Colombie : Même si les violents veulent nous faire taire, nous continuons à parler (CRIC)

Publié le 18 Novembre 2020


17 novembre 2020

Les autorités du Conseil régional indigène du Cauca ont rencontré le représentant en Colombie du Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme

Au vu de la profonde inquiétude suscitée par l'augmentation des homicides dans les territoires, les déplacements forcés, les menaces, la stigmatisation et autres désaccords, les délégués des 127 autorités indigènes affiliées au Conseil régional indigène du Cauca CRIC, ont remis à Juliette de Rivero, la représentante en Colombie de la Haute Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, un rapport détaillé des cas de violence incessante et inacceptable qui touchent les peuples indigènes du département du Cauca.

À l'Université Autonome Interculturelle Indigène UAIIN située à Popayán, des représentants indigènes ont parlé à la représentante des Nations unies en Colombie du nombre croissant de dirigeants, d'experts, de gardes et d'autres membres des communautés des peuples originels qui ont été assassinés dans la guerre sanglante qui se déroule sur leurs territoires.

"Nous élevons la voix et nous disons au monde ce qui se passe ici avec les communautés indigènes, nous ne serons pas réduits au silence ; la violence ne fera pas taire notre voix qui réclame des garanties pour la vie et la paix, pour le droit au territoire et à la démocratie. C'est ce que les porte-parole indigènes du CRIC ont affirmé, ajoutant que le président Ivan Duque Marqués a ignoré leurs plaintes et ont insisté sur le fait que les droits fondamentaux tels que la vie et la paix continuent d'être violés en Colombie.

Les autorités indigènes ont affirmé avec véhémence que la situation de crise humanitaire dans les territoires s'aggrave malgré les appels répétés à y remédier. C'est pourquoi ils demandent aux agences internationales d'exhorter le gouvernement à prendre des mesures urgentes, dans le cadre du respect des accords de paix, pour mettre fin à ces attaques meurtrières.

Juliette de Rivero, qui depuis le 1er août est la nouvelle représentante des droits de l'homme de l'ONU en Colombie, a déclaré à la fin de sa rencontre avec les autorités indigènes du CRIC : "J'ai pris toutes les informations qui m'ont été données et nous les analyserons."

Par le programme de communication du CRIC

traduction carolita d'un article paru sur le site du CRIC le 17/11/2020

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Peuples originaires, #Colombie, #Droits humains, #CRIC

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