Avec la chorale Rojinegra : We shall overcome

Publié le 24 Septembre 2022

We shall overcome

 

 

(Chanson du mouvement des Droits Civiques aux USA, années 1960)

 

We shall overcome, (bis)

We shall overcome, some day.

Oh, deep in my heart,

I do believe

We shall overcome, somme day.

 

We’ll walk hand in hand, (bis)

We’ll walk hand in hand, some day.

Oh, deep in my heart,

I do believe

We shall overcome, somme day.

 

We shall live in peace, (bis)

We shall live in peace, some day.

Oh, deep in my heart,

I do believe

We shall overcome, somme day.

 

We shall all be free,

We shall all be fre, some day.

Oh, deep in my heart,

I do believe

We shall overcome, somme day.

 

We are not afraid, (bis)

We are nos afraid, TODAY

Oh, deep in my heart,

I do believe

We shall overcome, some day.

 

Garder la mémoire

 

Les Noirs américains

(notice historique de La Rojinegra)

 

Il n’y a pas, dans l’histoire, de pays où le racisme ait occupé une place plus importante – et sur une aussi longue durée – qu’aux Etats-Unis. Les Noirs y ont eu un statut d’inférieurs pendant 350 ans.

 

1. L’esclavage

 

Esclaves dans une plantation en Caroline du Sud, 1862.Par Timothy O'Sullivan — KwEsI448voy25Q sur l’Institut culturel Google résolution maximale, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21992734

 

Les premiers Africains à débarquer comme esclaves en Amérique du Nord arrivèrent en 1619 : à cette date, ils étaient déjà 1.000.000 à avoir été déportés en Amérique du Sud et aux Caraïbes par les Espagnols et les Portugais.

Auparavant, ils avaient été razziés dans leurs villages, conduits entravés vers les côtes au cours de véritables marches de la mort de plusieurs centaines de kilomètres, puis entassés dans des bateaux pour la traversée vers les Amériques.

 

LA TRAITE

15 millions d’être humains furent « transportés » d’Afrique vers les Amériques ; 15% périssaient au cours des traversées.

En comptant le nombre des morts en Afrique (4 ou 5 fois celui des captifs embarqués – du fait de la violence des raids, des incendies, des famines consécutives et des conditions de la déportation vers les côtes), les historiens s’accordent sur une estimation de 60 millions de victimes au moins.

La Traite atlantique est assurée essentiellement par :

  • Portugal : 4.650.000 captifs transportés
  • Angleterre : 2.600.000
  • Espagne : 1.600.000
  • France : 1.250.000

Destinations principales :

  • Brésil : 4.000.000
  • Antilles : 6.000.000
  • Amérique espagnole dans son ensemble : 1.600.000

Les Etats-Unis ont vu débarquer environ 500.000 captifs (époque anglaise comprise).

L’essor de l’esclavage accompagne celui des plantations coloniales européennes (tabac, riz, coton....) où on est soumis à un travail harassant et aux châtiments les plus brutaux (fouet, fer rouge, mutilation, mort) ; on y subit aussi une destruction systématiques des liens familiaux et des identités collectives – sans compter la propagande religieuse poussant au sentiment d’infériorité et à la soumission.

Tout au long des siècles, des révoltes ont éclaté, menées par des esclaves ou des hommes libres....Restent quelques noms héroïques, Gabriel Prosser, Denmark Vesey, Nat Turner, et celui de John Brown, un Blanc qui en 1859 tenta, avec une vingtaine d’autres insurgés, de s’emparer d’un arsenal fédéral et de fomenter une révolte générale des esclaves du Sud....et qui fut pendu.

Vers 1808, l’importation d’esclaves est devenue illégale, mais on se garde de faire respecter la loi, et dans les 50 années suivantes, encore 250.000 esclaves seront débarqués sur les côtes des Etats-Unis....

Par contre, la « Loi sur l’esclave fugitif « (1850) est appliquée avec l’acharnement et elle permet à des propriétaires du Sud de se faire livrer par la Justice des Etats du Nord, (normalement non-esclavagistes) leurs esclaves évadés !

De la même façon, le Nord collabore avec le Sud pour que la propagande abolitionniste n’y pénètre pas et en 1857 la Cour Suprême rend un arrêt interdisant à l’esclave évadé Dred Scott d’aller en Justice pour défendre sa liberté, au motif qu’il n’est pas une personne mais un bien.

Gardons aussi en tête que lors de l’Indépendance en 1767, il y avait 600.000 esclaves sur le territoire des 13 Colonies et qu’en 1860 leur nombre atteignait presque 4.000.000...

Quoi d’étonnant ? La Constitution américaine de 1767 avait opté pour la conservation de l’esclavage là où il était pratiqué, laissant aux Etats seuls le soin de modifier le statut des personnes : elle s’en lavait les mains. Et de toutes façons, « In God we trust » Dieu est à nos côtés....

Au bout du compte, les esclaves noirs constituaient 38% de la population des Etats du Sud et l’usage systématique du fouet les maintenait dans l’obéissance de cet ordre voulu par Dieu....et que protégeait aussi une extraordinaire densité de garnisons et de milices qui quadrillaient le pays (en Virginie par exemple, plus de 100.000 hommes en 1831 pour une population totale de 1.200.000).

Quand aux évadés, dans les années 1850, ils étaient plus d’un millier par an qui parvenaient à rejoindre le Nord avec l’aide du réseau des Abolitionnistes et de son « chemin de fer souterrain » là-bas, les affranchis étaient déjà au nombre de 200.000.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Brookes_(navire)#/media/Fichier:Slaveshipposter.jpg

2. LA GUERRE DE SECESSION

 

 

Vous avez dit « Lincoln » ?

S’il n’aimait guère l’esclavage, ce bon chrétien n’allait pas jusqu’à considérer les Noirs comme ses égaux, et il fit preuve de l’opportunisme le plus douteux.

En septembre 1858, il déclare à Charleston (Illinois) :

«  Il doit nécessairement y avoir des supérieurs et des inférieurs. En ce qui me concerne, je suis favorable à ce que les Blancs jouissent de ce statut de supériorité ».

Il fut élu président à l’automne 1860.

Les 11 Etats du Sud firent alors sécession, se retirant de l’Union : car les propriétaires d’esclaves estimaient leurs intérêts menacés par les projets de l’élite nordiste, laquelle désirait l’expansion économique, des terres libres, de la main d’œuvre libre et un marché libre avec des protections tarifaires.

Face à la sécession, le Congrès américain vota en 1862 un décret de confiscation qui autorisait l’affranchissement des esclaves dont les maîtres combattaient avec les Confédérés contre l’Union.

Mais ce décret resta lettre morte, car Lincoln se refusa de l’imposer...il déclara :

« Mon objectif dans ce combat est de sauver l’Union et pas de maintenir ou de détruire l’esclavage. Si je pouvais sauver l’Union sans libérer aucun esclave, je le ferais. »

La « Proclamation d’Emancipation » de 1862 n’est donc qu’une stratégie militaire par laquelle on menace d’affranchir les esclaves si les sudistes persistent dans leur sécession, tout en promettant de ne pas toucher à l’esclavage dans les Etats qui  décideraient de se rallier aux Nordistes. D’ailleurs, dans ce texte, nulle mentions des esclaves qui étaient à l’intérieur de l’Union (Missouri/Kentucky/Maryland/Delaware) et ne pouvaient, eux, constituer aucune monnaie d’échange.

Mettant à profit les évènements, 500.000 Noirs prirent la fuite vers le Nord (appliquant avec 10 ans d’avance les recommandations de l’Internationale : « Sauvons-nous nous-mêmes ! »

Le monde s’écroulait pour les planteurs, témoin cet extrait de Journal d’une propriétaire sudiste en janvier 1865 :

« Les gens sont tous paresseux sur la plantation. La plupart recherchent plus que leur propre plaisir et certains serviteurs sont devenus rétifs à toute autorité ou contrainte (...) Ils vivent dans la plus parfaite anarchie et dans un esprit de révolte constant. Ils manifestent la plus profonde animosité envers leurs maîtres ainsi que contre toute gouvernance ou surveillance. »

Parmi les échappés, 200.000 s’engagèrent dans l’armée du Nord (où d’ailleurs leur solde était inférieure à celle des Blancs) et combattirent leurs anciens maîtres, payant de leur personne avec près de 40.000 tués. Et pourtant, la guerre, très meurtrière aggrava le racisme chez les Blancs pauvres du Nord, mobilisés malgré eux et peu désireux de « se faire tuer pour les Nègres ».

Les réformes agraires annoncées ne profitèrent qu’à un nombre minime d’anciens esclaves (2%). Au temps des combats, on avait pourtant promis à chacun « 40 acres

(16 hectares)  et 1 mulet ».

Il reste que les Noirs n’étaient plus esclaves que la Constitution interdisait l’esclavage, reconnaissant la citoyenneté des Noirs et leur droit de voter.

3. LA SEGREGATION

 

Afro-américain buvant à une fontaine réservée aux Noirs, vers le milieu du xxe siècle.Par Russell Lee —

 

A peine la guerre terminée, les assemblées sudistes tentent de réintroduire le travail forcé, l’assignation à résidence et la peine du fouet pour les anciens esclaves devenus ouvriers agricoles.

Le Sud est alors placé sous administration militaire pour faire respecter la loi et permettre l’inscription des Noirs sur les listes électorales.

Le Ku-Klux-Klan, organisé et financé par l’oligarchie terrienne, fait son apparition en 1865 dans le Tennessee : il se donne comme objectif de terroriser les Noirs et de les ramener à la soumission ; raids, lynchages, incendies, agressions physiques voire assassinats massifs se succèdent à partir de cette date ; mais l’occupation militaire finit par désorganiser le KKK vers 1872.

Toutefois les Noirs ne tardent pas à faire les frais des arrangements électoraux entre politiciens : en 1877, les Sudistes obtiennent le retrait des troupes du Nord, en échange de leur vote pour un Républicain comme président des USA. De plus, l’Acte Foncier du Sud, qui réservait aux fermiers 1/3 des terres de 5 Etats est abandonné rejetant les Noirs dans la dépendance des propriétaires de la terre, leurs anciens maîtres.

Partout, des mesures administratives « techniques » sont prises pour empêcher les Noirs de voter, quand l’intimidation et la menace ne suffisent pas.

Finalement, dans cette période, ils sont non seulement écartés de la vie politique mais séparés socialement des Blancs, quand la Cour Suprême en 1883 décide que la ségrégation n’est pas anticonstitutionnelle : c’est la doctrine « séparés mais égaux ».

Dès lors, dans les bus, trams, les trains, les bateaux, les écoles, les piscines, les toilettes, les ascenseurs, les cabines téléphoniques, les cinémas, les bars, les restaurants et sur les plages, partout, Noirs et Blancs sont séparés. Dans les quartiers d’habitation, la mixité va disparaître.

Encouragées par le laisser-faire des hommes politiques, les bandes racistes relèvent la tête et les lynchages reprennent, souvent en plein jour et en toute impunité : près de 100 par an dans le Sud.....on peut en dénombrer près de 5000 entre 1882 et 1958.

En 1900, la boucle est bouclée : tous les Etats de l’ancien Sud ont inscrit la ségrégation dans leurs lois.

Au début du 20e siècle, il y a 9 millions de Noirs dont 6 vivent dans le Sud.

Cependant, pour faire face aux commandes d’armement de la France et de la Grande-Bretagne, pendant la 1ère Guerre Mondiale, l’industrie américaine réclame des bras et promet des salaires doubles ou triples de ceux des ouvriers agricoles du Sud.....ces derniers migrent alors en masse vers Detroit et Chicago, à partir de 1916, au nombre d’environ 500.000. Des ghettos se créent, produits d’une ségrégation de fait dans les quartiers d’habitation.

Le KKK refait surface vers 1915 et en août 1925, c’est 40.000 klanistes qui défilent devant la Maison-Blanche.

Mais désormais les Noirs résistent violemment aux attaques des Blancs, et des émeutes raciales commencent à éclater dans les villes du Nord.

4. LA REVOLUTION DES DROITS CIVIQUES


« We shall overcome, nous vaincrons ».......

 

Pendant la 2e guerre mondiale, 1 million de Noirs se sont retrouvés sous les drapeaux (ils avaient été admis dans le corps des Marines en 1942 seulement). A la fin des combats ils diront que les prisonniers allemands avaient été mieux traités que les soldats de couleur et feront référence à la lutte contre le racisme hitlérien pour mettre en accusation la discrimination qu’eux-mêmes subissaient aux USA.

Cette résistance à la ségrégation n’avait jamais cessé et grand nombre de Ligues, Associations, Eglises, Syndicats et autres Congrès avaient été créés au fil des décennies, revendiquant avec plus ou moins d’éclat le retour à une véritable citoyenneté ; souvent il s’agissait d’obtenir des avancées de Droit par le biais d’actions en Justice soigneusement préparées.

Mais dans les années 1950, cette résistance allait devenir un mouvement de masse

Le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama), Rosa Parks, une militante noire s’assit dans un bus à l’avant, à une place réservée aux Blancs, et refusa de la quitter jusqu’à ce qu’on l’arrête.

Contre la ségrégation dans les transports, la population boycotta les bus pendant 381 jours de suite, avec l’aide notamment d’un pasteur local qui allait devenir célèbre, Martin Luther King et finalement elle remporte la victoire.

En 1957, ce fut l’affaire des 9 de Little Rock (Arkansas) : 9 lycéens noirs réussirent imposer leur inscription dans un lycée blanc : il leur fallut la protection des troupes fédérales – et le gouvernement raciste de l’Arkansas préféra dès lors fermer toutes les écoles publiques l’année suivante.

En 1960, les 4 de Greenboro (Caroline) s’assirent dans une cafétéria réservée aux Blancs et leur « occupation » se transforma en un sit-in de dizaines de personnes, qui fit boule-de-neige dans toute la région.

Un mouvement plus radical émergea de ces occupations pacifiques : le Student Non Violent Coordination Committee (SNCC) qui lança les Freedom Rides, les « voyages de la liberté » où des jeunes, Noirs et Blancs confondus voyageaient ensemble en bus à travers le Sud pour apporter leur soutien à la population noire et défier les lois de la ségrégation.

Le premier quitta Washington pour la Nouvelle-Orléans le 4 mai 1961, et les passagers échappèrent de peu à la mort quand leur bus fut incendié par une foule résolue au lynchage.

Plus de 60 Freedom Rides parcoururent le Sud en cette année 1961 affrontant violence et arrestations, faisant retentir à leur passage dans les prisons la chanson We shall overcome, qui devint ainsi l’hymne du mouvement pour les droits civiques

Le courage des militants et le caractère spectaculaire de leurs actions firent que les médias se mirent à les suivre et ainsi la violence de la répression devint visible pour tout pays, renforçant encore le mouvement.

En même temps – et depuis 1945, début de la Guerre Froide – la partie la plus éclairée de la classe politique se disait qu’il faudrait bien donner une image présentable des USA si l’on ne voulait pas fournir des arguments de propagande au bloc soviétique :

Ainsi, en 1948, un décret exigea une politique d’égalité raciale dans l’armée....mais 10 ans furent nécessaires pour passer à l’application.

De même, en 1954 la Cour Suprême abandonna le principe d’Egalité dans la Séparation ».....mais il fallut là aussi 10 années pour que seulement ¼ des écoles, renoncent à la Ségrégation.

En 1962, Robert Kennedy, ministre de la Justice dut envoyer la troupe pour protéger l’entrée à l’Université de James Meredith, 1er étudiant noir du Mississippi.

En 1963, à Birmingham (Alabama) plus de 3000 personnes furent brutalisées et emprisonnées ; la police lançait des berges allemands dressés à mordre au vendre pensant que le Ku Klux Klan dynamitait une église noire : il y eut 4 morts.

Martin Luther King affirma alors la nécessité de la désobéissance civique de masse et pendant l’été une Marche sur Washington fut organisée par le mouvement des droits civiques : 250.000 personnes écoutèrent le discours de M.L.King (I have a dream) et c’était 100 ans après la prétendue Proclamation d’Emancipation de Lincoln !

En 1964, rien n’était réglé Et R. Kennedy ne donna pas de réponse au mouvement des droits civiques qui demandait une protection fédérale – et dont 3 militants durent effectivement assassinés 12 jours après.

En mars 1965, trois marches de protestation, partirent successivement de Selma (Alabama) pour rejoindre Montgomery : elles exigeaient l’inscription des Noirs sur les listes électorales. La 3e atteignit effectivement Montgomery malgré la terreur policière !

Les lois précédentes n’avaient pas été appliquées et ce n’est qu’en 1965 que le président Johnson imposa la loi sur le droit de vote des Noirs et garantit une protection fédérale pour l’obtenir : le nombre de Noirs inscrits passa de 1.000.000 en 1952 à 3.000.000 en 1968.

En 1967, la Cour Suprême abolit l’interdiction des mariages mixtes, toujours en vigueur dans une trentaine d’Etats.

En 1968, une nouvelle loi alourdit les sanctions contre ceux qui privent les Noirs de leurs droits civiques.....mais les dispositions de la loi ne s’appliquent pas aux forces de maintien de l’ordre ! on pouvait dès lors prévoir que les émeutes urbaines consécutives à des exactions raciste de la police n’était pas prêtes à disparaître.....

Mais la réponse était prête : la Loi contre l’émeute punit de 5 ans de prison celui qui se déplace d’un Etat à un autre (ou utilise Poste ou téléphone) pour organiser une émeute et y participer.... –l’émeute étant définie comme « tout acte commis par 3 personnes ou plus, présentant des risques de violence ».

Vu ?

Pour finir, voici un extrait du discours que Frederick Douglass (esclave du Sud réfugié au Nord en 1838) prononça en 1852 lors de la Fête de l’Indépendance Américaine du 4 juillet où il avait été invité à parler.

 

« Que peut bien signifier pour l’esclave américain votre « 4 juillet » ?

 

"Pour moi, cette date souligne, plus encore que les autres jours de l’année, l’effroyable injustice et la terrible cruauté dont il est la victime permanente. Pour l’esclave, cette commémoration est une honte ; votre liberté fanfaronne, une liesse impie ; votre grandeur nationale, une vanité boursouflée ; vos cris de joie sont vides de sens et de générosité ; vos dénonciations de tyrans sont d’une impudence éhontée ; vos grands discours sur la Liberté et l’Egalité d’une ironie sans fond. Vos prières et vos hymnes, vos sermons, actions de grâce et toutes vos solennelles parades religieuses ne sont, pour l’esclave américain, que boursouflures, mensonges, duplicité, impiétés et hypocrisie. Un très léger voile pour couvrir des crimes qui feraient honte à une nation de sauvages. Il n’est pas de nation au monde qui se rende plus coupable de pratiques plus choquantes et plus sanguinaires que le peuple des Etats-Unis à l’heure même où je parle.

Allez où vous voudrez. Cherchez où vous voudrez. Errez à travers toutes les monarchies et les régimes despotiques du Vieux Monde. Voyagez à travers toute l’Amérique du Sud. Enquêtez sur les abus que l’on commet partout et, quand vous en aurez fini, mettez-les tous en regard de ce qui se pratique dans cette nation : alors, vous conviendrez avec moi qu’en termes de barbarie révoltante et d’hypocrisie éhontée l’Amérique est décidément sans rivale. »

 

God save America.....mais il y a du boulot !

 

Sources :

  • Atlas des esclavages de M.Dorigny et B.Gainot, Ed. Autrement 2006
  • Une histoire populaire des Etats-Unis de H.Zinn, Ed. Agone 2002
  • Les Noirs américains de Pap Ndiaye, Ed. Gallimard 2009
  • Mémoires d’un esclave de Frederick Douglass, Ed. Lux 2004

Notice historique de la Rojinegra

Rédigé par caroleone

Publié dans #Chanson non crétinisante, #Chanson du monde, #Avec la Rojinegra

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