Alfredo Zitarrosa

Publié le 28 Septembre 2010

 

ADAGIO EN MI PAÍS
de Alfredo Zitarrosa (1972-1973)

Dans mon pays, quelle tristesse,
la pauvreté et la rancoeur.
Mon père dit qu'une époque nouvelle
arrivera un beau jour
et il me dit qu'il rêve
que le soleil brillera
sur un peuple labourant sa terre fertile.
Mon pays quelle tristesse,
la pauvreté et la rancoeur.

En mi país, que tristeza,
la pobreza y el rencor.
Dice mi padre que ya llegará
desde el fondo del tiempo otro tiempo
y me dice que el sol brillará
sobre un pueblo que él sueña
labrando su verde solar.
En mi país que tristeza,
la pobreza y el rencor.

Terre nourricière,
tu n'as pas demandé la guerre, je le sais.
Mon père dit qu'un seul traître
peut vaincre mille courageux;
il sent que le peuple dans son immense douleur
refuse de boire dans l'eau claire de la fontaine de l'honneur.
Terre nourricière,
tu n'as pas demandé la guerre, je le sais.

Tú no pediste la guerra,
madre tierra, yo lo sé.
Dice mi padre que un solo traidor
puede con mil valientes;
él siente que el pueblo, en su inmenso dolor,
hoy se niega a beber en la fuente
clara del honor.
Tú no pediste la guerra,
madre tierra, yo lo sé.

Dans mon pays nous sommes durs,
l'avenir le dira.
Mon peuple chante la paix.
Derrière chaque porte
mon peuple est en alerte;
personne ne pourra
étouffer son chant
demain il chantera encore.
Dans mon pays nous sommes durs,
l'avenir le dira.

En mi país somos duros:
el futuro lo dirá.
Canta mi pueblo una canción de paz.
Detrás de cada puerta
está alerta mi pueblo;
y ya nadie podrá
silenciar su canción
y mañana también cantará.
En mi país somos duros:
el futuro lo dirá.

Dans mon pays, quelle tiédeur,
quand le soleil se lève.
Mon peuple dit qu'il peut lire dans sa main d'ouvrier le destin
et ni les devins ni les rois
ne pourront tracer le chemin qu'il va parcourir.
Dans mon pays, quelle tiédeur,
quand le soleil se lève.

En mi país, que tibieza,
cuando empieza a amanecer.
Dice mi pueblo que puede leer
en su mano de obrero el destino
y que no hay adivino ni rey
que le pueda marcar el camino
que va a recorrer.
En mi país, que tibieza,
cuando empieza a amanecer.

Dans mon pays nous sommes: des milliers
de larmes et de fusils,
un poing et un chant vibrant,
une flamme ardente, un géant
qui crie: en avant, en avant.

CORO:
En mi país somos miles y miles
de lágrimas y de fusiles,
un puño y un canto vibrante,
una llama encendida, un gigante
que grita: ¡Adelante... Adelante!

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Rédigé par caroleone

Publié dans #Chanson du monde

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