Ya’nienhonhndeh : Un projet d’aire protégée autochtone et une forêt vierge dans la région de Québec

Publié le 7 Février 2021

De nos jours, rares sont les forêts vierges au sud de la limite nordique des forêts exploitées. Ces écosystèmes d’espèces indigènes n’abritant aucune trace apparente d’activités humaines sont d’une grande valeur du fait de leur rareté et de leur caractère irremplaçable. Ils permettent notamment de servir d’état de référence quant à l’adaptation et la résilience naturelle de la forêt du Québec aux changements climatiques et aux stress écologiques. 

Si ces écosystèmes sont de moins en moins nombreux, ils ne sont pas toujours éloignés du fourmillement des villes ; une raison de plus de les faire connaître et de les protéger.

C’est d’autant plus vrai lorsque ces forêts revêtent de plus un caractère patrimonial et culturel pour les Premières Nations. C’est le cas d’un des derniers massifs de forêt boréale vierge au sud du 49e parallèle situé dans le Nionwentsïo, territoire traditionnel de la Nation huronne-wendat, dans le nord de la région de Portneuf et dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Un partie se retrouve à l’intérieur sur le territoire de la réserve faunique des Laurentides.

Depuis une dizaine d’années, la Nation huronne-wendat tente d’en faire un des rares projets d’aire protégée dans le sud du Québec : l’Aire protégée Ya’nienhonhndeh, signifiant en wendat «là où l’on cueille les plantes médicinales». Le projet couvrirait plus de 850 km², dont environ 340 km² en forêt vierge.

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