Mexique : Criminalisation systématique des communautés autonomes du plateau Purepecha, dénoncent les OSC's

Publié le 10 Avril 2021

Redacción Desinformémonos
9 avril 2021 


 

Ville de Mexico | Desinformémonos. Les communautés de Nahuatzen, Comachuén et Arantepacua, dans l'État du Michoacán, ont été soumises à un "processus systématique" de criminalisation par les autorités municipales, étatiques et fédérales, révèle le rapport de la mission d'observation civile "Autonomie et autodétermination sur le plateau Purepecha".

Dans le rapport, réalisé par le Serapaz, le Réseau de solidarité des droits de l'homme, l'Institut mexicain de développement communautaire, le Centre Vitoria, le Centre Pro et le Réseau TDT, ils ont signalé les graves violations des droits de ces communautés indigènes, ce qui a entravé leur droit à l'autodétermination. En outre, ils ont pu confirmer des schémas de criminalisation tels que les exécutions extrajudiciaires, la torture, les traitements cruels et les détentions arbitraires à l'encontre des autorités communales et des membres de la communauté.

Le rapport dénonce les violations de leurs droits politiques et électoraux, à travers des actions de stigmatisation, de discrédit et de délégitimation contre les organes traditionnels des gouvernements communaux, ainsi que le manque de reconnaissance et de respect des systèmes normatifs.

Rapport "Autonomie et autodétermination sur le plateau Purepecha".

Les organisations ont souligné la violation du droit d'accès à la justice et l'absence d'enquête par les communautés des trois niveaux de gouvernement. Ces actions, ont-ils dit, sont utilisées "systématiquement" contre les communautés pour mettre fin aux efforts visant à exercer leur autonomie et leur autodétermination. Le récit officiel sur la région, qui "stigmatise" les habitants, a permis l'impunité, ont-ils accusé.

Ils ont qualifié de "particulièrement graves" les exécutions extrajudiciaires de quatre membres de la communauté d'Arantepacua, dont un mineur, commises il y a quatre ans, ainsi que la situation des prisonniers politiques José Antonio Arreola et José Luis Jiménez, membres du Conseil citoyen indigène de Nahuatzen.

Face aux graves violations documentées, les organisations ont demandé aux autorités étatiques de respecter l'autonomie des peuples autochtones et ont recommandé de garantir l'accès à la justice pour les communautés affectées, dans une perspective interculturelle et de droits de l'homme.

"Le manque d'accès à la justice augmente le niveau d'incertitude dans lequel se trouve la population", ont-ils averti.

Téléchargez le rapport complet

traduction carolita d'un article paru sur Desinformémonos le 9 avril 2021

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Mexique, #Peuples originaires, #Purépecha, #Droits humains

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