CHILI : 50e jour de grève de la faim des prisonniers politiques mapuches

Publié le 1 Septembre 2010

mis en ligne le
1er/09/2010
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Association d’Ex Prisonniers Politiques Chiliens (France) : Communiqué du 28 août 2010.
 
 
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Chili. 50° jour de grève de la faim des prisonniers politiques mapuche.
+ Communiqué des Prisonniers Politiques Mapuche

La presse écrite et audiovisuelle chilienne et internationale annonce l’heureuse nouvelle : les 33 mineurs enfouis depuis deux semaines à 700 m de profondeur dans une mine du Nord du Chili sont en vie ! [1] Nous nous en réjouissons. En revanche, les médias chiliens passent sous silence absolu la grève de la faim, menée depuis le 12 juillet par 32 prisonniers politiques mapuches (principal peuple originaire) pour protester contre de graves violations des droits de l’homme commises à leur encontre. Silence complice des médias que l’Ordre des Journalistes chiliens a condamné récemment.

Les grévistes exigent l’abrogation de la loi antiterroriste héritée de Pinochet, la fin des doubles procès par de tribunaux civils et militaires, la suppression de l’utilisation de témoins masqués ne donnant aucune garantie d’impartialité, la démilitarisation du territoire mapuche, et enfin, de mettre terme aux détentions préventives qui les maintiennent en prison pendant des mois, voire parfois des années.

 

Actuellement 96 Mapuches sont en prison, accusés d’actions « terroristes », alors qu’ils ne font que lutter pour la récupération de leurs territoires ancestraux, le respect de leur culture et la conservation de leur écosystème afin d’éviter le saccage des forêts, la pollution des lacs et des rivières, etc.

 

Le nouveau gouvernement issu de la droite pinochétiste, aggrave la politique néolibérale héritée de la dictature, héritage que les gouvernements de la Concertation n’ont jamais fondamentalement modifié.

Nous dénonçons cette réalité et appelons l’opinion publique internationale à se mobiliser activement face à la dramatique situation de ces prisonniers politiques mapuche.

Association d’Ex Prisonniers Politiques Chiliens (France)

Paris, samedi 28 août 2010

[1] L’effondrement de la mine San José, scénario du drame, était prévisible. Des accidents graves survenus avaient motivé en 2004 un recours interposé par le syndicat, qui fut rejeté par la cour d’appel.


COMMUNIQUÉ PUBLIC DES PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE EN GRÈVE DE LA FAIM À LA PRISON D’EL MANZANO À CONCEPCION

 

Nous, prisonniers politiques mapuche actuellement en prison à El Manzano (Concepción), informons le peuple nation mapuche et l’opinion nationale et internationale qu’à partir d’aujourd’hui lundi 12 juillet 2010 nous commençons une grève de la faim liquide indéfinie.

Cette décision drastique et extrême résulte d’une série de situations que nous avons dénoncées face aux procès politico-judiciaires injustes que nous subissons et qui violent tous les droits qui nous sont dus en tant que MAPUCHE et prisonniers politiques.

En bref, nous avons dénoncé les montages médiatiques dont nous sommes l’objet de la part du Ministère Public représenté par des procureurs antimapuche et des groupes de policiers corrompus qui prétendent nous imposer les lois de la dictature et des méthodes fascistes. C’est ainsi que l’État chilien défend les grandes entreprises compromises dans le conflit qui l’oppose à notre peuple, en le persécutant, en cherchant à anéantir le mouvement mapuche par la criminalisation de la juste lutte de nos communautés et l’emprisonnement de leurs représentants.

 

Nous dénonçons aussi la grotesque campagne anti-mapuche orchestrée par la droite économique et politique chilienne qui utilise ses moyens de communication pour préparer l’opinion publique chilienne à adhérer à la criminalisation et à la condamnation de nos militants sociaux menée par les procureurs.

 

Nos revendications sont les suivantes :

 

1. Supprimer l’application de la loi antiterroriste appliquée aux revendications mapuche, ce qui signifie la fin de la loi antiterroriste de la législation pinochetiste.

 

2. Supprimer le recours à la justice militaire dans les conflits mapuche ce qui signifie la fin de la justice militaire appliquée à la population civile au Chili.

 

3. Liberté à tous les prisonniers politiques Mapuche détenus dans différentes prisons de l’État chilien. Autrement dit : 

 


 Exiger le droit à un procès juste et équitable
 sans plus de montages politico-judiciaires et de procès viciés par l’utilisation de témoins « sans visage » et des pratiques qui violent les droits humains fondamentaux comme le sont l’extorsion d’aveux, les menaces, les tortures physiques et psychologiques et des conditions dégradantes dans les prisons.

 

4. La démilitarisation des zones Mapuche dans lesquelles les communautés revendiquent des droits politiques et territoriaux.

Enfin, nous appelons Notre Peuple à se mobiliser, à protester et à lutter pour ce que nous considérons une Cause Juste ainsi que toutes les organisations sociales et politiques qui nous soutiennent.

 

POUR LE TERRITOIRE ET L’AUTONOMIE DU PEUPLE NATION MAPUCHE « WEUWAIN »

PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE – CONCEPCION

 

*** Ce vendredi aura lieu devant l’ambassade du Chili de Bruxelles la manifestation hebdomadaire de soutien aux Mapuches. 106 rue des Aduatiques (métro Montgomery), entre 17h et 18h.

 

 

 

 

 

http://www.millebabords.org/spip.php?article14935

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #prisonniers politiques, #Chili, #ABYA YALA, #Peuples originaires, #Mapuche

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C

nous sommes d'accord tous les 2 à ce sujet ainsi que sur le sort de tous nos amis indigènes...