Ceux et celles d’en bas : Résistance des peuples indiens

Publié le 17 Février 2012



Ces jours-ci, la résistance des peuples indiens et leur lutte pour
l’autonomie prend différentes formes d’expression importantes dans
l’ensemble du pays, que ce soit pour la défense ou pour la récupération de
leurs territoires, pour que l’on reconnaisse leurs autorités
traditionnelles ou pour créer de nouveaux moyens de communication.

Début février, le nouveau grand conseil de la communauté purepecha de
Chéran élu par le droit coutumier le 22 janvier sera investi. Le 5
février, les autorités entreront en fonction, c’est un fait inédit dans
l’histoire du Michoacan. L’organisation communautaire a obligé l’organisme
électoral de l’État à valider un processus qui renforce l’autonomie de ce
peuple ravagé par le crime organisé.

À Oaxaca, par ailleurs, les triquis sont arrivés à un accord pour qu’une
commission de dix expulsés par la violence à San Juan Copola puissent
rentrer ce samedi dans leur communauté, avec des « garanties » et la
médiation et l’accompagnement du père Alejandro Solalinde, directeur de
l’auberge pour migrants centre-américains Hermanos en el Camino. Depuis
Yozoyuxi, à peine à sept kilomètres de Copala, Marcos Albino a déclaré que
c’est le premier pas vers le retour des 300 déplacés de cette communauté.
Dans une autre région du pays, pour la première fois, convergeront à
Wirikuta, sur la commune de Real de Catorce, à San Luis Potosi, les
habitants de tous les centres cérémoniaux des différentes communautés qui
intègrent le peuple wixarika. Cela après un pèlerinage traditionnel et
historique des autorités civiles, coutumières et agraires des communautés
huicholes qui font partie du Conseil Régional Wixarica pour la Défense de
Wirikuta. Un acte « miroir » sera réalisé le 6 février à midi sur le
Zocalo de la capitale.

Sur le plan de l’autonomie et de la défense du territoire, il y a aussi la
communauté coca de Mezcala, dans l’État de Jalisco, qui a annoncé la
reparution du journal el ingobernable, instrument de lutte d’une
communauté qui a toujours refusé de céder ses terres. « En tant que
jeunes, enfants et anciens fatigués par tant d’oppression, nous nous
rebellons, nous levons le poing, et nous nous armons avec la parole pour
transformer la pensée et la cultiver » annoncent-ils dans leur éditorial.

En même temps, les étudiants de l’École normale rurale de Ayotzinapa, dans
l’État du Guerrero, qui, en décembre dernier ont pris l’initiative d’une
marche réprimée violemment par la force publique, (deux étudiants ayant
été assassinés), ont fait retentir une nouvelle radio communautaire nommée
Voces Nuestras.

Gloria Muñoz Ramirez

Losylasdeabajo@yahoo.com.mx - http://www.desinformemonos.org

http://www.jornada.unam.mx/2012/02/...

Traduction : Chelmi

http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=889

 

 

 

 


Rédigé par caroleone

Publié dans #Le chiapas en lutte

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