Chili : Chuquicamata, l'enfer sur terre

Publié le 18 Mars 2013

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Photo Yann Arthus-Bertrand

 

 

C’est la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde, située dans le désert d’Atacama au nord du Chili à 250 kilomètres d’Antofagasta.

Cette mine contient 13% des réserves de cuivre du monde.

De forme elliptique et d’une superficie d’environ 8 km2 sa profondeur atteint plus de 85 mètres.

Sa production en 2007 était de 1.200.000 tonnes plus 125.000 tonnes du site de Radomino temic situé à 7 km.

Chuquicamata est dénommée familièrement « chuqui » au Chili.

 

 

 

Carte ATACAMA ZOOM

 

 

 

Quelques données

 

La mine fonctionne 24 heures sur 24, c’est un ballet incessant de camions et un nuage de poussière sur cette fourmilière. 75 camions voire plus y roulent en permanence pour extraire le minerais. Chaque jour est extrait 600.000 tonnes de roches.

Les ouvriers ne peuvent travailler sur le chantier très longtemps sous peine d’exposer leurs voies respiratoires.

Pour une tonne de terre remontée on extrait 10 kg de cuivre. A Chuqui le cuivre est présent sous forme d’oxydes de cuivre sur les 300 premiers mètres puis en profondeur on trouve des sulfures.

Sous le fond actuel de la mine, les géologues estiment qu’il y a une épaisseur de 1000 mètres de minerais exploitables, la même épaisseur qui a été exploitée jusque là.

Comme il est impossible de creuser sur 2000 mètres, il est prévu qu’en 2020 la mine devienne souterraine avec perforation de galeries.

Comme les études géologiques ont montré qu’entre la petite mine (mina sur) à quelques kilomètres de Chuqui existait un gisement exploitable, la montagne séparant les deux mines est en train d’être rasée pour connecter les deux mines ce qui aboutira à un trou de 10 km de long !!!


La mine compte près de 10.000 salariés : mineurs, ouvriers, artificiers, mécaniciens, ingénieurs, 250 conducteurs de camions géants qui font figure d’élite.

Mais pour les ouvriers de cet immense chantier il s’agit ni plus ni moins du « salaire de la peur ».

Les dangers permanents et constants les guettent chaque jour, chaque nuit : accidents de camion, dynamitages quotidiens, pollution ambiante.

 

 

 

Le Chili est le premier producteur mondial de cuivre avec au moins un tiers de la production mondiale

Cette mine était déjà connue et exploitée par les ethnies qui peuplaient la région, les atacamas entre autres . Le mot « chuquicamata » vient de la langue aymara, un des premiers peuples habitant la région.

On a utilisé le cuivre depuis au moins 10.000 ans dans le monde, mais plus de 95% de tout le cuivre jamais extrait et fondu l’a été depuis 1900.


 

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A Calama

 

 

 

Petit historique

 

La région où se trouve la mine est passée sous contrôle chilien à la suite de la guerre du Pacifique (1879-1884) et aux traités qui l'ont suivie. Les veines de Zaragoza, Balmaceda, Angelica, Poderosa, Lerida, et San Antonio sont exploitées à la fin du XIXe siècle.

En 1912, l'entreprise Guggenheim Bros acquiert les terrains de la mine de Chuquicamata.

La construction débuta en février 1913 et la production démarra en mars 1915. Le 18 mai 1915, la première barre de cuivre de l'histoire contemporaine de la mine fut produite.

Guggenheim Bros continua l'exploitation de la mine sous les noms Chilean Exploration Co, Chile Copper Co., et Anaconda Copper company. jusqu'à la nationalisation de l'extraction de cuivre par le gouvernement de Salvador Allende vers les années 1971-1972.

Actuellement, l'exploitation de la mine est assurée par Codelco, entreprise détenue à 100 % par l'État chilien.


Vous pouvez trouver une chronologie détaillée sur les mines du Chili sur wiki

 

 

 

Chuquicamata, la ville (morte)

 

La ville a été évacuée en 2007 afin d’étendre l’exploitation de la mine et par risque de pollution. Tout est resté en place dans cette ville morte, les rideaux aux fenêtres, les manèges pour enfants etc…..

Les habitants sont relogés à Calama, une petite ville située à 15 kilomètres de la mine.

 

 

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Age du cuivre

 

Le cuivre est avec l’or le premier métal qui a été utilisé par l’homme car il fait partie des rares métaux qui se trouvent naturellement en tant que minéral pu sous forme native.

En Amérique on estime que la métallurgie du cuivre s’est développée dans les Andes autour de 2000 avant JC, et en Amérique centrale, vers l’an 600.

 

L’âge du bronze

 

 

Les hommes un jour découvrent qu’en alliant le cuivre au zinc ou à l’étain permet d’obtenir du laiton ou du bronze. Cela se passait 2300 après la découverte du cuivre lui-même.

 

Le minerai

 

 

 

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Cuivre à l'état natif

 

 

Il existe à l’état natif ce qui veut dire que le minerai est composé d’un seul élément chimique naturellement présent dans la croûte terrestre.

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Calama, bassin

 

 

 

 

Utilisation du cuivre

 

Les propriétés du cuivre (haute conductibilité électrique et thermique, résistance à la corrosion, recyclabilité) font de ce métal une ressource naturelle très utilisée. Dans l'électricité, l'électronique, les télécommunications (réseaux câblés, microprocesseurs, batteries), dans la construction (tuyauterie d'eau, couverture), dans l'architecture, les transports (composants électro-mécaniques, refroidisseurs d'huile, réservoirs, hélices), les machines-outils, des produits d'équipement (plateformes pétrolières) et de consommation (ustensiles de cuisine) mais aussi des pièces de monnaie comme l'euro

Le cuivre se prête particulièrement bien au recyclage. Contrairement à de nombreuses autres matières premières, il est recyclable à l'infini, sans altération ni perte de performances. Le processus de recyclage permet une économie d’énergie jusqu’à 85 % par rapport à la production de cuivre primaire. D'autre part le recyclage émet moins de gaz à effet de serre.

Le cuivre est un oligo-élément indispensable à la vie (hommes, plantes, animaux, et microorganismes). Le corps humain contient normalement du cuivre à une concentration d’environ 1,4 à 2,1 mg par kg. On trouve du cuivre dans le foie, les muscles et les os. Le cuivre est transporté par la circulation sanguine au moyen d’une protéine nommée céruléoplasmine.

 

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Economie du cuivre

 

  • Le cuivre est le troisième métal le plus utilisé au monde après le fer et l'aluminium. La forte corrélation du cuivre à la conjoncture industrielle fait de l'étude du marché du cuivre un excellent indicateur avancé de l'état de l'économie.
  • En 2004, les principaux producteurs étaient le Chili (37,3 %), les États-Unis (8 %, dont 62 % en Arizona), le Pérou (7,1 %) et l'Indonésie (5,7 %). En Europe, le principal producteur était la Pologne avec 585 000 tonnes/an. Le Chili, qui exporte le tiers de sa production, est le premier pays exportateur de cuivre, suivi par le Pérou et l'Australie. Les plus gros importateurs sont la Chine (28 %), le Japon (23 %), l'Inde (10 %) et la Corée du Sud (8 %).
  • En avril 2006, le cours du cuivre était à environ 6 300 euros/tonne, en forte hausse par rapport à 2005, due principalement à la demande asiatique. Sur les 8 premiers mois de l'année 2006, la hausse s'est montée à 69 %.

 

 

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Extraire le cuivre est une activité polluante


Au Chili la pollution est liée en partie au secteur minier dont la mine de Chuqui est un concentré : pollution atmosphérique, pollution de l’eau et contamination des sols.

 

La pollution atmosphérique

 

 

 

 

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Le minerai extrait est le plus riche en cuivre de la planète mais il contient une forte teneur en sulfate. La fonderie de cuivre émet une grosse quantité de particules de dioxyde de soufre. Le déplacement des camions et les nuages générés par les explosions sont aussi polluants. La pollution de l’air contient également des particules d’arsenic provoquant des maladies respiratoires qui sont parfois mortelles.

 

Contamination de l’eau et des sols

 

La pollution de l’eau à deux origines :


D’une part le rejet des eaux usées utilisées lors du processus de fabrication du cuivre, d’une autre part de la retombée atmosphérique des particules soufrées sur les montagnes environnantes. Les résidus noircis sont entreposés à même le sol dans le salar de Talabre.

Les infrastructures de la CODELCO sont vétustes et polluent. Certaines d’entre elles existent depuis 50 ans sur certains sites il a fallu décontaminer et établir des programmes de reconversion pour respecter les normes nationales et internationales en matière d’environnement.

 

 

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Les camions

 

 

 

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Quelques chiffres

 

Ils mesurent entre 7m à 9 m de haut et 12 mètres de long.


Un camion coûte 4 millions de dollars


Un pneu mesure un diamètre de 3.80 m : son coût = 20.000 dollars


Il faut changer les quatre pneus tous les quatre mois.


Chaque camion transporte environ 240 tonnes de minerai par voyage, parfois 350 tonnes de minerai pour les plus gros d’entre eux.


Les 3000 chevaux qui produisent l’effort du camion engloutissent 120 litres de diesel à l’heure !!

 

 

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Chuquicamata, le jour ou CHE eu la révélation

 


 

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C’est à Chuquicamata au Chili, entre le 13 et le 16 mars 1952 qu’Ernesto Guevara de la Serna commence à devenir El Che. Un cadre d’exception pour un destin d’exception, un déclic historique.

 

A l’entrée de la mine, une guérite : n’entre pas ici qui veut.

Pourtant, et ils en sont surpris, Fuser et Mial ne sont ni fouillés ni ne subissent d’interrogatoire. Fort prévenant, le commissaire les autorise même à visiter toutes les sections de la mine dans une camionnette de la police, en compagnie d’un lieutenant affable et bavard. Ernesto s’étonne d’un tel accueil, dans un lieu qui exhale aussi fortement d’odeur du dollar. Il faut dire qu’ils se sont présentés en tant que médecins. Le soir, les policiers leur proposent de partager leur dîner. Les visiteurs engloutissent leur repas avec d’autant plus d’appétit qu’ils n’ont rien mangé depuis la veille. Puis ils s’effondrent, épuisés, dans le dortoir, chacun sur un bon lit de camp.

 

Le 14, lever aux aurores pour rendre visite à mister Mackeboy, l’administrateur de la mine. Après avoir patienté longuement dans la salle d’attente, on leur présente cet américain qu’Ernesto juge vraiment américain : «  De la taille, du poids, du chewing-gum et des idées bien arrêtées. » Dans son mauvais espagnol, Mackeboy leur fait d’abord comprendre qu’ils ne sont pas ici dans un site pour touristes, puis il accepte néanmoins de les confier à un guide, et la visite commence.

 

D’abord la mine elle-même, à ciel ouvert. Elle est formée de gradins d’une cinquantaine de mètres de large sur plusieurs kilomètres de long. On fore des trous pour y placer la dynamite, qui fait sauter des pans entiers de montagne. Les morceaux ainsi détachés sont chargés dans des wagonnets, tirés par une locomotive électrique, qui les transporte jusqu’à un premier moulin broyeur.]

] Plus que les machines, ce sont les hommes qui intéressent Ernesto. Il s’aperçoit, en discutant avec des ouvriers, que chacun connaît uniquement ce qui se passe dans sa section, et encore parfois en partie seulement. Beaucoup, pourtant travaillant ici depuis plus de dix ans ne savent pas ce que l’on fait dans la section voisine. Cet état de choses est encouragé par la braden company, qui peut ainsi les exploiter plus facilement tout en les maintenant au plus bas niveau culturel et politique. Les courageux dirigeants syndicaux doivent lutter sans cesse, comme l’un d’eux l’explique à Ernesto, pour éclairer les travailleurs sur les contrats qu’on leur propose.]

 

] Le lendemain, visite d’une nouvelle usine, non encore en fonctionnement, destinée à exploiter les sulfures de cuivre restés intacts au sortir de la chaîne de production. On escompte un rendement supplémentaire de l’ordre de 30 %.

Des fours monumentaux sont en construction, et une cheminée de 96 mètres, la plus haute d’Amérique du sud. Fuser en la voyant ne peut s’empêcher de vouloir y grimper. D’abord par un ascenseur jusqu’à 60 mètres, puis par une petite échelle de fer jusqu’au sommet.

 

Alberto le suit tant bien que mal et là-haut, sur ce minaret improvisé, il écoute la harangue de son muezzin de copain se perdre dans les nuages. Mais, lui, Alberto s’en souvient encore :

 

-         Cette région appartient au peuple arauco, qui se tue au travail pour remplir les poches des nord-américains. Par un tour de passe-passe qui échappe aux indiens, leur terre rouge se transforme en billets verts.

 

-         Naturellement, les yankees et leurs larbins, eux, ont une école à leur disposition, ce bâtiment là-bas, Alberto, avec des professeurs qui viennent spécialement pour éduquer leurs enfants. Mais aussi un terrain de golf, et leurs maisons ne sont pas préfabriquées.

 

Fuser réfléchit en observant les baraquements où s’entassent les familles andines :

 

Il n’empêche que ce système pourrait résoudre le problème du logement. Non seulement ici, à Chuquicamata, mais dans tout le Chili, et pourquoi pas dans toute l’Amérique latine. Il suffirait pour cela qu’un plan soit bien pensé et correctement réalisé. Avec une vraie finition et de jolies couleurs. Ici tout est fait à la diable, pour fournir à moindres frais aux ouvriers un logement avec le minimum de commodités. On les parque à l’écart, on ne leur construit même pas d’égout.

 

Tournant le regard vers l’immense terrain encore vierge qui sera exploité dans les dix années à venir, celui qui signera les billets Che quand il sera président de la banque nationale cubaine calcule :

 

-          En prévoyant que des millions de dollars sortiront d’ici, qu’à l’heure actuelle on traite déjà 90.000 tonnes de minerai par jour, on comprend que l’exploitation de l’homme par l’homme n’est pas près de cesser.

 

  Ocampo, dans son ouvrage sur le cuivre chilien, écrivait que la productivité était telle que l’investissement de départ était remboursé en quarante jours de travail. Ernesto en le lisant avait trouvé cela excessif et n’avait pas voulu le croire.

Aujourd’hui il pense que c’est vrai. C’est étrangement résolu, habité par une force nouvelle, qu’il redescend sur terre. Le jeune idéaliste qu’il est, le futur médecin aux idées généreuses, agira pour les autres, pour les plus pauvres, il en est sûr. Il lui manque encore un déclic, une étincelle, mais elle viendra.

 

  Elle vient déjà, sans attendre. Après leur redescente, ils passent devant un vaste cimetière peuplé d’une forêt de croix.

 

-          Combien sont-ils ? demande Ernesto au guide.

 

-          Je ne sais pas. Peut-être dix mille, répond l’autre distraitement.

 

Fuser le regarde :

 

-          Peut-être ?

 

-          Nous ne comptons pas à un près…

 

-          Et les veuves, les orphelins, que leur donne t’on ?

 

L’homme se contente de hausser les épaules sans répondre.

Ernesto se tourne alors vers son ami et Alberto voit naître dans ses yeux la flamme supplémentaire, celle qui même à l’amour des plus démunis pour forger les futurs combattants, les futurs rebelles : la haine des buveurs de sueur, des buveurs de sang.

 

Chuquicamata : un mot indigène, signifiant « La montagne rouge », qui restera toujours gravé en lettres de feu dans l’esprit de CHE Guevara.

 

 

 

Extrait du livre CHE GUEVARA de Jean Cormier

 

 

caroleone

 

 

Sources : wikipédia, aerochili, un peu partout sur le net, cocomagnanville, photoway

 

 

 

 

 


Rédigé par caroleone

Publié dans #Chili, #pilleurs et pollueurs

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catjulie 08/04/2014 09:08

bonjour
je comprends que le Che est eu le "déclic"
pour le profit de quelques uns, on en fait mourir plein d'autres. il ne devrait plus exister de très gros salaires, tous à la même enseigne. mais, bon, c'est un rêve qui n'arrivera jamais
Sauf si la Pachamama se fache

caroleone 08/04/2014 09:33

Bonjour,

Il y a des réalités très dures qui, lorsqu'elles sont en face d'une personne à la vocation déjà établie comme pour le Che servent de détonateur. Je crois que chacun d'entre nous dans sa vie à ce genre de détonateur, certains le mettent au service des autres pour faire changer les choses en toute utopie comme on nous le dit souvent mais c'est bien qu'ils le fassent.
La pachamama guide le destin des hommes qui savent la reconnaître (le Che lui la connaissait bien), je la trouve pour ma part bien gentille encore de ne pas faire "sa" révolution !!
Amitiés

caro

almanitoo 18/03/2013 15:02


Quand même, les problèmes écologiques, c'est une chose, mais les conditions de travail des ouvriers en est une autre.


On ne peut pas empêcher l'exploitation du cuivre mais on peut améliorer les conditions de ceux qui l'exploitent, il me semble que ce serait déjà un progrès.

caroleone 18/03/2013 22:01



 


 


Bonsoir Almanitoo,


 


Les deux problèmes sont liés et méritent réflexion.Les travaillleurs à présent n'ont pas vraiment le choix et comme ils sont pas mal payés je pense courent les risques. Cela n'empêche pas que les
conditions de travail et d'exploitation sont inhumaines et doivent être dénoncées, par la grève notamment comme cela a été le cas il ya  quelques années. Le fait que la mine soit
nationalisée n'est pas une garantie de sécurité pour les salariés, on le voit bien avec la vétusté et les profits qui sont ce qui prime bien entendu.


On rencontre, tu sais, le même problème sur notre territoire en ce qui concerne la prise de risques volontaires de certains salariés qui jouent leur santé pour la rémunération : par exemple, les
personnes qui travaillent dans les centrales nucléaires et subissent les radiations.J'ai un cas précis avec mon beau-frère qui a fait ça dans se jeunesse dans la maintenance et qui une fois qu'il
reçu sa "dose" de radiations a été obligé d'aller voir ailleurs, il dit bien que le salaire le motivait. Je trouve ça abhérent pour ma part et aurait refusé que mon mari le fasse même pour tout
l'or du monde.


 


Voilà, j'espère t'avoir apporté un peu d'arguments démontrant le pourquoi du comment.


 


Bises


 


caro



almanitoo 18/03/2013 13:26


???? Moi non plus je ne pense pas que l'exploitation du cuivre serve à couvrir la dose homéopatique dont notre corps a besoin

caroleone 18/03/2013 14:51



 


 


Tu les vois charger leurs tonnes de minerais uniquement pour faire les dilutions homéopathiques ?


Ah! les vaches........mettre des montagnes par terre, ça leur fait pas peur !!


Chais pas comment la pachamama réagit en voyant cet affront.



almanitoo 18/03/2013 11:37


Impressionnant tout ça, les images, la ville déserte, ce trou béant... tout semble démesuré, inhumain. 


Puisque nous avons tant besoin de ce cuivre et que son exploitation est si rentable, on se demande pourquoi on ne s'occupe pas des conditions de travail des hommes,ce qui serait normal mais


c'est toujours pareil! on accepte que certains perdent leur santé ou leur vie pour le confort des autres. Pourtant c'est vraiment l'exemple type de l'exploitation ou il serait possible et facile
d'assurer la sécurité des ouvriers.


Mais nous savons tous pourquoi cela ne se fera jamais

caroleone 18/03/2013 12:36



 


 


Bonjour Almanitoo,


 


Oui, c'est impressionnant, le domaine de la démesure à tous les niveaux. Quand tu vois cette pollution ce rasage de montagnes, ces dépenses phénoménales et que tu en réalises l'impact sur
l'environnement mondial, tu te dis que nous autres les particuliers avec nos petites mesures domestiques pour contribuer à la préservation de cet écosystème nous battons alors à doses
infinitésimales, les pollueurs on sait qui ils sont et on sait pourquoi.


Je ne pense pas que les quelques traces de cuivre homéopathiques dont nous avons besoin pour maintenir notre équilibre fragile et physique y soit le plus intéressant pour les puissants.


C'est ici que le Che découvrit sa vocation, je crois bien que j'en aurais fait autant.


On peut quand dire merci à Chuqui en cela elle aura au moins servi à offrir un révolutionnaire à notre humanité qui en
manque cruellement.


 


Bises et merci de ta visite


 


caro