L'amarante, la plante sacrée des aztèques fait de la résistance !

Publié le 16 Juillet 2011

 

L’amarante,  la plante sacrée des aztèques fait de la résistance !!

 

 

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L’amarante qui compte environ une soixantaine d’espèces est originaire d’Amérique centrale, du Mexique et d’Asie.

C’est la plus ancienne variété qui aurait été découverte dans la région de Veracruz où elle serait connue depuis plus de 4000 ans.

Ses noms courants français sont Amarante, blé des incas

Son nom latin : Amaranthus

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 Amaranthus caudatus

Les variétés qui étaient cultivées par les aztèques et les Incas sont :

  • Amaranthus hypocondriacus
  • Amaranthus cruentus ou amarante rouge ou couleur de sang
  • Amaranthus caudatus ou amarante queue de renard

 

amaranthus-hypocondriacus.jpg                                                                          Amaranthus hypocondriacus

 

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    Amaranthus cruentus

 

Le nom amarante provient du grec ancien formé du privatif-a (sans) et de maranthos (qui se fane) : plante qui ne fane pas d’où sa réputation d’immortalité chez les aztèques.

Anecdotes :

L’amarante donne son nom à une couleur.

Dans le langage des fleurs, elle signifie l’immortalité.

Le groupe Nightwish dans l’album Dark passion play consacre une chanson à l’amarante (amaranth) : « Caresse l’unique, celle qui ne fane jamais (…) caresse l’unique, l’amarante cachée, dans la terre de l’aube. »

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Petite description succincte :

 

Taille : de 1 à 2 mètres

Feuilles : alternes, portées par un long pétiole, limbe vert tendre

Fleurs : minuscules, très nombreuses regroupées en épis cylindriques , hermaphrodites, à calices scarieux et bractées colorées

Couleurs : blanc verdâtre, jaune, rouge pourpre pour les bractées

Fruit : akène contenant une minuscule graine (1à1.5 mm) allant du blanc à marron-rouge, noir

Croissance rapide

Floraison : été, automne

 

L’amarante chez les aztèques

 

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Elle était une plante sacrée comme les haricots et le maïs chez les aztèques qui l’utilisait comme aliment principal et dont la culture est alors à son apogée. Elle fournissait à ce peuple de grandes ressources nutritionnelles, thérapeutiques et rituelles. Elle était dédiée aux morts, liées aux sacrifices et considérée comme symbole d’immortalité.

C’était une importante source de protéines pour ce peuple qui en était sévèrement privé.

Les graines étaient consommées grillées (comme le pop-corn), sous forme de farine, les feuilles cuisinées comme légumes verts de la même façon que les épinards.

Après la conquête espagnole, Cortez fait la chasse aux plantes sacrées utilisées dans les rituels aztèques, elles sont interdites et les jardiniers qui continuent de les cultiver, sévèrement réprimés. Elle disparaît peu à peu de l’alimentation mexicaine dans laquelle elle constituait une composante de nombreux plats comme les tamales, les sauces, les tortillas et les boissons.

Durant les fêtes religieuses aztèques, des figurines élaborées à partir de la pâte d’amarante étaient offerts aux dieux du panthéon aztèque et quelquefois consommées lors de certains rituels religieux.

Comparée à d’autres céréales (ce qu’elle n’est pas), elle contient beaucoup plus de protéines, d’une meilleure qualité car ses acides aminés sont plus équilibrés.

Elle contient 2 fois plus de fer et 4 fois plus de calcium que le blé dur.

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De grandes valeurs nutritionnelles et médicinales

 

L’amarante est une sorte de bombe nutritionnelle : selon une étude réalisée en 1975 par l’académie nationale des sciences des EU sur les végétaux possédant un grand potentiel nutritionnel mais étant sous-exploités à démontré que la culture de l’amarante est l’une des 36 plus prometteuses du monde.

Elle reprend ses droits en Amérique centrale surtout au Mexiques et elle est en passe de regagner son statut de produit alimentaire.

Ses petites graines nutritives n’ont pas besoin de l’aide de produits chimiques pour arriver à nourrir la planète, ce n’est pas monsanto qui remplira ce rôle en bloquant toutes les plantes génétiquement, ces dernières savent très bien remplir leur rôle nourricier, si tant est que l’homme en ai conscience en cultivant ces plantes anciennes, riches en principes actifs.

Dans cet article il est question du Mexique et des Aztèques mais cette plante était aussi consommée sous les même formes par les Incas et leurs descendants Quechuas et Aymaras.

Cette plante adaptée aux zones sèches, poussant sur des sols pauvres, peu exigeante pour croître, est une ressource protéinique inestimable pour les peuples du tiers-monde.

De plus ces feuilles astringentes et diurétiques sont rafraîchissantes, son goût est léger et épicé.

Les graines sont utilisées dans l’industrie cosmétique et les colorants dont la couleur rouge est due à des bétacyanines.

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De nombreux principes actifs :

 

-          Fer

-          Lysine

-          Méthionine

-          Tryptophanes

-          Magnésium

-          Phosphore

-          Potassium

-          Cuivre

-          Zinc

-          Calcium

-          Acide folique

-          Acide pantothénique

-          Riboflavines

-          Thiamine

-          Niacine

-          Vitamines A, B, B9, C, E

Cette plante ne contient pas de gluten

Propriétés médicinales

Elles sont nombreuses :

La principale est que cette plante améliore la croissance, le développement et la conservation de la vie.

Sa richesse en protéines( 12 à 16 %) la rend utile dans les régimes végétariens.

C’est un antioxydant, elle diminue le taux de cholestérol, de diabète, d’hypertension, elle combat l’obésité, les diarrhées, elle est diurétique, emménagogue, galactogène et oestrogénique.

C’est également un espoir contre le traitement du SIDA grâce à la haute teneur en lysine de cette plante.

En usage externe, elle est utilisée comme antiprurigineuse, calme les démangeaisons et les irritations grâce au pouvoir émollient de ses mucilages.

Une vraie bombe naturelle en effet !!

La nature est bien faite, elle reprend toujours ses droits, ses plantes sacrées ne l’étaient pas pour rien, les aztèques et d’autres civilisations  ne s’y sont pas trompés.

Il n’y a bien que l’homme évolué pour mettre de côté toutes les plantes aux multiples vertus pour donner dans le chimique soi-disant sensé fournir aux pauvres une nourriture plus abondante.

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L’amarante, le boomerang naturel anti-Monsanto

 

Quand les mauvaises herbes aiment les OGM 

Un gène de résistance est passé d’un OGM à l’amarante. Cette adventice envahit maintenant les terres cultivées aux Etats-Unis.

Pas marrante, l’amarante...

Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.

Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

Comment en est-on arrivé là ?

Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.

Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

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   Amaranthus cruentus

 

L’amarante vous salue bien…

 

En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.

Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

Un manque flagrant de statistiques et d’informations

On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.

Jean Etienne

Plus d’info : http ://www.futura-sciences.com/fr.

 

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Caroleone

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Les fruits de la pachamama, #Les fleurs, #Mexique, #ABYA YALA

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C
<br /> <br /> Merci papy, c'est magnifique !!<br /> <br /> <br /> Cela me fait très plaisir, de plus les roses du jardin ont du mal à remonter avec ce temps pluvieux et froid !!<br /> <br /> <br /> Je t'embrasse<br /> <br /> <br /> caroleone<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> Bonsoir Carolita,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je n'ai pas trouvé de place pour poser cette toile sur ton blog de roses alors je profite de ce sujet pour te poser ceci qui devrait te plaire :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne nuit,<br /> Le Papy <br /> <br /> <br /> <br />