Chichen Itza

Publié le 22 Juin 2011

 

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CHICHEN  ITZA

 

Situation

Chichen Itza, site archéologique situé dans l’état du Yucatan au Mexique est un lieu aussi célèbre que peut l’être celui du Machu Pichu des Incas au Pérou. D’un style moins impressionnant que celui de Palenque, il demeure par sa richesse et son étendue le témoin irremplaçable de ce que purent être l’histoire et la culture Maya/ Toltèque et Itza qui ont laissé sur la pierre des monuments l’empreinte de leur vision du monde et de l’univers.

Chichen Itza demeure une énigme par rapport à sa chronologie qui est à cheval sur le classique terminal et le postclassique ancien, par rapport à l’identité des Itzas qui est incertaines ainsi que la nature des liens entre la cité Maya et le Mexique central.

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Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988.

Chichen Itza est désigné le 7 juillet 2007 comme l’une des 7 merveilles du monde après un vote organisé par la New seven wonders foundation.

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Chichen itza dans l’histoire

Pour bien comprendre l’histoire, il faut toujours connaître l’histoire du nom :

« CHI » = bouche

«  CHEN » = puits

ITZA : nom de la tribu

Ce qui donne : «  la bouche du puits des Itzas » et le tour est joué….

La cité fut fondée en 514 après JC, selon le livre sacré du Chilam Balaum, un puits (cénote) aurait été découvert sur le site par les Itzas qui l’ont abandonné deux siècles plus tard. Il faut savoir que les puits ou cénotes étaient des trésors inestimables dans cette région dépourvue d’eau.

Et puis, ils reviennent sur le site…..

Une légende affirme que les Itzás accompagnés par les Toltèques auraient investis la ville abandonnée en 987/989 sous la conduite du dernier roi-prêtre de Tula, Quetzalcóatl, vaincu par son rival Tezcatlipoca. L'âge d'or de la nouvelle dynastie, marqué par un style architectural nouveau, verra l'apparition du dieu serpent Kukulcan, émanation du Quetzalcóatl vénéré plus au nord. La cité sera de nouveau abandonnée vers 1185/1250, sans doute à la suite d'un conflit entre Uxmal, Mayapan et Chichén Itzá.

Lors de la conquête espagnole ; Franciso de Montejo tente de s’établir à Chichen Itza mais il est expulsé par les Mayas commandés par CANEK.

Ce n’est qu’en mars 1697 que la ville qui défendit longtemps pour son indépendance succombe à l’envahisseur espagnol.

La ville sacrée

Chichén Itzá, contrairement à la majorité des sites, ne possède pas de plan d'ensemble. Il est composé de plusieurs unités qui, sur une surface de plus de 5 km2, communiquent entre elles par des chaussées ou "sacbé", sacbeob au pluriel, (chemin pavé ou "blanc"). L'unité dominante est celle des Toltèques, entourée d'une enceinte peu élevée percée de plusieurs entrées. Les constructions réunissent les caractéristiques de l'architecture toltèque : portiques à colonnes, galeries, piliers, colonnes en forme de serpent, sculptures de Chac Mool, sculptures anthropomorphes de type "atlantes", porte-drapeaux, jaguars et aigles en ronde-bosse, tzompantli ou mur des crânes et représentations de Quetzalcóatl, baptisé Kukulcán en maya.

Les civilisations anciennes de la Méso-Amérique rendaient un culte aux serpents venimeux comme le cobra auquel ils attribuaient un symbolisme, les toltèques renforcèrent ce symbolisme en l’incorporant à leurs conceptions religieuses, artistiques et culturelles qui font que le serpent est souvent représenté sur les monuments.

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     Quetzalcoatl kukulkan                                                                       

 

LES MONUMENTS

 

Les premiers ensembles de pierre sont édifiés du VIIe au Xe siècle, ces constructions sont contemporaines d’Uxmal et fort ressemblantes !

Pendant l’occupation toltèque de nouveaux monuments sont édifiés, ils font partie de « nouveau chichen » afin de les différencier de ceux du « vieux chichen ».

Comme il est un peu difficile de s’y retrouver dans tous les monuments, je vais procéder comme pour une visite, en commençant par l’entrée principale et en vous détaillant les édifices successivement :

 

-          LE JEU DE BALLE ET LES TEMPLES

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Le jeu de balle ou jeu de pelote était appelé « tachtli » par les nahuas et « POK-TA –POK,  par les Mayas, c’était en fait un mélange de basket-ball et de hockey. Les deux équipes s’affrontaient sur le terrain, le but du jeu étant d’envoyer la balle de « chiclé » (en caoutchouc, pouvant peser 3 kilos) dans un anneau scellé de chaque côté de la muraille.

Les joueurs ne pouvaient toucher la balle qu’avec la tête, les coudes, les hanches et les genoux. Ce jeu de balle fut repris ensuite par les aztèques.

Le jeu de balle relevait d’un rite symbolisant la cosmogonie méso-américaine : pour mieux en comprendre le symbolisme :

 

-          La trajectoire de la balle représentait la course du soleil qui ne doit pas s’arrêter

-          Les anneaux de pierre servaient de cible et étaient disposés à l’est et à l’ouest (le levant et le ponant)

-          Le terrain représentait la plate-forme terrestre séparant le monde supérieur(le ciel) et l’inframonde(les enfers) dans lequel l’homme doit lutter de toutes ses forces pour rejoindre le monde supérieur.

D’une manière générale, la pratique cérémonielle du jeu de balle servait à révéler la volonté des dieux : pour trancher des débats voire des conflits politiques (le terrain du jeu de balle servait également de forum social), et pour, en cas de problème (agricole en particulier), donner des indices d’ordre divinatoire aux prêtres, qui suivaient le jeu avec attention pour en déchiffrer les signes.

Les cérémonies se terminaient toujours par la décapitation de l’équipe perdante ou du moins celle du chef, sacrifice servant à invoquer les dieux. Le tzompantli (autel des crânes) servait à recueillir les offrandes des têtes tranchées.

Certains historiens pensent que c’étaient plutôt les gagnants qui étaient décapités, puisque c’était un honneur suprême.

D’un point de vue technique le stade a des dimensions impressionnantes, c’est d’ailleurs le plus grand « tachtli » de la Méso-Amérique :

168 mètres de long et 70 mètres de large avec deux temples situés au nord et au sud.

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Photo de gauche : anneau-but (tachtli) du jeu de Balle (Chichén Itzá, Yucatán, Mexique)

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LE TEMPLE SUD

Il est situé à l’extrémité sud du jeu de balle et comporte une seule pièce sans décoration sur la façade. Sur les panneaux extérieurs, Kukulcan (serpent à plume) est représenté sortant de la gueule d’un serpent à plumes.

 

LE TEMPLE NORD Ou TEMPLE DE L’HOMME BARBU

Il est situé dans la partie nord du jeu de balles et comporte une seule pièce en plafond voûté, décoré de bas-reliefs d’arbres qui représentent Kukulcan, des guerriers et 13 personnages.

Sur le mur du fond, on trouve une sculpture représentant une curieuse tête d’homme barbu qui a donné son nom au temple.

Pour les dimensions de ce dernier : 3 niveaux échelonnés sur eux-mêmes, plate-forme de 14 mètres de long sur 8 mètres de largeur.

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 temple de l'homme barbu

LE TZOMPANTLI ou MUR DES CRANES

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   mur des crânes                                                      

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Le tzompantli est une construction en bois en forme de T avec 4 rangées de crânes empalés. Les murs de la plate-forme sont couverts de têtes de morts, c’était certainement le lieu où l’on exposait les têtes des victimes sacrifiées.

Sur un mur en talus repose un panneau encadré de deux corniches; celle du haut est décorée de crânes en bas-reliefs fichés sur des pieux; les corniches sont surmontées de serpents, d'aigles en train de manger des cœurs, de guerriers et de serpents à plumes, où l'on voit l'influence du centre du Mexique.

 

PLATE-FORME DES JAGUARS ET DES AIGLES

 

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   plate-forme des jaguars et des aigles

Elle est située à côté de la plate-forme de Vénus. Elle est carrée et équipée d’un escalier de chaque coté se terminant par une grande tête de serpent à plumes.

Les murs sont décorés de panneaux comportant des bas-reliefs qui figurent des aigles ou es jaguars en train de dévorer des cœurs humains. La corniche supérieure est ornée de guerriers couchés.

 

LE TEMPLE DES JAGUARS

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       temple des jaguars                                                           

Il est accessible par le côté Est du jeu de balle et se trouve près du mur des crânes.

C’est un petit temple formé d’une tribune d’où les princes Itzas devaient suivre le jeu.

Son nom lui vient d ‘une jolie frise jaguar décorative. A chaque angle, on voit un jaguar (la nuit) et un aigle(le jour) qui dévorent un cœur humain, symbole de l’offrande au soleil.

Le panneau supérieur comporte deux serpents à plume aux queues entrelacées.

La partie arrière du Temple des Jaguars qui donne sur le mur des crânes, forme une seule salle enjolivée de très beaux éléments décoratifs. Les piliers délimitent trois entrées; dans celle du milieu se dresse un trône en pierre en forme de jaguar, animal symbolisant le pouvoir des dirigeants mayas. On accède par trois entrées délimitées par deux grandes colonnes représentant d'énormes serpents, disposées de sorte que les queues servent de base; des guerriers forment la décoration des linteaux et des jambages.

PLATE-FORME DE VENUS

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  plate-forme de Vénus, vue aérienne

Au nord du château se trouve la plate-forme de vénus qui est la représentation symbolique de Quetzalcóatl-Kukulcan la plus vénérée par les peuples préhispaniques.

Elle est carrée et possède des côtés de 25 mètres, quatre escaliers centraux, des panneaux alternés saillants et enfoncés.

Sur les bas-reliefs des panneaux ont peut voir des représentations de Vénus sous forme de demi-fleurs aux pétales décorés de croix entourés d’une natte tressées, de Kukulcan surgissant de la gueule d’un serpent à plumes aux griffes de jaguar.

Aux angles, des glyphes du mois POP par lequel commençait l’année et des symboles de Vénus.

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    plate-forme de vénus, escalier d'accès

LE CASTILLO ou CHATEAU

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    El castillo

 

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Sa construction est datée entre 650 à 800 de notre ère.

C’est l’édifice le plus important et le plus spectaculaire du site qui est en fait une grande pyramide en terrasses appelée aussi El Castillo par les conquistadors espagnols. Il se trouve non loin du temple des guerriers.

Il mesure 24 mètres du sol à la plate-forme supérieure, c’est la pyramide la mieux conservée de la région mais on ne peut plus y accéder afin de la préserver.

Sa base est carrée et sa vocation est calendaire, les Mayas étant avancés dans l’astro-architecture.

Les quatre faces sont divisées chacune en 9 plateaux et porte 4 escaliers de 90(91 ?) marches.

En ajoutant la plate-forme supérieure, on obtient le chiffre correspondant aux jours de l'année solaire (365 marches, 52 panneaux : soit un par année du cycle maya). Sur chaque face de la pyramide existent 522 sections de tablero, le nombre d'années du "siècle", et les 9 étages, divisés en deux par l'escalier, donnent les 18 mois de l'année composés chacun de 20 jours.

La face nord est la seule à différer des autres, elle possède deux petites ouvertures sur le côté.

Sur la façade on peut observer des motifs décoratifs tels que serpents et tigres d’influence Toltèque.

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   trône jaguar

Les jours de l'équinoxe* (21 mars-22 septembre), l'ombre projetée sur le bord de l'escalier représente le corps d'un serpent qui descend du sommet de la pyramide jusqu'au sol et se prolonge vers les têtes sculptées posées sur le sol. A ces dates, la lumière du soleil forme progressivement de bas en haut, sept triangles lumineux sur la rampe de l'escalier nord-est (à droite sur la photo ci-dessus) jusqu'à dessiner complètement la silhouette du serpent Kukulcán d'une longueur de 34 m.

* 2 jours avant également et un jour après les dates mentionnées.

A l’intérieur du château se trouve une petite pyramide qui renferme un temple avec un trône en forme de jaguar peint en rouge, tacheté d’incrustations de jade, les crocs en silex, les yeux en jade et une sculpture de Chac Mool.

 

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   statue de Chac mool

 

LE CENOTE SACRE ou CENOTE SAGRADO

 

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  cenote sagrado

Ce puits naturel est situé au bout d’un chemin (sacbé) de 300 mètres de long qui part de la grande place du château vers le nord.

Il s’agit d’un puits circulaire de 60 mètres d’Ouest en Est et 50 mètres du Nord au Sud dont les murs tombent de 22 mètres jusqu’à la surface de l’eau profonde de 20 mètres environ.

Le fond est recouvert de boue et l’eau suite à la présence d’algues présente différents tons de vert.

C’était un lieu sacré où l’on réalisait des sacrifices au dieu Chaac, le dieu de la pluie et de l’eau.

A côté, on trouve les ruines d'un édifice qui fit office de bain de vapeur ou temazcal, utilisé autrefois pour purifier ceux qui seraient ensuite sacrifiés. On y construit aussi une plate-forme qui dépassait du bord, d'où l'on poussait les victimes.

Entre 1882 et 1968 des fouilles ont été réalisées au fond du puits par des chercheurs qui ont récupéré des objets de grande valeur et d'importantes pièces archéologiques provenant de différents sites, ce qui prouve la présence de pèlerins qui venaient de régions proches de Chichén Itzá ou de terres lointaines d'Amérique Centrale pour déposer des offrandes aux divinités honorées en ces lieux.
Les crânes des sacrifiés, de nombreux os et objets ont été récupérés: grelots d'or et de cuivre, disques en or ciselé représentant des scènes historiques ou religieuses, disques et miroirs de pyrite, perles de jade, boules de copal et de gomme, sculptures de têtes et de queues de serpents, objets en bois tels que petits bancs, manches et un bâton de commandement, porte-étendard en forme de jaguars, anneaux et sandales de cuivre, pierres polies provenant du Jeu de Pelote, vases, récipients en terre et pointes de flèches.

 

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  cenote sagrado

LE TEMPLE DES GRANDES TABLES

 

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  temple des grandes tables

Ce temple construit à côté du Temple des Guerriers doit son nom à ses niveaux superposés qui ressemblent à des paliers. C'est en fait une petite pyramide à quatre niveaux qui, autrefois, était dominée par un temple possédant un portique encadré par deux colonnes serpentines.
Bien qu'elle ne soit pas conservée dans sa totalité, la frise en pierre taillée, posée sur le sol devant l'escalier qui mène au temple, mérite un détour. Elle révèle une procession de jaguars, parmi lesquels sont intercalés des arbres et des pointes de lance. Au second niveau, se trouve un serpent à plumes sculpté.

LE TEMPLE DES GUERRIERS

 

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 temple des guerriers et les mille colonnes

Le temple des guerriers fait de l’ensemble des mille colonnes, il était réservé aux sacrifices humains.

Il est construit sur un temple plus ancien et repose sur une base de 40 mètres de côté et une hauteur de 12 mètres, la plate-forme à 4 étages est décorée d’aigles et de jaguars dévorant des cœurs humains.

Le temple laisse entrevoir à l’entrée deux piliers en forme de serpents ; la queue dressée, la tête sur le sol.

Au fond, on voit un autel dont la pierre est soutenue par des représentations humaines appelées atlantes.

Le temple comporte deux salles par lesquelles on accède par un escalier dont les côtés sont décorés de serpents à plumes.

Face à l’entrée du temple, se trouve un Chac mool.

Il est placé entre deux grands et beaux piliers serpentiformes, symboles du dieu Kukulcán, sur lesquels se déroule un splendide décor gravé. Les queues des serpents soutenaient les linteaux de l'entrée alors que leurs grandes têtes, agrémentées de cornes, servaient de base au niveau du sol.

Cet étrange personnage est sculpté dans la pierre dans une position à moitié couchée et reposant sur les coudes, de telle sorte qu'il soutient sur le ventre un plateau destiné à recevoir les offrandes faites au dieu (les cœurs des victimes sacrifiées.

Sur la corniche qui délimite le talus de la partie inférieure du temple se détache un mascaron représentant Kukulcan avec un visage humain sortant de la gueule d’un serpent.

Dans la seconde salle du temple, un autel se trouve encastré dans le mur du fond soutenu par des sculptures d'atlantes, éléments toltèques typiques figurant des guerriers avec des pectoraux, des ceinturons et des bracelets.

Du fait de l'interdiction de monter sur les édifices, il devient plus difficile de voir certains symboles comme le Chac Mool perché en haut du Temple des Guerriers.

 

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deux têtes de serpent à plumes sculptées dans la pierre, les gueules ouvertes découvrant leurs     crocs; elles servent de piédestal à deux sculptures représentant des guerriers, avec les mains jointes

 

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 temple des guerriers, le dieu Chac mool

 

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  temple des guerriers

 

LE GROUPE DES MILLE COLONNES

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   colonnade nord

 

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  mille colonnes

Il se trouve à côté du temple des guerriers.

C’est un ensemble de piliers et de colonnes magnifiquement sculptés pour la plupart et qui entourent une place carrée de grande dimension.

Les colonnes et les chapiteaux soutenaient des poutres sur lesquelles s’appuyaient des voûtes en maçonnerie.

On les nomme selon leur orientation : colonnade nord, nord-est, est, sud-est, ouest, et nord-ouest.

 

Le haut relief

On peut y voir un personnage richement paré d’un panache de plumes, d(oreillons et d’un anneau nasal, exemple de la somptuosité des gouvernants et des prêtres.

Il y a 16 colonnes par rangée (sauf à la première, 15) sur une surface de 50 mètres, leur hauteur est de 3 mètres et elles se succèdent sur une distance de 129 mètres.

Le Marché


Bien que son aspect le laisse supposer, il n'est toutefois pas certain que ce lieu ait servi de marché. La salle principale consistait en une galerie avec de hauts murs dans la partie arrière, des colonnes et des piliers devant et sur les côtés; un banc de pierre court le long des murs et près de l'entrée se trouvait un autel décoré de figures humaines à sa base de serpents à plumes sur sa corniche. L'entrée était ornée de piliers avec des personnages sculptés; derrière la galerie, les colonnes formaient un patio rectangulaire et soutenaient certainement un toit de poutres et de feuilles de palmes.

 

LES BAINS DE VAPEUR TEMAZCAL

 

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  bains de vapeur

On passe un portique à quatre colonnes pour entrer par une petite porte à la salle de vapeur où se trouvent des banquettes scellées aux murs; au fond existe toujours le four dans lequel on chauffait les pierres sur lesquelles on jetait de l'eau ainsi que de la fumée et de la vapeur.

A présent, nous allons continuer la visite par l’entrée par la zone centrale :

LE CENOTE XTOLOC

Non loin de là s'ouvre le petit cenote de Xtoloc, entièrement naturel qui n'eut pas la fonction sacrificielle de son grand collègue du "Nouveau Chichén".

 

L' AKAB DZIB ou TEMPLE DES ECRITURES

 

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  akab dzib

C’est la maison du glyphe mystérieux, le plus ancien vestige du site qui doit son nom aux inscriptions qui se trouvent sur le linteau surmontant la porte principale et qui n’ont pu être déchiffrés.

La structure est constituée de deux édifices composés de 8 galeries recouvertes de voûtes mayas qui se rejoignent au nord et au sud.

La Akab dzib mesure 54 mètres de longueur, 16 mètres de largeur et 6 mètres de hauteur.

Las Mayas antiques y ont laissé à l’intérieur des empreintes de mains peintes en rouge symbolisant Kabul (la main céleste et créatrice), dieu maya de la voûte céleste.

L’OBSERVATOIRE ou EL CARACOL

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l'observatoire

Il date de 900 à 1000 de notre ère et fait face au castillo. Il permettait aux Mayas d’étudier le mouvement des étoiles dont ils avaient une connaissance précise. Il permettait aussi d’observer la planète Vénus attribuée à leur dieu principal, Kukulkan.

L’édifice est construit sur une plate-forme rectangulaire résultant de superpositions successives. Les fenêtres situées au sommet permettaient l’observation des astres.

Sur le terre-plein a été construit une base circulaire de 11 mètres de diamètre et 3.70 mètres de haut ornée de corniches avec des moulures et des mascarons représentants le dieu Chaac.

Dans la tour se trouve un escalier en colimaçon (caracol) d’où le nom du site, et conduit à la salle d’observation.

La tour est constituée d’une salle circulaire percée de meurtrières de visée qui permettaient aux astronomes mayas d’étudier les phénomènes célestes.

Les astronomes mayas ont été capables de définir la position des différents corps célestes et se consacraient à l'observation de leurs mouvements. Sur la base de calculs astronomiques et mathématiques très précis, ils ont mis au point un calendrier solaire, Haab, de 365 jours, divisé en 18 mois de 20 jours plus 5 jours "supplémentaires" et un calendrier rituel, Tzolkin, qui déterminait la vie de la population et le destin des hommes; il y avait en fait une utilisation combinée de ces deux calendriers; parmi leurs tâches, figurait également la recherche de l'harmonie de L'Univers en perpétuel mouvement et de la répétition de ses cycles dans le temps.

 

LE TEMPLE DES PANNEAUX SCULPTES

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 temple des panneaux sculptés

Le temple célèbre parfaitement l’accord entre les architectes mayas et toltèques. On y célébrait les rituels liés à l’élément feu.

Il est construit en deux étapes : le temple est édifié sur un soubassement, on y accède par un portique à trois entrées, deux colonnes serpentiformes et une salle avec une banquette. Une autre salle est ajoutée ultérieurement à laquelle on accède par un portique à  4 colonnes.

Sur les murs extérieurs on peut voir les remarquables panneaux qui donnent leur nom au site ornés des éléments suivants : guerriers, dieux, jaguars, singes, serpents, oiseaux, arbres et une hutte avec 3 personnages.

L’EDIFICE DES NONNES, L’EGLISE ET L’ANNEXE

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                                                      temple des nonnes

Le palais des nonnes porte ce nom certainement en raison de la grande qualité de pièces ressemblant à des cellules et n’a aucun rapport avec le symbolisme religieux chrétien.

Il était peut-être destiné aux offrandes dédiées aux dieux de la pluie.

Il est de style Chénès le plus pur avec la présence du masque de Chaac entouré de motifs baroques.

Cet ensemble est composé de plusieurs structures superposées et en forme de quadrilatère avec deux annexes.

L’église doit son nom à la proximité de l’édifice des nonnes, sa construction est située entre le VIIe et VIIIe siècle.

La décoration est basée sur la symétrie et réalisée en mosaïques de pierre.

La frise comporte trois mascarons de Chaac, dieu de la pluie, disposés au centre.

L’annexe est un très bel édifice des plus harmonieux du style Chénès de Chichen Itza.

De plan rectangulaire, il comporte trois galeries parallèles de trois chambres chacun plus deux salles donnant à l’est et à l’ouest.

Les deux moulures supérieures font le tour de l’édifice enserrant un bas-relief en pierre d’un serpent en reptation.

La façade orientale présente de nombreux éléments décoratifs parmi lesquels ressortent les mascarons et les têtes aux nez recourbés symboles du dieu de la pluie.

Les façades nord et sud comportent des moulures surmontées de motifs allégoriques en relation avec la queue du serpent à sonnette.

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 église du temple des nonnes

 

MAISON COLOREE ou CASA COLORADA Ou CHICHANCHOB

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 maison colorée

C’est une construction en pur style Puuc composé de masques de Chaac au dessus des portes.

Son soubassement à l’arrière servait de tribune à un petit jeu de pelote dont seulement quelques pierres trahissent la présence.

Ce temple domine quelques structures en ruine au  nord la maison du cerf.

Son nom de maison colorée lui a été attribué à cause d’une bande de couleur rouge sur le parement du portique.

C’est le plus grand et le mieux conservé des 4 édifices du groupe central.

LA MAISON DU CERF ou CASA DEL VENADO

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 maison du cerf

Elle a reçu ce nom, car, selon la tradition, il y avait sur l'un des murs intérieurs une peinture de cerf. C'est un petit temple à trois chambres, érigé sur une plate-forme aux angles arrondis, auquel on accède par un escalier central. La façade et la frise sont lisses, séparées par des moulures composées et surmontées d'une grande "cresteria" (crête faîtière) très endommagée, sans aucun ornement.

L’OSSUAIRE ou TOMBE DU GRAND PRETRE

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Ce monument appartient à l’époque toltèque, il servait de tombe aux personnages importants.

D’une hauteur de 10mètres il est composé de 9 terrasses échelonnées se superposant. Cette petite pyramide a été remise en état récemment ce qui a permis la découverte de 7 tombes dans lesquelles se trouvaient des offrandes de toute sorte : coquillages, poteries, figurines de cristal de roche et de jade, grelots.

Dans les murs sont incrustées des pierres qui forment des marches qui permettaient d’atteindre une grotte naturelle symbolisant le passage dans le monde des morts.

A côté de l’ossuaire se trouve une stèle de pierre gravée qui est la seule de Chichen Itza.

 

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  côté de l'ossuaire et stèle en pierre gravée

Le Temple de la Série Initiale


C'est un ensemble de temples appelés "Grupo de la Fecha"; le plus important est celui de la Série Initiale où l'on trouve la seule inscription hiéroglyphique de l'Ancien Chichén portant une date complète; on y lit : 10.2.9.1.9 Muluc 7 Zac, ainsi que : 10.2.10.0.0., 2 Ahau, correspondant à l'année 879 après J.-C., époque du maya classique. Elle est inscrite sur un linteau posé sur deux colonnes monumentales de type "atlantes". Généralement, les inscriptions mayas débutent par ce que l'on appelle le compte long ou série initiale qui sert à indiquer les baktums (cycle de plus ou moins 400 ans), les katunes (20 tunes), les tunes (années), les vinales (20 kines) et les kines (jours).

Le Temple des Atlantes


Il s'agit d'une petite construction dont l'entrée était entourée d'atlantes qui en constituaient le décor principal; une partie de leur habillement consistait en pectoraux, bracelets, ceinturons et protège-nez; tous ces éléments qu'ils utilisaient pour indiquer leur profession et leur rang permettaient de les identifier comme des guerriers. La façon dont avaient été disposés leurs bras et leurs mains laissent penser que ces atlantes avaient pour fonction de supporter la base du toit. Ce type de sculpture est la manifestation, dans le domaine artistique et culturel, de l'influence toltèque du centre du Mexique qui s'est peu à peu intégrée à la culture maya.

Le Temple des Hiboux


Situé au milieu de la végétation dans la zone de l'ancien Chichén, il n'en reste que quelques piliers ornés de remarquables bas-reliefs représentant ces oiseaux qui, peut-être, ont pu être pris comme symboles de la nuit ou comme les augures de la mort ou du malheur. Il est possible que l'utilisation du hibou comme élément décoratif dans la Péninsule soit due aux envahisseurs toltèques; les Mayas utilisaient habituellement d'autres oiseaux dans la décoration, soit représentés de façon réaliste, soit combinés avec des traits humains pour créer ainsi que des êtres fantastiques et mythologiques.

Le Temple des Trois Linteaux


De plan rectangulaire, ce temple est composé de trois chambres dont les portes sont surmontées de linteaux sculptés; sur l'un d'eux la date de l'année 850 après J.-C. est inscrite. La partie supérieure de la façade est ornée d'un serpent en reptation, de rangées de colonnettes et de mascarons de Chaac aux deux angles. Le décor de la partie arrière est constitué de panneaux en forme de jalousies et de colonnettes.

Sources :

http://www.revemexicain.com/index.php, wikipédia , http://www.insecula.com/salle/MS02825.html

caroleone

 

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