Mexique : Halte aux agressions contre la communauté de Santa Fe de la Laguna !

Publié le 2 Mars 2021

1ER MARS 2021

HALTE AUX AGRESSIONS CONTRE LA COMMUNAUTÉ DE SANTA FE DE LA LAGUNA !

AUX PEUPLES ET COMMUNAUTÉS ORIGINAIRES
AUX MÉDIAS
À L'OPINION PUBLIQUE
À L'ÉTAT MEXICAIN

Communautés P'urhépecha le 1er mars 2021

K'eri Kunkorhekua Iretecheri, le Conseil suprême indigène du Michoacán (#CSIM), un conseil autonome et indépendant, constitué par les autorités civiles, communales et traditionnelles de 60 communautés indigènes, qui font partie du Congrès national indigène (CNI), déclare ce qui suit :

La communauté P'urhépecha de Santa Fe de la Laguna, ancestralement appelée Ucámuo, est une communauté qui s'est historiquement caractérisée par la défense de son territoire communal. Depuis plus de 50 ans, elle est un exemple d'organisation, de résistance et de lutte, travaillant à la protection de ses terres communales.

Dans ce cadre, ils ont obtenu la délimitation des terres communales en faveur de la communauté en 1988, puis ont réussi à récupérer pour la communauté la "Maison de repos du gouverneur", ainsi que la propriété du "Centro Pisicola" qui appartenait au Fideicomiso Fondo Nacional del Fomento Ejidal (FIFONAFE) et une "finca" du Secretaria de Comunicaciones y Transportes (SCT). Actuellement, ils ont réussi à récupérer 30 hectares de terres communales envahies par des particuliers de Quiroga.

Dans ce contexte de lutte pour leurs terres communales, la communauté de Santa Fe de la Laguna a récemment reçu des menaces, du harcèlement et des disparitions de la part de groupes paramilitaires présents dans la région et avec l'accord du gouvernement municipal de Quiroga. Le 5 février de cette année, à 16 heures, deux autorités de Santa Fe de la Laguna ont été détenues, ont disparu et ont été torturées pendant plus de 9 heures. Elles ont été libérées grâce à la communauté qui a bloqué l'autoroute pour exiger qu'elles soient présentées. Puis, le 28 février, les autorités communautaires ont à nouveau reçu des menaces de mort de la part de groupes paramilitaires. C'est pourquoi la communauté est en état d'alerte maximale, renforçant sa sécurité communale et augmentant ses activités de protestation. Compte tenu de ce qui précède :

1.- Le CSIM soutient pleinement la lutte historique de la communauté de Santa Fe de la Laguna (Ueámuo) pour la reconstitution de son territoire et de ses terres communales et nous nous déclarons en état d'alerte, en lançant un appel attentif et respectueux aux organisations sociales, syndicales, étudiantes et indigènes pour qu'elles soient attentives et apportent leur soutien et leur accompagnement à cette digne lutte.
2.- Nous exigeons du gouvernement fédéral et du gouvernement du Michoacán : des garanties de respect de l'intégrité et de la vie des membres de la communauté de Santa Fe de la Laguna. Agir en conformité avec la loi contre ceux qui harcèlent, violent et font disparaître des membres de la communauté. Ne pas réprimer et/ou criminaliser la juste lutte de Santa Fe de la Laguna.
Nous tenons pour responsable toute atteinte à l'intégrité physique et psychologique des membres de la communauté de Santa Fe de la Laguna, tant le gouvernement de l'État que le gouvernement fédéral, ainsi que le gouvernement municipal dirigé par Alma Rosa Vargas.

CONSEIL SUPRÊME INDIGÈNE DU MICHOACÁN

traduction carolita d'un article paru sur le site du CNI le 1er mars 2021

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Peuples originaires, #Mexique, #Purépecha, #Agressions

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