Brésil : L'homme dans le trou

Publié le 18 Avril 2013

L’homme dans le trou

 

 

 

 

 

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On pense qu’il est le dernier survivant de son groupe, probablement massacré par des éleveurs occupant la région de Tanaru dans l’état de Rondônia.

On ne sait pas son nom ni de quelle tribu il fait partie ni sa langue.

Il vit seul et il est constamment en fuite. Il refuse tout contact.

 

 

 

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Il creuse de grands trous rectangulaires de plus d’1m50 de profondeur au milieu des huttes, ils n’ont pas de but apparent. On pense que c’est pur se cacher. Ces trous lui valent son surnom d’homme dans le trou.

Il y a une quinzaine d’années, les autorités brésiliennes ont eu connaissance de cet homme et ont lancé de nombreuses expéditions à sa recherche pour assurer sa sécurité et établir un contact pacifique.

En 2007, l’élevage et l’exploitation forestière se rapprochent de son lieu d’habitat, le gouvernement alors déclare propriété privée la portion de 50 km2 qui entoure sa hutte.

Mais il ne peut se sentir en sécurité entouré ainsi de fermes en sachant que les fermiers n’hésitent pas en enrôler des hommes armés pour chasser et tuer les indiens isolés dans l’état du Rondônia. Cet homme en a été la cible en 2009.

 

 

 

 

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Aujourd’hui on sait qu’il doit avoir dans les cinquante ans, qu’il ne se sépare jamais de son arc et de ses flèches. Les contacts ont prouvé que cet homme avait eu un passé tragique.

 

Sa nourriture est composée de gibier sauvage chassé à l’arc ou bien piégé dans des trous hérissés de pointes. Il a fait des plantations à côté de ses huttes : du manioc et du maïs et il récolte le miel d’abeilles  sans dard dans les creux des troncs d’arbres.

Il semble avoir une vie spirituelle comme le démontre des traces trouvées sur les arbres.

 

Le gouvernement a décidé de respecter l’isolement de cet homme. Seul lui a le pouvoir de rompre cet isolement.

Que nous en parlions et diffusions son existence, nous tous dans le monde grâce à nos réseaux sociaux ne peut que servir à le protéger car sa cause et son existence alors prendront une toute autre dimension.

Et clouera le bec à tous les salopards de propriétaires avides et destructeurs de forêts qui n’hésitent pas à tirer un indien comme on tire un lapin ou un sanglier qui laboure les terres, qui n’hésitent pas à dire qu’il est honteux d’attribuer une parcelle de 50 km2 à un seul homme !!


Il est seul, oui……mais il en vaut mille !!

 

 

Caroleone

 

 

Sources : survival, slate.fr

 

 

 

 

 

 


Rédigé par caroleone

Publié dans #indigènes et indiens, #ABYA YALA, #Brésil

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