A VAUVERT, UN MILITANT DE LA CGT AGRESSE ET MENACE DE MORT PAR UN PETIT PATRON IRASCIBLE.

Publié le 2 Juin 2011

 

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Le  19  mai  au  matin,  Michel  MARCHAND,  secrétaire  général  de  l ’ Union  locale  CGT,  accompagnait  une  jeune  employée  auprès  de  son  employeur   au  titre  de conseiller  du  salarié.

Terrorisée  par  le  comportement  agressif  de  son  patron,  un  boulanger  bien  en  vue  sur  la  place  des  halles,  la  jeune  femme  avait  fait  appel  au  syndicat  pour  obtenir  son  solde  de  tout  compte.

 

Michel  MARCHAND,  dont  le  calme  est  exemplaire,  a  simplement  exprimé  le  droit  de  la  salariée  à  ce  patron  rétif.

Ce  dernier  s’est  emporté  en  prenant  Michel  MARCHAND  à  la  gorge  et  en  hurlant  «  je  vais  te  tuer ».

En  reculant  pour  protéger  la  jeune  salariée  et  l’entraîner  vers  la  sortie,  le  syndicaliste  a  heurté  violemment  un  mur.

 

Un  médecin  a  constaté  les   marques  de  l’agression  et  a  décrété  une  ITT  de  deux  jours  en  raison  des  vertiges  émanant  du  choc  à  la  tête  subi  par  Michel  MARCHAND

 

Une  plainte  a  été  déposée  pour  menace  de  mort,  tentative  de  strangulation,  coups  et  blessures  volontaires.

L’union  locale  CGT  de  VAUVERT  se  porte  intervenant  dans  le  cadre  de  cette  agression  scandaleuse  et  inacceptable.

 

Force  est  de  constater  qu’il  ne  s’agit  pas  là  d’un  cas  isolé.

La  violence,  les  pressions,  les  intimidations  à  l’égard  des  syndicalistes  se  multiplient.

C’est  insupportable. 

IL  NE  FAUT  PAS  LAISSER  FAIRE

 

Les  militants  syndicaux  agissent  bénévolement  pour  la  défense  des  intérêts  des  salariés  et  bien  souvent  à  l’encontre  de  leur  carrière  car  fréquemment  discriminés.

 

Des  patrons  voyous,  comme  ce  boulanger  de  VAUVERT,  n’acceptent  pas  que  l’on  mette  en  cause  leur  droit  divin. en  faisant  respecter  le code  du  travail  comme  l’a  fait  tout  simplement  Michel  MARCHAND.

 

Comment  ne  pas  dénoncer  l’hypocrisie  de  tous  ceux  qui,  au  pouvoir  ou  au  MEDEF,  se  plaignent  de  l’insuffisance  de  syndicalisation  en  France ?

La  violence,  les  sanctions,  les  assignations,  les  mises  à  pied  et  même  les  licenciements,  sont  utilisés  par  le  patronat  pour  faire  peur  et  pour  dissuader  les  salariés  de  se  syndiquer  pour  défendre  leurs  droits  individuels  et  collectifs.

 

IL  FAUT  RELEVER  LA  TETE.

IL  FAUT  REFUSER  LA  CRIMINALISATION  DE  L’ACTION  SYNDICALE

LA  CGT  NE  SE  LAISSERA  PAS  INTIMIDER.

 

La  commission  exécutive  de  l’ UL  CGT  de  VAUVERT

Le  26  mai  2011

 

 PETITION.

J’apporte  mon  soutien  à  Michel  MARCHAND  scandaleusement  agressé  pendant  l’exercice  de  ses  fonctions  syndicales.

Je  demande  des  sanctions  exemplaires  pour  l’auteur  de  l’agression

J’appelle  les  salariés  à  ne  pas  baisser  le  tête  et  à  se  syndiquer

 

NOM                                    PRENOM                                                ADRESSE

 

 

Pétition  à  remettre  à  un  militant  CCT  ou  à  expédier  à :  Union  Locale  CGT  immeuble  Le  MONTCALM  avenue  de  la  Costière  30600  VAUVERT

 

 

 

 

 


Rédigé par caroleone

Publié dans #Travailleurs en lutte

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C
<br /> <br /> Bonjour Serge,<br /> <br /> <br /> Tu as remarqué comme moi que ces répressions s'intensifient d'année en année, les patrons soutenus comme ils le sont par le gouvernement se croient vraiment tout permis.<br /> <br /> <br /> Lorsque l'on vend sa force de travail, on mérite le respect, si déjà ces patrons avaient cela en tête au lieu de considérer les salariés comme de la chair à patron dont on peut disposer à sa<br /> guise, jeter à sa guise, harceler et détruire à sa guise, nous n'en serions pas là !<br /> <br /> <br /> Respect de la condition humaine, respect de la dignité humaine sont des valeurs qu'il va nous falloir défendre bec et ongles dans chaque entreprise avec bien sûr un syndicat fort comme le nôtre,<br /> débarrassé de ses apparatchiks et de ses mauvaises fréquentations.<br /> <br /> <br /> Bonne journée mon cher Serge et à plus tard.<br /> <br /> <br /> Caroleone<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Il faut refuser, en effet, la criminalisation de l'action syndicale et ne pas baisser la tête devant ces petits patrons qui se croient tout permis.<br /> <br /> <br /> J'ai eu l'occasion, dans le Sud de la France (dans les années 1980), d'aider de jeunes saisonniers à percevoir le salaire qui leur était dû, ou à monter des dossiers pour les prud'hommes. Je l'ai<br /> fait à titre personnel en me servant de mon expérience de délégué syndical CGT.<br /> <br /> <br /> Ce n'était pas simple, à l'époque déjà, de faire respecter le code du travail, mais c'est encore pire aujourd'hui avec l'accroissement de la répression syndicale.<br /> <br /> <br /> Je ne peux donc qu'apporter mon soutien à ce camarade car, si dans les grandes entreprises privées ou publiques, l'organisation syndicale permet un minimum de défense, dans l'artisanat, le<br /> travailleur seul face à son patron n'a aucune marge de manoeuvre. J'ai eu l'occasion d'en "faire les frais" dans de petites entreprises.<br /> <br /> <br /> Cette agression démontre, encore une fois, la nécessité absolue des unions locales CGT, seul lieu où ces travailleurs peuvent trouver le soutien qui leur manque.<br /> <br /> <br /> <br />