Colombie : Minga nationale : pour la vie, la paix, le bien vivre et l'unité du peuple colombien

Publié le 9 Mai 2021

par Willander Pushaina dans Faits marquants 07 mai 2021

Bakatá, 7 mai 2021. L'Organisation Nationale Indigène de Colombie, Autorité Nationale du Gouvernement Indigène, continue à tisser la MINGA NATIONALE pour avancer dans la défense de la vie, de la Paix, de la justice, de l'autonomie et du Bien Vivre pour tous les Colombiens.

Sous le mandat de la Loi du Pacte d'Autonomie pour le Retour à l'Origine, avec la force qui émane des territoires, avec les actions de revendication culturelle des peuples Misak et AISO pour la récupération de la mémoire ; avec la Minga hacia Adentro des Peuples Indigènes du Cauca - CRIC depuis le 21 avril ; à Unuma depuis le 23 avril avec les frères Sikuani dans l'Orénoque, entre autres, nous sommes entrés pleinement dans la grève nationale, accompagnant avec une commission de l'ONIC dirigée par le secrétaire général et représentant légal depuis 8 jours le processus de la sortie de la Minga dans le Valle del Cauca.

La nation Uwa en assemblée permanente dans le centre-est du pays renforce le tissu de la Minga nationale ; le peuple Muisca se mobilise à Bakatá et depuis le 25 avril, les Embera Eyábida ou Katíos de Córdoba maintiennent leur présence dans le parc en face du bureau du gouverneur à Montería, entre autres raisons, à cause du déplacement dû à la militarisation de leurs territoires ; les Embera et les Wounaan d'Alto Andagueda dans le Chocó sont à Minga ; les Awá de l'UNIPA et de CAMAWARI à Nariño ;

À Neiva et dans les territoires ancestraux de Huila, le CRIHU renforce la Minga hacia Afuera qui est menée par tous les peuples indigènes du Sud-Ouest avec lesquels il accompagne également côte à côte la courageuse résistance civique du peuple et de la jeunesse colombienne dans la ville de Cali et en général dans le Valle del Cauca avec ORIVAC et ACIVA R. P., et aussi à Popayán, Pasto, Buenaventura, Quibdó, Pereira, Riosucio.

Dans le Risaralda à Virginia, Balboa, Belálcazar et Pueblo Rico avec le CRIR et dans le Quindío, avec l'ORIQUIN à Versalles, Calarcá. A Tolima, le CRIT s'est mobilisé le 28 avril avec tous les secteurs sociaux et maintient à Natagaima, Coyaima et Ortega différentes actions de protestation.

En Amazonie, la Minga Korebaju se déplace à Florencia ; à Santiago, Mocoa et Leticia avec le peuple Tikuna ; à Arauca et Casanare, avec différents secteurs sociaux, les peuples indigènes sont en grève devant le champ de Caño Limón Coveñas ; à Tame, avec ASCATIDAR, ils défendent leur territoire ancestral contre l'exploitation pétrolière ; à Vichada, les Sikuani lèvent leurs bâtons pour rejoindre la grève.

Dans le nord du pays, les Wayúu de Riohacha, Uribia, Fonseca ; les Mokaná de l'Atlántico ; les Yupka de Becerril, les Zenú de Sincelejo, Sampues et San Antonio de Palmito, les Taganga de Magdalena et les Kankuamos avec leur force territoriale et spirituelle de Valledupar, Sierra Nevada, qui alimentent le feu de la MINGA pour renforcer la grève nationale, avec de nombreux feux allumés depuis la spiritualité. D'autres expressions du mouvement indigène, Gobierno Mayor, AICO et OPIAC passent de la parole aux actes et nourrissent la mobilisation nationale de toute leur sagesse et de leur expérience.

La grève nationale qui a commencé le 28 avril continue, grandit et porte ses fruits jour après jour, montrant le chemin depuis le cœur des jeunes, avec les sages paroles des anciens, la persévérance des étudiants, la résilience des milliers de victimes du conflit, de la négligence institutionnelle et de la violence de l'État, la décision des femmes de radicaliser leur lutte contre le système patriarcal, les paysans qui nourrissent l'espoir, les peuples afro, Room, Raizal et Palenquero, avec lesquels nous nous joignons à la lutte pour un pays multiethnique et multiculturel, avec les organisations des droits de l'homme, les plateformes qui luttent et revendiquent le droit à la paix que ce gouvernement a essayé de briser, avec la lutte des Colombiens de l'étranger qui ont organisé de multiples marches, sit-in et veillées, avec les frères et sœurs d'Abya Yala qui nous accompagnent dans ce moment difficile et avec toutes les voix et toutes les mains qui construisent dans les rues, sur les routes, dans les villes, dans les quartiers, dans les villages et dans nos territoires, le nouveau pays dont nous rêvons tous et que nous méritons.

En accord avec le moment historique, nous guidons et invitons toutes nos organisations affiliées afin que, à partir de leurs propres capacités et garanties, conformément aux enseignements des fondateurs, elles maintiennent et renforcent la participation du mouvement indigène, selon les principes d'Unité, Territoire, Culture et Autonomie.

Nous sommes à un moment historique pour les Colombiens et les Colombiennes, nous nous unissons déterminés à transformer la réalité qui prévaut et à vaincre les réformes néfastes promues par le gouvernement pour gagner le droit au Bien Vivre en paix dans les territoires. Pour cela, il est essentiel d'exiger les plus grandes garanties pour la protestation sociale, et de rejeter fermement la militarisation et la violence d'État. Pour cette raison, il est essentiel de continuer à compter sur le soutien et l'accompagnement des organisations sociales, des plateformes de droits de l'homme, du monde universitaire et de la communauté internationale dans les régions et au niveau national.

Continuez à compter sur nous pour la Paix, jamais pour la guerre !


ORGANIZACIÓN NACIONAL INDÍGENA DE COLOMBIA - ONIC
AUTORIDAD NACIONAL DE GOBIERNO INDÍGENA

 

#MingaNacional.
#ParoNacional7M

Traduction carolita d'un communiqué paru sur le site de l'ONIC le 7 mai 2021

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