Complainte de la lune verte

Publié le 2 Avril 2013

 

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La lune sous ses rayons d’opale

Eclaire la terre de ses faveurs

Elle projette sa lueur ovale

D’un faisceau habillé de candeur

 

Verde que te quiero verde

Verde viento, verdes ramas

 

Etoiles cristallines dans l’ombre

Accrochées tendrement unies

Un sillon lumineux inonde

Le ciel s’éclatant d’embellie

 

Poissons d’argent oiseaux dorés

Parcourent le ciel chevauchant

Les étoiles filantes et mordorées

Sur la lagune des ombres flottant

 

Verde que te quiero verde

Grandes estrallas de combra

Vienen con el pez del alba

 

J’ai vu comme toi la gitane

Ses cheveux verts libérés

Sa chair de pomme occitane

Elle chantait son air diaphane

Sa pâleur tranchant l’aurore

Sa pâleur qui d’occitane

Ne portait pas les couleurs

D’un pays de grenades et d’opales

 

Verde que te quiero verde

Verde carne, pelo verde

Soñando a la mar amarga

 

La mer de son appel de sirènes

Lui tendait ses bras d’écume

Ses lames lui semblaient reines

De son âme emplie de brume

 

La gitane aux verts cheveux

Se glissa dans le lit de Neptune

Attirée par les accents nébuleux

Des algues vertes irriguées de lune

Elle coula pierre opaline dans l’eau bleue

Ses vœux se couchants dans l’abîme

 

Verde que te quiero verde

Verde viento, verdes ramas

 

Carole Radureau et Federico Garcia Lorca

(02/04/2013)

 

Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons

 

 

Extraits traduits de l’espagnol de La complainte somnambule (Romance sonambulo) de Federico Garcia Lorca :

 

*Verte que je t’aime verte, verte brise, vert ramage

*Verte que je t’aime verte, lagune en grandes étoiles, avec le poisson de l’ombre, ouvre à l’aube son canal

*Verte que je t’aime verte,verte est sa chair, cheveux verts songeant à des vagues amères

 

Version française sur cocomagnanville  ICI

 

 

 

 

Mais qui unit les vagues aux soupirs
Et les étoiles aux grillons ?

F. Garcia Lorca

 

 

La fin du poème est inspirée par celle d'Alfonsina Storni, le grillon qui s'enfuit dans la mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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H
<br /> Bonsoir Caro<br /> <br /> <br /> C'est une superbe idée ce poème en duo, comme une sonate à quatre mains. C'est aussi une belle façon de nous faire partager ton ressenti au poème de Federico. ( tu fais pas semblant quand tu<br /> choisis tes partenaires  ) Et cette gitane qui vous tend la main comme un trait d'union ... c'est simplement beau<br /> !<br /> <br /> <br /> Bisoux<br /> <br /> <br /> Serge<br /> <br /> <br />  <br />
C
<br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonsoir Serge,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tu me rassures un peu, je croyais avoir commis une impasse <br /> <br /> <br /> C'était comme une évidence que je devais écrire avec ces vers de Federico que j'aime tant. C'est mon poème préféré de lui, je ne sais pourquoi, il m'a toujours plu, alors qu'il est difficile à<br /> décrire, même pour lui. Les mots résonnent toujours dans ma tête, en espagnol, c'est particulier d'ailleurs.<br /> <br /> <br /> C'est déjanté alors ça me plait.....j'y ai fait un parallèle avec Alfonsina qui sort de ma mémoire quand je ne vais pas très bien, j'en ai conscience. Il faut me connaître, quand sortent<br /> Alfonsina et Vladimir Maïakovski, ce n'est pas trop bon......<br /> <br /> <br /> Mais j'ai réussi à inverser la tendance grâce à ce poème. Et que tu l'aimes, et bien, ça me fait très plaisir <br /> <br /> <br /> Oui, c'est vrai j'apprécie les partenaires poètes de haut niveau, parce que leur histoire me touche tout simplement.<br /> <br /> <br /> Bises et bonne soirée, merci de ta visite.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> caro<br /> <br /> <br /> <br />