Bolivie : 25 postulats pour comprendre le “Vivre Bien”, interview du Ministre des Affaires Étrangères de Bolivie

Publié le 13 Février 2010

Primitivi


Le concept du "Vivre Bien", dans un entretien avec le journal La Razón David Choquehuanca, Ministre des Affaires Étrangères de Bolivie et expert en cosmovision andine, explique les principaux détails de cette approche qui place la vie et la nature comme des axes centraux.


Le Vivre Bien, le modèle que le gouvernement d’Evo Morales cherche à mettre en application, on peut le résumer comme le fait de vivre en harmonie avec la nature, quelque chose qui reprendrait les principes ancestraux des cultures de la région. Celles-ci considéraient que l’être humain passe au second plan après l’environnement.

David Choquehuanca est l’un des studieux aymaras partisans de ce modèle et un expert en cosmovision andine, il s’est entretenu avec La Razón pendant une heure et demie et a expliqué les détails de ces principes, reconnus par l’article 8 de la Constitution Politique de l’État (CPE).


“Nous voulons recommencer à Vivre Bien, ce qui veut dire que maintenant nous commençons à estimer notre histoire, notre musique, nos vêtements, notre culture, notre langue, nos ressources naturelles, et après les avoir mis en valeur nous avons décidé que nous allons récupérer tout ce qui est nôtre, de recommencer à être ce que nous avons été”.

L’article 8 de la Constitution établit que : “L’État assume et promeut comme étant les principes éthico-moraux de la société plurielle les concepts : ama qhilla, ama llulla, ama suwa (ne sois pas lâche, ne sois pas menteur, ne sois voleur), auxquels s’ajoutent qamaña (vivre bien), ñandereko (une vie harmonieuse), teko kavi (une bonne vie), ivi maraei (une terre sans malheur) et qhapaj ñan (un chemin ou une vie noble).


Le Chancelier a marqué une distance avec le socialisme et encore plus avec le capitalisme. Le premier cherche à satisfaire les nécessités de l’homme et pour le capitalisme le plus important est l’argent et la plus-value.


Selon D. Choquehuanca Vivre Bien est un processus qui a débuté récemment et qui se répandra peu à peu en se densifiant.

“Pour ceux qui appartiennent à la culture de la vie le plus important n’est pas l’argent ni l’or, ni l’homme, parce qu’il vient en dernier. Le plus important ce sont les rivières, l’air, les montagnes, les étoiles, les fourmis, les papillons (...) l’homme vient en dernier lieu, pour nous, le plus important c’est la vie”.


http://www.primitivi.org/spip.php?article232


le grand soir





Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Bolivie

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T

Donner la priorité à la vie et à la nature, j'en connais qui feraient bien de retenir la leçon!