révolution cubaine et la révolution algérienne, et des liens personnels qui m'ont lié à Fidel Castro et à Che Guevara.


Cette solidarité se confirmera d'une manière spectaculaire lors de la première alerte grave qui menaça la révolution algérienne avec l'affaire de Tindouf en octobre 1963. Notre jeune armée, tout juste sortie d'une lutte de libération, qui ne possédait encore ni couverture aérienne - puisque nous n'avions pas un seul avion - ni forces mécanisées, fut attaquée par les forces armées marocaines sur le terrain qui lui était le plus défavorable. Elle ne pouvait y utiliser les seules méthodes qu'elle connaissait et qu'elle avait éprouvées lors de notre lutte de libération : c'est-à-dire la guerre de guérilla. Le désert et ses vastes étendues dénudées étaient loin des montagnes des Aurès, du Djurdjura, de la presqu'île de Collo ou de Tlemcen qui avaient été son milieu naturel et dont elle connaissait toutes les ressources et tous les secrets. Nos ennemis avaient décidé qu'il fallait briser l'élan de la révolution algérienne avant qu'elle devienne trop forte et entraîne tout sur son passage. Le président égyptien Nasser nous dépêcha très rapidement la couverture aérienne qui nous faisait défaut, et Fidel Castro, Che Guevara, Raul Castro et les dirigeants cubains nous envoyèrent un bataillon de vingt-deux blindés et plusieurs centaines de soldats (2) qui furent dirigés vers Bedeau, au sud de Sidi Bel Abbès où je leur rendis visite, et qui étaient prêts à entrer en lice si cette guerre des sables s'était poursuivie.


Ces chars possédaient un dispositif infrarouge leur permettant d'intervenir de nuit ; ils avaient été livrés à Cuba par les Soviétiques à la condition expresse de n'être mis en aucun cas entre les mains de pays tiers, y compris les Etats communistes, comme la Bulgarie. Malgré ces restrictions de Moscou, et passant pardessus les tabous, les Cubains n'hésitèrent pas à envoyer leurs chars au secours de la révolution algérienne en danger. La main des Etats-Unis était bien évidente derrière les événements de Tindouf ; nous savions que les hélicoptères qui transportaient les troupes marocaines étaient pilotés par des Américains. Ce sont essentiellement les mêmes raisons de solidarité internationale qui conduiront plus tard les dirigeants cubains à intervenir au-delà de l'océan Atlantique, en Angola et ailleurs. Les circonstances qui présidèrent à l'arrivée de ce bataillon blindé méritent d'être rapportées, car elles illustrent plus que tout autre commentaire la nature de nos rapports privilégiés avec Cuba. En octobre 1962, lors de ma visite à Cuba, Fidel Castro avait tenu à honorer la promesse que son pays nous avait faite de fournir une aide de 2 milliards d'anciens francs (3). Compte tenu de la situation économique de Cuba, elle devait nous être envoyée, non pas en devises, mais en sucre. Malgré mon refus, car je considérais qu'à ce moment Cuba avait encore plus besoin de son sucre que nous, il ne voulut rien entendre.


Environ un an après cette discussion, un navire battant pavillon cubain accosta au port d'Oran. Avec la cargaison de sucre promis, nous eûmes la surprise de trouver deux dizaines de chars et des centaines de soldats cubains accourus à notre secours. C'est sur une feuille arrachée d'un cahier d'écolier que Raul Castro m'envoyait un bref message pour annoncer ce geste de solidarité. Bien sûr, nous ne pouvions laisser ce bateau repartir vide, aussi nous le remplîmes de produits algériens et, sur le conseil de l'ambassadeur Jorge Serguera, nous y ajoutâmes quelques chevaux barbes. Ainsi commença entre nos deux pays un troc à caractère non commercial, placé sous le sceau de la solidarité et qui, au gré des circonstances (et des contraintes), fut un élément original de nos relations.

 

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                                                                                 Che et Ben Bella

 

 

 

CHE GUEVARA était particulièrement conscient des restrictions innombrables qui entravent et affaiblissent une véritable action révolutionnaire, de même que des limites qui affectent toute expérience, fût-elle la plus révolutionnaire, dès l'instant où elle est confrontée directement ou indirectement avec les règles implacables de la loi du marché et de la rationalité mercantile. Il les dénonça publiquement lors de la Conférence afro-asiatique qui se tint à Alger en février 1965. En outre, les conditions affligeantes de la conclusion de l'affaire des fusées installées à Cuba et l'accord passé entre l'Union soviétique et les Etats-Unis avaient laissé un goût d'amertume. J'eus d'ailleurs un échange de propos très durs à ce sujet avec l'ambassadeur soviétique à Alger. Tout cela conjugué avec la situation qui prévalait en Afrique laissait espérer d'immenses potentialités révolutionnaires, et avait conduit le « Che » à considérer que le maillon faible de l'impérialisme se trouvait sur notre continent et qu'il devait désormais y consacrer ses forces.


J'essayais de lui faire remarquer que ce n'était peut-être pas la meilleure façon d'aider à la maturation révolutionnaire qui se développait sur notre continent. Si une révolution armée peut et doit trouver des soutiens étrangers, elle doit cependant créer ses propres ressorts internes sur lesquels s'appuyer.


N'empêche, Che Guevara tenait à ce que son engagement fût total et physique. Il se rendit à Cabinda (Angola) et au Congo-Brazzaville à plusieurs reprises. Il refusa l'avion particulier que je voulais mettre à sa disposition pour assurer une plus grande discrétion à ses déplacements. J'alertai alors les ambassadeurs d'Algérie dans toute la région pour qu'ils se mettent à sa disposition. Je le revis à chacun de ses retours d'Afrique noire et nous passions de longues heures à échanger nos idées. A chaque fois, il revenait impressionné par la fabuleuse richesse culturelle du continent, mais peu satisfait de ses rapports avec les partis marxistes des pays qu'il avait visités et dont les conceptions l'irritaient. Cette expérience de Cabinda, conjuguée avec celle qu'il fera par la suite avec la guérilla qui se déroulait dans la région de l'ex- Stanleyville (4), l'avait beaucoup déçu. Parallèlement à l'action du « Che », nous menions une autre action pour le sauvetage de la révolution armée de l'ouest du Zaïre. En accord avec Nyerere, Nasser, Modibo Keita, N'Krumah, Kenyatta et Sekou Touré, l'Algérie apportait sa contribution en envoyant des armes via l'Egypte à travers un véritable pont aérien, tandis que l'Ouganda et le Mali étaient chargés de fournir des cadres militaires. C'est au Caire, où nous étions réunis sur mon initiative, que nous avions conçu ce plan de sauvetage et nous commencions à l'appliquer lorsqu'un appel désespéré nous fut adressé par les dirigeants de la lutte armée.


Malheureusement, malgré nos efforts, notre action intervint trop tard et cette révolution fut noyée dans le sang par les assassins de Patrice Lumumba. Durant l'un de ses séjours à Alger, Che Guevara me fit part d'une demande de Fidel. Cuba étant sous étroite surveillance, rien ne pouvait être sérieusement organisé en direction de l'Amérique latine pour acheminer des armes et des cadres militaires qui avaient été entraînés à Cuba. L'Algérie pouvait-elle prendre le relais ? La distance n'était pas un handicap majeur, bien au contraire, elle pouvait jouer en faveur du secret qui conditionnait le succès même d'une opération de cette importance. Ma réponse fut bien sûr un « oui » spontané. Et aussitôt commença la mise en place des structures d'accueil pour les mouvements révolutionnaires d'Amérique latine, placées sous le contrôle direct de Che Guevara. Rapidement, les représentants de tous ces mouvements révolutionnaires se transportèrent à Alger, où je les rencontrai à maintes reprises en compagnie du « Che ». Un état-major regroupant les mouvements s'établit sur les hauts d'Alger dans une grande villa entourée de jardins que nous avions, symboliquement, décidé de leur attribuer. Cette villa Susini avait été un lieu célèbre, dont le nom est passé à la postérité. Durant la lutte de libération nationale, elle avait été un centre de torture où de nombreux résistants et résistantes trouvèrent la mort.

Un jour, Che Guevara me dit : « Ahmed, nous venons d'avoir un coup dur, des hommes entraînés à la villa Susini se sont fait prendre à la frontière entre tel et tel pays (je n'ai plus souvenance des noms) et je crains qu'ils ne parlent sous la torture. » Il s'inquiétait beaucoup et craignait que le secret du lieu où se préparaient les actions armées ne soit éventé et que nos ennemis ne s'aperçoivent de la véritable nature des sociétés d'import- export que nous avions implantées en Amérique du Sud.


Che Guevara était parti d'Alger lorsque eut lieu le coup d'Etat militaire du 19 juin 1965 contre lequel, d'ailleurs, il m'avait mis en garde. Son départ d'Alger, puis sa mort en Bolivie et ma propre disparition pendant quinze années doivent être étudiés dans le contexte historique qui marqua le reflux ayant suivi la phase des luttes de libération victorieuses. Ce reflux qui sonna le glas, après l'assassinat de Lumumba, des régimes progressistes du tiers-monde et entre autres de ceux de N'Krumah, de Modibo Keita, Soekarno, Nasser, etc.

 

Cette date du 9 octobre 1967 inscrite en lettres de feu dans nos mémoires évoque une journée incommensurablement sombre pour le prisonnier solitaire que j'étais, alors que les radios annonçaient la mort de mon frère et que les ennemis que nous avions combattus ensemble entonnaient leur sinistre chant de victoire. Mais plus nous nous éloignons de cette date, quand s'estompent dans les mémoires les circonstances de la guérilla qui prit fin ce jour-là dans le Nancahuazu, plus le souvenir du « Che » est présent dans l'esprit de ceux qui luttent et qui espèrent. Plus que jamais, il s'insère dans la trame de leur vie quotidienne. Quelque chose du « Che » reste attaché à leur coeur, à leur âme, enfoui tel un trésor dans la partie la plus profonde, la plus secrète et la plus riche de leur être, réchauffant leur courage, attisant leur énergie. Un jour de mai 1972, le silence opaque de ma prison jalousement gardée par des centaines de soldats fut brisé par un grand brouhaha. Ainsi appris-je que, à quelques centaines de mètres seulement, Fidel était là, visitant une ferme modèle toute proche et ignorant sans doute que je me trouvais dans cette maison mauresque isolée sur la colline dont il pouvait apercevoir les toits au-dessus de la cime des arbres.


C'est certainement pour les mêmes raisons de discrétion que cette même maison avait été naguère choisie par l'armée colonialiste comme centre de torture. A ce moment, une foule de souvenirs remonta à mon esprit, une cohorte de visages, tel un film patiné par le temps, défila dans ma tête, et, jamais depuis que nous nous étions quittés, Che Guevara ne fut aussi vivant dans ma mémoire. En vérité, son souvenir ne nous a jamais quittés, mon épouse et moi. Une grande photo du Che a toujours été épinglée sur les murs de notre prison et son regard a été le témoin de notre vie quotidienne, de nos joies et de nos peines.

 

Mais une autre photo, une petite photo découpée dans un magazine et que j'avais collée sur un carton et protégée d'un plastique nous a toujours accompagnés dans nos pérégrinations. C'est la plus chère à nos yeux. Elle se trouve aujourd'hui à Maghnia, mon village natal, dans la maison de mes vieux parents qui ne sont plus et où nous avions déposé nos plus précieux souvenirs avant de partir en exil. C'est la photo d'Ernesto Che Guevara étendu, torse nu et dont le corps irradie tant de lumière. Tant de lumière et tant d'espoir.

 

 

 

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(1) Ernesto Guevara, Le Journal de Bolivie (préface de François Maspero), La Découverte, Paris, 1995.

(2) NDLR : ces soldats étaient placés sous les ordres du commandant Efigenio Ameijeiras, un vétéran du Granma, compagnon de la première heure de Fidel et du « Che », et ancien chef de la police révolutionnaire cubaine.

(3) NDLR : correspondant à 20 millions de francs français.

(4) NDLR : actuelle Kisangani, en République démocratique du Congo (ex-Zaïre).

* Chef historique du Front de libération nationale (FLN) algérien ; premier président de l'Algérie indépendante (1962) ; renversé par le colonel Houari Boumediène en juin 1965. Président du Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA).

 

Source : kubakoetxea

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Devoir de mémoire, #Au cœur du CHE

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S
<br /> Bonsoir les Guevaristes,<br /> <br /> <br /> Merci à Caro, ce texte est précieux car il donne des informations de première main sur les relations inter-état et il dit bien comme elles sont tributaires des relations humaines entre les chefs<br /> d'état.<br /> <br /> <br /> Il démontre combien les relations directes entre "hommes ou femmes" de bonne volonté peuvent renverser des montagnes.<br /> <br /> <br /> Pour cela, il faut accepter l'autre avec ses qualités et ses défaut dès l'instant que l'on sent la sincérité émanant du personnage. Et s'il existe des points de désaccord, on peut en<br /> débattre simplement et loyalement dans le respect mutuel.<br /> <br /> <br /> Hélas, nous savons tous que l'engagement politique ne suffit pas à garantir les qualités humaines qui devraient en découler...<br /> <br /> <br /> J'apprécie que chacune de vous fasse part de ses convictions en acceptant les convictions de l'autre et c'est la grande qualité de ce blog de permettre de tels échanges, quasiment impossibles<br /> ailleurs.<br /> <br /> <br /> Même si je ne partage pas certaines analyses, elles n'en sont pas moins respectables, et on peut essayer d'amener l'autre à partager ce que l'on croit être le plus efficace.<br /> <br /> <br /> C'est ce que je fais en argumentant pour le vote FdG qui est, à mon avis, le seul vote offrant une perspective de mobilisation pour la suite.  Car l'histoire le démontre, si le PS a la<br /> majorité à lui seul, c'est carrément une politique de droite qu'il met en application si un courant de "gauche" n'a pas assez de force pour le contrecarrer.  Et que cela me plaise ou non, le<br /> seul qui peut jouer ce rôle aujourd'hui, c'est le FdG.  <br /> <br /> <br /> La véritable bataille sera le vote pour les législatives. Un président sous la 5ème république ne peut rien faire s'il n'a pas une majorité à l'assemblée et au sénat. Pour le sénat, le PS n'a pas<br /> à lui seul la majorité, il faut faire en sorte qu'il en soit de même à l'assemblée nationale. Pour y arriver, il est indispensable que le FdG fasse un très bon score aux présidentielles afin de<br /> servir de point d'appui pour la campagne des législatives et montrer qu'on peut peser sur les choix à venir.<br /> <br /> <br /> Il va sans dire évidemment que je préfèrerais, comme vous, un "troisième tour" dans la rue. Mais la révolution que nous appelons de nos voeux ne semble pas être à l'ordre du jour, comme le<br /> confirme la dernière manif pour la défense de l'école publique par exemple, et j'avoue que j'ai un peu de mal à laisser continuer le massacre ...<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br />
C
<br /> <br /> Bonjour mon sage Serge,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je te remercie pour tout ce que tu nous dit qui est d'une richesse d'analyse et de développement importante en cette période de débats politiques et sociaux.<br /> <br /> <br /> J'espère en effet arriver à faire en sorte que chacun s'exprime sur ce terrain que je souhaite neutre à l'occasion et tu auras bien compris que c'est en cela que je ne ferais pas part de mes<br /> intentions de vote jusqu'aux élections. Cela fausserait vos débats , ce qui serait vraiment dommage et si je prenais parti directement sur mon blog ce serait déjà hypocrite de ma part et puis<br /> cela bloquerait forcément toute initiative de réflexion pour mes lecteurs.<br /> <br /> <br /> C'est facile pour moi d' être sincère puisque je suis très anar sur ce coup là mais je lis les réflexions de chacun et chacune sans préjugés et je sais que les lecteurs font comme moi et je suis<br /> très respectueuse de chaque prise de position parce qu'elles ont le mérite d'être formulées avec des objectifs bien précis de changement pour le bien du peuple , d'avancée progressiste néanmoins<br /> et humaniste forcément et sans entrer dans les détails du candidat choisi.<br /> <br /> <br /> Réfléchir, s'interroger, se positionner sont déjà des qualités d'êtres cultivés politiquement, d'êtres qui ont conscience que l'on peut encore changer les choses mais sans être utopistes face aux<br /> magouilles de l'appareil d'état et sans être naifs à propos de la sincérité des candidats.<br /> <br /> <br /> Tu as parfaitement raison Serge de souligner l'importance de l'enjeu des législatives, c'est même cette élection que les militants privilégient en priorité contrairement à ce que racontent les<br /> médias, pas fous qui occultent volontairement cette élection. Et c'est là que l'on voit encore le décalage entre la réalité du terrain et celle de l'écran.<br /> <br /> <br /> Et puis, force est de constater que la révolution comme tu le dit et Guevaranita également n'est pas à l'ordre du jour, le temps y est pour beaucoup aussi , c'est pour ça que je remercie encore<br /> tous les miltants de terrain qui se décarcassent pour les autres, leur mérite est d'autant plus grand .<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci de ta visite<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> bises<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> caro<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> Mais non , je n'avais pas encore vu l'article que tu m'as dédié, vraiment c'est super sympa ,cela me touche beaucoup et bien sûr je l'ai publié aussi sur mon blog, ça va en emmerder quelques uns<br /> qui n'ont de cesse de me faire passer, pour une taupe des socialistes ou autre chose de pas fréquentable .............OR, je ne suis pas encartée au PS , et je n'y serai jamais au vu des<br /> individus qui y sont ...IL n'y a que Ségolène que je soutiens, car c'est une femme ,pas parfaite certes, mais elle est courageuse, elle voulait révolutionner le PS ,elle ne s'est pas rendue<br /> compte que la tache était trop lourde, surtout avec tous les éléphants-dinausaures contre elle !!! je continue à la soutenir ,car je vois ce qu'elle a fait dans sa région  et<br /> ma foi, c'est déjà beaucoup......La révolution en France,ce n'est pas pour demain ,alors, il va falloir voter pour le" moins pire ",car l'abstention ou le vote blanc pourrait favoriser la Le<br /> pen ,et même Sarko..Mélenchon ou joly ne sont pas en position d'être au 1 er tour..Donc que nous reste-t-il ??? HOLLANDE  qui malheureusement n'est pas la réincarnation du CHE !!!! si on est<br /> pas content de sa prestation, alors là , il faudra faire "un troisième tour" dans la rue...mais quand je vois le succés des  journées d'action ,J'avoue que je doute.......des<br /> révolutionnaires sur papier ,il y en a !! mais iront-ils dans la rue ??????????????? J'espère que tu comprends ma façon de penser ....Une chose est sûre je suis de gauche, voire même<br /> gauchiste,j'ai souvent voté pour Besancenot.....BON enfin voilà ,mes états d'âme , le seul truc absolument  SUR , c'est que je suis radicalement GUEVARISTE et que je le serai jusqu'à la fin<br /> de mes jours.....Et  que je te suis extrêmement reconnaissante de m'avoir accordé ton amitié et de faire de si beaux articles sur le CHE , qui est assez méconnu ,bien que son portrait soit<br /> sur des drapeaux ou des tee-shirts,il faut que les gens sachent vraiment à que point c'était un HEROS ....MILLE FOIS MERCI ......................Avec toute mon amitié    <br /> guevaranita<br />
C
<br /> <br /> Bonsoir Guevaranita,<br /> <br /> <br /> Tu sais, moi, je comprends les motivations de chacun, je suis assez libérée et même si je suis encartée PCF, je ne fais surtout pas de campagne pour le FDG. Et je comprends néanmoins que des<br /> camarades s'investissent, je ne crois pas avoir la science infuse et mes penSées politiques sont en constante évolution, en constante recherche aussi, même si je sais me retourner de plus en plus<br /> vers mes idées anarchistes.<br /> <br /> <br /> Si je dois tordre le cou à mes intentions de vote blanc en couleur, se sera pour ne pas favoriser le bipartisme uniquement mais je n'ai pas encore affiné ma décision, je ne suis pas du tout<br /> motivée et j'envie ceux qui savent déjà ce qu'ils vont faire.<br /> <br /> <br /> En fait, j'ai toujours la tête ailleurs et mes voyages dans Notre Amérique me font beaucoup de bien pour décompresser, voir les choses en couleur et avec du soleil.<br /> <br /> <br /> Et je sais qu'avec cette année de Cuba, on va se faire plaisir et si j'ai touché mon objectif aujourd'hui avec toi, j'en suis très contente.<br /> <br /> <br /> Ce sont de petites choses mais elles réchauffent le coeur et on en a tous bien besoin.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Sinon, comme tu le dis, peu de gens sont motivés par la rue, il faut dire qu'elle n'apporte plus beaucoup d'avancées avec ce gouvernement qui méprise la parole du peuple !!<br /> <br /> <br /> Chez nous dans le mantois, ça ne bouge pas, ni à la cégète.<br /> <br /> <br /> Le Che était un brave, nous devons nous en inspirer tout comme Pablo aussi, c'était un communiste, un authentique et l'un comme l'autre sont des modèles de sagesse et d'humanisme.<br /> <br /> <br /> Bonne soirée et bises<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> caroleone<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> bonjour ma Camarade ,  une merveille ton article d'aujourd'hui ,bien entendu, je te l'ai piqué pour mettre sur mon blog ,je n'ai pas pu résister à la tentation !!!!!! bonne santé et bonne<br /> continuation,  avec toute mon amitié ,     guevaranita<br />
C
<br /> <br /> Bonsoir Guevaranita,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Fais comme chez toi, pique, pique....<br /> <br /> <br /> As-tu vu ton article à toi , celui du CHE qui t'es dédié ?<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> caroleone<br /> <br /> <br /> <br />