Mexique : La civilisation Maya

Publié le 18 Mars 2011

 
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Les Mayas

 

 « Il n'existera sur terre ni gloire ni grandeur jusqu'à la création de l'homme »

Légende Maya

 

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Époque Pré-Classique (-2000 à -200 avant J.C.)

 

L'apparition des Mayas dans le sud du Mexique, en pleine forêt tropicale, remonte à environ 1500 avant J.-C. Mais on a pu retrouver des traces de leur existence dans la région de Cuelho, Belize, et les dater de -2000 ans. Ils semblent se sédentariser et pratiquent l'agriculture et la céramique. Ils furent sûrement les premiers hommes du continent à utiliser l'écriture dès -300, ce qui nous permet de mieux les connaître. Ils utilisent le zéro et s'intéresse beaucoup à l'astronomie. Il vénère un dieu Solaire... On les connaît surtout par leurs deux fameux codex : Le « Chilam Balam » et le « Popol-Vuh » , « leur Bible », le livre Maya de la genèse. Il commence ainsi :

 

« Ceci raconte le premier récit, le premier discours.
Rien ne signalait la face de la terre.
Seuls existaient la mer sans mouvement et le ciel dans toute son étendue.
Il n'y avait qu'immobilité et silence dans l'obscurité, dans la nuit.
Seulement le Créateur, le Formateur, le Cœur du Ciel,
car tel est le nom de Dieu, était dans l'eau, entouré de clarté. »

 

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 Le Roi Pakal 

Époque Classique (250 à 950 après J.C.)

 Palenque, Bonampak, Copán, Uxmal, Tikal...

 L'apogée de la civilisation Maya dite de l'« époque classique », vers l'an 400, semble la mettre ne concurrence avec la civilisation de Teotihuacán mais il semble que leurs relations diplomatiques et commerciales soient restées très limitées. On ne peut véritablement parler d'empire comme pour celui des Aztèques car il s'agissait en fait d'une communauté d'états relativement indépendants les uns des autres, vivant dans le même culture, vénérant les mêmes dieux mais conservant leur autonomie. Un système que l'on peut qualifier de féodal. Palenque au Mexique, Copán au Honduras, Tikal au Guatemala... Il faut s'imaginer les énormes distances que les séparaient. La jungle tropicale omniprésente limitant les déplacements... mais n'était-ce pas là leur meilleur protection contre les envahisseurs qui venaient du nord ? Mais cela ne durera qu'un temps.

 

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 Fresque de Bonampak (détail)

 « Maintenant, il est étonnamment clair que les Mayas de l'époque classique, et leurs ancêtres pré-classique,
étaient gouvernés par une dynastie héréditaire de guerriers pour qui l'auto-sacrifice, l'effusion de sang
et le sacrifice d'hommes par décapitation ont été une obsessions suprême. »

Michael Coe

 

Palenque est un site religieux mais de moindre importance que celui de Chichén-Itzá. Il est un peu plus ancien, de la période « classique » de l'« Ancien Empire », VI et VIIème siècle. C'est vers l'an 615, sous le règne d'un certain roi Pakal, que la cité s'est développée et enrichie. Imaginez... En Europe, c'était le Moyen-âge, dont il nous reste peu de témoignages en comparaison de ce que l'on sait des Mayas du Mexique. Comme pour les autres citées mayas, on ne connaît pas les raisons de son déclin soudain. Autant la cité était riche et rayonnante, autant son abandon reste un mystère. Famine, trouble politique, maladie, superstition..., comme pour Copán, au Honduras, le trouble reste et l'on sent à travers les témoignages archéologiques, la fragilité, voire la précarité, de ces cité mayas. Ici, aujourd'hui à Palenque, la cité est en pleine forêt vierge, comme elle l'a toujours été, et ce n'est qu'en 1830 qu'on l'a redécouverte. Les archéologues n'ont défriché qu'une petite partie du site et de nombreux temples sont encore à découvrir sous l'épaisse couverture végétale. Le spectacle sur place est total.

 

 

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Époque Post-Classique (950 à 1500 après J.C.)

 

Chichén-Itzá, Mayapán, Lamanai,

 Chichén-Itzá est la plus grande des cités Mayas. C'est au 11ème siècle qu'elle devient le grand centre religieux dédié au Dieu, Quetzalcoátl, le « Serpent à plume ». Elle s'épanouit après le déclin des grandes cités du Sud (Copán, Uxmal, Bonampak...). Il faut attendre l'arrivée de tribus Toltèques, fuyant la région centrale de Mexico devant l'avancée de barbares venant du nord, probablement des Chichimèques, pour voir apparaître un regain de vitalité chez ses Mayas qui ont déjà une longue histoire derrière eux. Ces immigrants Toltèques furent bien accueillis. Ils témoignaient le la même noblesse. Il apportaient aussi leur foi et leur cultes. Quetzalcoátl, le dieux vivant, était arrivé avec eux... Il prendra la place centrale du panthéon maya, érigeant en son honneur les plus grands temples. La fameuse pyramide de Chichén-Itzá que l'on nomme « le Caracol ». D'ailleurs, à l'équinoxe d'automne, se produit un phénomène intéressant. Comme en Egypte, et ailleurs, le soleil couchant projetant ses rayons sur les marches et les sculptures de la pyramide, animant lentement dans sa descente les ombres des serpents qui semblent alors se mouvoir. Ils annoncent ainsi le temps des semences. La cité se développa après la décadence et la disparition des cité mayas du sud comme Copán. Le site est d'une splendeur telle que l'on ressent encore la présence des forces qui le fit naître.

 

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« Le Caracol », temple de Chichén-Itzá

 

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 Le disque de pierre dit de « Chinkultic », (entre 600-900)
un joueur de pelote frappe une balle de la hanche...

 

Il faut parler du génie des Mayas dont on peut voir encore la splendeur à Chichén-Itzá, Uxmal, Bonampak... Un peuple au culte solaire et adorateur du dieu de la pluie en honneur duquel ils pratiquaient déjà le sacrifice humain. On les connaît aussi pour leur passion pour les publics dont le fameux jeux de « pelote » .Il nous ont laissé une grande quantité d'informations et d'objets et nous avons une bonne vision de leur vie avant l'arrivée des Espagnols. Leur vision de l'Univers était très intéressante. Ils croyaient que l'histoire n'était qu'un éternel recommencement où tout les événements, du plus banal au plus grand, se répètent sans cesse, selon un cycle temporel bien défini. Ainsi, les guerres étaient-elles prévues et planifiées : on savait d'avance quel serait le vainqueur, quel serait le vaincu. Pour prévoir tous ces événement capitaux, ils avaient construit un calendrier presque aussi précis que le nôtre, de 365 jours, autour duquel toute la vie de la cité gravitait. Il faut s'imaginer dans un monde où le temps est une obsession et où toute tentative de « rébellion » est impossible puisque tout est prévu. Tous se répétait selon des cycles astronomiques dont le plus long durait 52 ans, nommé le « Compte-long », au terme duquel un catastrophe se produisait. Curieusement, ce cycle est réglé sur celui de la planète Vénus et non sur celui du Soleil ou de la Lune comme le plus souvent. Et même la fin définitive du monde : le 24 décembre 2012 ! Il semble qu'ils pouvaient prévoir aussi avec une grande grande précision les éclipses de Lune et de Soleil. Etonnants Mayas, que l'on pourrait comparer aux Grecs de notre antiquité. Ils nous sont presque familiers lorsqu'on lit leurs poèmes et leurs épopées, comme celle qui retrace la lutte de Quetzalcoátl, le roi-prêtre de Tula, contre Tezcatlipoca, dieu de la guerre. Quetzalcoátl, vaincu et fuyant vers le Yucatán où il finit par s'établir à Chichén-Itzá vers l'an 987 !...

 

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 La fameuse dalle funéraire du Roi Pakal

   
 
 
     

Sciences 

Les Mayas étaient d'excellents astronomes qui n'avaient rien à envier à leurs collègues européens. Par ailleurs, leur système mathématique permettait, même aux personnes les moins érudites, de savoir compter...

Calendrier, astronomie

Le calendrier Maya est très précis, avec un an de 365 jours ! L'année solaire (haab) comporte 18 mois de vingt jours chacun, et un 21ème de cinq jours. Ces mois s'appellent : Pop, Uo, Zip, Zotz, Tzec, Xul, Yaxkin, Mol, Chen, Yax, Zac, Ceh, Mac, Kankin, Moan, Pax, Kayab, Cumbu et Uayeb. Du point de vue de l'astronomie, les Mayas étaient parvenus à construire des observatoires d'une grande précision. Des ouvertures étaient façonnées de manière à pouvoir observer le déplacement des astres et des planètes. Selon nos

Observatoire 'El Caracol' sur le site de Chichén Itzá.

scientifiques actuels, la précision de ces constructions, et la connaissance mathématique des astronomes de l'époque étaient telles qu'ils pouvaient prévoir un évènement annuel à quelques secondes.

L'une des constructions les plus fameuses est l'observatoire "El Caracol" de Chichen-Iza, situé au Yucatan. Caracol signifie l'escargot, à cause de sa forme et du trajet en colimaçon, qui permet d'accéder au sommet. Ses murs indiquent la ligne de visée qui divise respectivement les positions du coucher du Soleil et de la Lune à l'équinoxe de printemps.

 

Un site intéressant et complet pour ceux que cela intéresse :

 http://www.louisg.net/C_maya.htm

 

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Mathématiques

Le système mathématique est, non pas décimal (c'est à dire de 0 à 9) mais vigesimal (le changement de "dizaine" se fait à 20). (Informatiquement, c'est une base 20). Ils utilisaient une combinaison du 0 sous le signe d'un ovale, le point pour les unités et la barre horizontale pour le 5. L'ensemble des symboles mathématiques permettait, même aux gens privés d'instruction, d'effectuer des additions et des soustractions à des fins commerciales. Selon les Mayas, certains chiffres étaient plus sacrés que d'autres en raison du rôle spécial qu'ils jouaient. Le 20 en faisait partie, car il correspondait au nombre de doigts et d'orteils sur lesquels les humains pouvaient compter.

 

Un lien : http://www.hanksville.org/yucatan/mayamath.html

 

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 Le territoire des Mayas en 1519

 

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Seigneur Maya

 http://www.vivamexico.info/Index1/Mayas.html 

 

Chichén Itza

 

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Kukulkan  

 

(en Maya, Chi veut dire "bouche", Chén veut dire "puits" et Itza est le nom du peuple qui fonda la ville en l'an 534 ap JC)

 

 

Chichén Itza se trouve au nord de la province de Yucatán à 120 km de Mérida. A partir du Xème siècle, Chichén Itza reprend son rôle de centre religieux et culturel du Yucatán. Des civilisations par exemple, les Toltèques ou les Mayas, y vivaient. Des envahisseurs non Mayas, les Itzás, provenant du plateau central et de la côte du golfe, sous le commandement de chefs toltèques apportèrent de nouvelles conceptions religieuses, sociales et artistiques, telles que les cultes astraux, les sacrifices

humains, la suprématie des guerriers. Mais le site fut abandonné fin du Xème siècle.

Les principaux monuments sont la pyramide de Kukulkán (nommée aussi El Castillo), un jeu de paume et le temple des Jaguars. La juxtaposition des serpents à plumes Toltèques et de divinités Mayas, la figuration de dignitaires Toltèques et Mayas dans les fresques montrent que la greffe des deux civilisations fut admirablement réussie.

 De plus, on retrouve un énorme puits naturel, le Cenote Sagrado, aux parois verticales d'une profondeur de 20 mètres. Lors de sécheresses, les Mayas y faisaient des sacrifices humains, surtout des femmes et des enfants pour les dieux, au cours de cérémonies religieuses. On y a aussi découvert des disques d'or ciselés au fond de celui-ci qui reflètent l'art sublime de l'artiste Maya dans la ciselure, mélangé aux motifs inspirés des Toltèques.

 

Uxmal

 

Située en pleine jungle tropicale, dans la péninsule du Yucatán, cette cité connût son apogée grâce aux Mayas du VIIème au Xème siècle. C'est en effet un grand site qui demande environ 3 heures de visite pour être apprécié par les touristes. En effet, dès l'entrée, la Pyramide du Devin (Pirámide del Adivino) s'impose avec ses 28 mètres de hauteur et avec sa pente abrupte qui rend l'ascension difficile.

 

Une fois le sommet atteint, vous découvrirez une vue imprenable sur le Quadrilatère des Nonnes (Cuadrángulo de las Monjas). Celui-ci se compose d'une cour centrale entourée de quatre bâtiments dans lesquels on découvre de nombreuses pièces. Une fois traversée la cour du jeu de bol, vous arrivez au Palais du Gouverneur (Palacio del Gobernador), construction de 98 mètres de long sur à peine 3,50 mètres de large, surélevée par une ample plate-forme décorée par un immense panneau de frises, dont la splendeur permet de considérer le Palais du Gouverneur comme l'un des édifices les plus majestueux de toute la Méso-Amérique. Uxmal est encore composée de nombreux bâtiments qui méritent d'être visités. Le soir, un merveilleux spectacle "son et lumière", à qui il redonne toute la magnificence à ce site et met en valeur tous les édifices Mayas.

 

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                                                   la pyramide du devin

 

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 Vue générale du site avec le jeu de bol devant, le Quadrilatère des Nonnes derrière et la Pyramide du Devin à droite

 

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le quadrilatère des nonnes

 

Tulum

 

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 Tulum, avec sa magnifique vue sur la mer
d'un autre point de vue

 

 

Situé sur la péninsule du Yucatán, dans l'état de Quintana Roo à 130 km de Cancún, Tulum a été un centre pour les Mayas. Ceux-ci y vécurent de 1200 à 1500 après JC.

Tulum est un lieu tout petit compensé par sa beauté qui éclate aux yeux. En effet, il est géographiquement à côté de la mer turquoise des Caraïbes. Sous les Mayas, Tulum portait le nom de Zama, ou Cité de l'Aube. C'est en effet l'endroit rêvé pour observer un lever de soleil sur la mer. Il a été changé en Tulum (qui veut dire "forteresse " en Maya) car il est fortifié par l'avant et les côtés de remparts (5 à 7 mètres de haut), et à arrière se trouve la mer, un véritable endroit stratégique pour les ennemis. On y trouve également 3 observatoires, situés dans chaque coin du site.

 

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Le site proprement dit de Tulum

 

 

Le commerce maritime devait être important car le site est très bien situé et les mayas amarraient sur le quai les navires destinés au commerce autour de la péninsule et quiconque qui réalisait du commerce sur la côte devait obligatoirement passé aux alentours. Un mur de corail devait sûrement empêcher que d'autres bateaux puissent accoster. De nombreux pèlerins se rendaient à l'île de Cozumel depuis Tulum pour y vénérer la déesse Ixchel. C'est en 1518 que les Espagnols découvrirent ce lieu, lorsqu'ils naviguaient le long de la côte, sous les ordres de Juan de Grijalva.

 

 

Après la conquête, les travaux forcés imposés aux peuples de Tulum ont causé un délaissement du site, qui fut peu à peu abandonné, la végétation a commencé à le couvrir. 

 

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Tulum, avec sa magnifique vue sur la mer
d'un autre point de vue

 

http://www.mexique-fr.com/

 

CALAKMUL

 

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Calakmul est, de loin, le lieu le plus impressionnant de la région du Campeche. C’est l’exemple même du site, légèrement difficile d’accès, mais qui une fois atteint devient mythique, et qui tend à devenir « incontournable » d’ici quelques années.

Situé à 360km de Campeche et 30km de la frontière Guatemaltèque, les ruines se trouvent à l’intérieur de la biosphère du même nom inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Vous y rencontrerez les villages environnants où se pratiquent l’agriculture biologique, l’apiculture et la médecine naturelle.

A ne pas rater…

La réserve : elle abrite d’innombrables variétés d’oiseaux (354 espèces), autant de papillons, une vingtaine d’espèces de serpents, des pumas ou encore des jaguars… Vous y trouverez également 70 variétés d’orchidées.

Le site : il vous faudra traverser près de 60km de routes à travers la jungle bruyante avant de l’atteindre. Comptez 2h de balade agréable dans les sous-bois sur des sentiers balisés, et gravissez la grande pyramide qui domine toute la jungle jusqu’au Guatemala. A couper le souffle !

 

Le peuple du maïs

 

Aliment de base des repas mayas, le maïs est bien plus que de la nourriture : il est omniprésent dans la vie quotidienne et dans l'imaginaire. La culture apparaît vers 5000 avant JC, en Amérique Centrale. Mais la plante ne porte pas plus d'une dizaine de grains. Par hybridation, les agriculteurs réussissent à créer le maïs que nous connaissons aujourd'hui. Nous leur devons la céréale la plus consommée dans le monde aujourd'hui.

Leur légende raconte comment la déesse Xmucane a moulu neuf fois des grains de maïs, puis elle a mélangé cette farine à de l'eau pour former une pâte. Les dieux ont utilisé cette pâte pour modeler le premiers hommes.

 

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L'agriculture sur brûlis

 

http://www.france5.fr/inca-maya-azteque/fr/index.html 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Mexique, #Civilisations précolombiennes, #Mayas

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C

Si tu y vas en voyage organisé, c'est très cher, plus de 1500 euros à mon avis mais en voyage aller , si tu es logé sur place, c'est moins cher. Il doit y avoir des astuces car les jeunes de mon
assoc y partent dès fois pour 300 euros, il faut se renseigner, et pour moi, ce n'est pas le moment. Je ne veux pas prendre le risque de causer un divorce, mon mari ne veux pas me laisser partir,
il dit pour m'en dissuader que je ne supporterais pas la pression atmosphérique dans l'avion car j'ai des problèmes auditifs.....qu'importe, un jour j'irai , mais pas trop vieille j'espère !!


P

Tu as une idée du prix d'un billet aller ?


Amicalement,
Le Papy


C

Oui, je me doutais que Tulum était le seul port maya. Je suis contente que cet article te plaise, néanmoins,j'aurais pu faire mieux !
Mais j'exploiterais d'autres thèmes, c'est long une année de Mexique, mas ce pays regorge de sujets à disserter et ce qui est terrible c'est qu'en même temps que j'édite je découvre et cela me
donne encore plus envie d'y aller.....
Si je pars là bas, je trouve Marcos et je reste avec lui !!
A défaut du CHE, c'est l'un des seuls révolutionnaires marxistes qu'il me reste !
Et puis, c'est tellement beau, je sais par les jeunes de mon assoc qui vivent pour certains à san cris que le Chiapas est magnifique aussi, très vert.
Ah lala, quelle vie !!
Et ce n'est pas en chômant 15 jours par mois que je vais remplir ma cagnotte!

Amicalement

caroleone


P

BRAVO !
C'est un magnifique documentaire très enrichissant qui pour une fois ne présente pas le peuple Maya comme des sanguinaires. J'étais lassé de tous ces reportages réalisés par des reporters au
service du colonialisme, qui mettaient surtout en avant les sacrifices humains soit-disant liés à la culture des Mayas.
Ces sacrifices ont existé, les Mayas étaient dominés par un "Pape" (une sorte de roi et chef spirituel). Les sacrifices humains faisaient partie de leurs croyances tout comme pour les Incas et les
Aztèques. Ils intervenaient pour calmer la colère des Dieux qui apportaient la sécheresse et donc la famine de ce peuple dont l'économie reposait essentiellement sur la culture du maïs et du
cacao.
J'avais appris dans un de ces documentaires que la monnaie d'échange était justement les fèves de cacao !

Le plus grand sacrifice fût celui que les espagnols ont infligé aux civilisations Mayas, Incas et Aztèques qui ont été anéanties par les "conquistadores" venus conquérir les terres du "Nouveau
Monde" au nom de la Couronne espagnole au 16e siècle.

Comme tu dis souvent, l'histoire se répète, de nos jours ce sont d'autres civilisations qui sont persécutées mais pour un autre or : le pétrole.

Savais-tu que le port de Tulum est l'unique port maya connu à ce jour ?


Amitiés,
Le Papy


C

Papy,

J'ai rectifié le tir en ajoutant le calendrier maya, le lien que j'ai mis est vraiment très complet pour qui s'y intéresse.

Caroleone