Campagne pour la libération d'Alvaro Sebastián Ramírez

Publié le 17 Décembre 2010

Álvaro Sebastián Ramírez, âgé de 52 ans, est indigène zapotèque et
adhérent à l'Autre Campagne, il est originaire de la communauté indigène
de Llano Maguey, municipalité de San Agustín Loxicha, district de
Pochutla, État d'Oaxaca.

Alvaro travaillait comme enseignant et était aussi engagé dans sa
communauté pour l'amélioration des conditions d'éducation et de vie en
général, il a mené avec ses compagnons une lutte pour la défense de la
terre contre les caciques et le gouvernement, il a toujours défendu la
forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, qui refuse
l'ingérence des partis politiques.

Ce 15 décembre 2010 cela fait 13 ans qu'Alvaro Sebastian a été arrêté,
séquestré et torturé.

Il a été condamné à 29 ans de prison pour homicide qualifié, tentative
d'homicide, terrorisme et conspiration. Délits fabriques de toute pièce et
qu'il n'a jamais commis. Une vidéo d'Alvaro présente cette campagne et
marque le début de divers actions pour obtenir sa libération (voir lien
ci-dessous).

Le 6 octobre 2010, une demande d'habeas corpus a été déposée au
tribunal siégeant dans l'Etat d'Oaxaca. Au Mexique l'habeas corpus est le
dernier recours juridique possible pour obtenir la libération d’Álvaro
Sebastián Ramírez.

Pour cette raison « La voix des zapoteques xiches en prison », lance la
Campagne nationale et internationale pour la liberté d'Alvaro.

Son arrestation le 15 décembre 1997 :

Alvaro a été séquestré vers 10 heures du matin le lundi 15 décembre 1997
par le groupe spécial de la police judiciaire de l'État d'Oaxaca. Son
arrestation a eu lieu alors qu'il était au volant de sa voiture dans le
centre-ville d'Oaxaca, où il attendait sa fille et sa femme.

Alvaro a été embarqué violemment à l'intérieur d'une voiture, ils lui ont
couvert la tête et le corps et l'ont emmené au commissariat général de
justice de l'État d'Oaxaca. De là, ils l'ont transporté en direction de
l'aéroport. Après 20 minutes de route, ils sont arrivés à une maison où il
fut torturé pendant 11 jours, du 15 au 26 décembre 1997.

« Le but de cette torture était que j'avoue être membre de l'Armée
populaire révolutionnaire (EPR), que j'avoue avoir un grade important à
l'intérieur du groupe armé. »

Le contexte :

En 1996, l'attaque de l'Armée populaire révolutionnaire (EPR) à La
Crucecita allait servir de prétexte pour justifier la répression contre
les indigènes de la région Loxicha, dans la Sierra Sur d'Oaxaca : au
cours des années suivantes, il y eut pas moins de 200 arrestations
illégales, 150 cas de torture, 32 perquisitions illégales, 22 exécutions
extrajudiciaires, 22 disparitions forcées, 137 personnes en prison pour
des raisons politiques et de conscience et un nombre indéterminé de
harcèlements, de menaces de mort et de procès irréguliers...

La vidéo de présentation de cette campagne sous-titré en français et plus
d'information sur : http://liberonsles.wordpress.com

Pour plus information sur la situation de la région Loxicha, contexte,
témoignages et informations  générales (en espagnol) sur :

 


http://lavozdelosxiches.blogspot.com

 

 

 

 

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Le chiapas en lutte, #prisonniers politiques

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C
<br /> les chiffres réels ne sont certianment pas connus ni diffusés !!<br /> <br /> <br />