Petit rappel: le 6 mai 2007, sarkozy a été élu par une partie de l'électorat frontiste....il se doit donc d'honorer quelques promesses faites pendant la campagne électorale dont celle de poursuivre la réhabilitation des membres de l'OAS ( sarkozy s'était engagé par écrit à conférer la qualité de "mort pour la France" aux manifestants du 26 mars 1962 au même titre que les poilus, les résistants ou les morts en opérations).
Encore une fois, le mépris sans nom des Français morts en Algérie ainsi que des glorieux combattants qui ont osé affronter les factieux de l'OAS est affiché sans vergogne et sans honte.
Accepter qu'une cérémonie à l'arc de triomphe ait lieu en mémoire aux victimes afin de raviver la flamme du soldat inconnu le 26 mars dernier est une injure faite à l'encontre des familles et des anciens combattants. Les élus communistes ont d'ailleurs protesté vivement contre cet état de fait.
Falsifier l'histoire est un dada chez notre président et on ne sait quand il s'arrêtera...
Un article de mon camarade Jacques Tourtaux écrit dans le journal départemental " Nouvelles des Ardennes" vous en apprendra un peu plus sur les évènements et si le sujet vous intéresse, je vous conseille de réserver le livre écrit par la même personne et intitulé: " Souvenirs d'un appelé anticolonialiste " que vous trouverez dans un de mes articles.
Je rend hommage en même temps à tous les appelés communistes en Algérie qui ont su mener une guerre interne et ont permis de faire avancer l' idée que cette guerre était une ânerie sordide.
Article écrit à l'occasion du 30e anniversaire de la victoire du contingent sur les généraux factieux d'Algérie
Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961 à Alger, des éléments militaires de l'armée Française sont entrés en dissidence et ont pris le pouvoir. Cette rébellion était dirigée par un quarteron de généraux à la retaite soutenus par les colonels activistes. Ces factieux tournèrent leurs armes contre la république qu'ils avaient pour mission de défendre. Ces mercenaires comptaient dans leurs rangs une majorité d'anciens SS et immigrés fascites Hongrois. Et ce n'est pas dans les états-majors militaires que la république trouva ses plus ardents défenseurs, mais chez les "bidasses" qui, dans leur majorité refusèrent spontanément de suivre les comploteurs étoilés et galonnés.Les appelés, arrivant dans un monde inconnu et isolé dans des villages perdus ont découvert le caractère horrible de la guerre.
Aux premières loges du drame qui se jouait dans les djebels, les fils de ceux et celles qui manifestaient et pétitionnaient pour la paix en Algérie ne pouvaient avoir de réactions bien différentes de leurs parents qui en métropole scandaient " le fascisme ne passera pas".Les putschistes découvrirent que les appelés refusaient de les suivre, qu'ils étaient prêts à utiliser leurs armes pour les combattre. Ils furent épaulés par certains cadres de l'armée, ils se mirent en grève, malgré l'instauration de la loi martiale et opposèrent une force d'inertie totale aux ordres reçus (refus d'aller en opérations, sabotages des messages). Enfin, malgré les interdictions, les surveillances et les censures, des jeunes plus conscients et plus politisés que d'autres firent avancer leurs idées et réfléchir autour d'eux. Ce fut la tâche de jeunes militants communistes, syndicalistes ou chrétiens progressistes.
Leur lutte ardue et dangereuse est presque systématiquement passée sous silence par la plupart des auteurs.Après leur cuisante défaite, certains généraux insurgés s'enfuirent et devinrent les chefs de l'OAS, organisation terroriste qui n'hésita pas à tuer des jeunes du contingent. Ces tueurs bénéficiaient des hautes protections civiles et militaires.
Le PCF condamne l'attitide irréparable du président Mitterand qui à réhabilité et réparé financièrement ces généraux qui se sont dressés contre la république.Alors que des démocrates, communistes et autres, qui ont été au premier rang des luttes contre le colonialisme et pour la défense de la France ne sont toujours pas reconnus.
L'exemple de l'Algérie montre bien tout l'intérêt pour les peuples de tout faire pour préserver la paix. Les 30.000 soldats et les milliers de civils qui furent tués en Algérie, dont une écrasante majorité d'appelés sont là pour nous le rappeler.
Jacques Tourtaux
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