Colombie : La minga arrive sur les terres de Cundinamarca

Publié le 19 Octobre 2020


18 octobre 2020

Après être passée par Calarcá dans le département du Quindío, la mobilisation pour la vie, le territoire, la démocratie et la paix est arrivée dans les terres de Tolima et a fait une nouvelle étape à Ibagué, la capitale musicale de la Colombie. De là, elle a poursuivi son voyage à travers les terres du Tolima, ayant comme prochaine destination la ville de Fusagasugá à Cundinamarca. La visite s'est poursuivie sur les terres plates du Tolima avec une température qui dépassait les 30 degrés au milieu de grandes plantations de riz et de soja qui nous montre comment les meilleures terres de notre pays sont concentrées entre quelques mains.

Dans les villes et les villages, leurs habitants, sous les drapeaux et les applaudissements, regardaient la caravane multicolore venant du sud-ouest avec des Afro-Colombiens, des indigènes, des paysans et d'autres secteurs populaires qui maintiennent l'objectif d'atteindre la capitale du pays pour tenir un débat avec le président Ivan Duque Marquez sur les questions de vie, de territoire, de démocratie et de paix.

Les groupes musicaux ne se reposent pas et chantent continuellement leurs rythmes joyeux pour animer le mouvement, tandis que dans les équipements sonores installés dans les différents véhicules, on peut entendre les hymnes des secteurs sociaux qui font partie de la mobilisation, et surtout l'hymne du gardien qui remonte le moral des mingueros et des communautés qui observent le passage des automobiles. Pendant ce temps, aux postes de péage, accompagnés par la police routière, une seule voie est mise à la disposition de la caravane et les plaques d'immatriculation des véhicules sont enregistrées par écrit, tandis que les autres sont enregistrées par des caméras vidéo.

Dès les premières maisons de la municipalité de Fusagasugá, hommes, femmes et enfants partent avec des drapeaux et des pancartes pour saluer les mingueras et les mingueros, leur donner une voix d'encouragement et, dans certains cas, se joindre à l'hydratation sur le chemin du centre ville. Au cours de cette promenade, une femme demande au chauffeur d'une des voitures d'accompagnement de lui donner un foulard du CRIC pour la jeune fille. Lorsqu'elle le reçoit, comme s'il s'agissait d'un grand trophée, elle le remercie par de nombreux gestes de joie et le pose immédiatement sur une belle fille qui, sans savoir de quoi il s'agit, l'applaudit sans cesse.

Déjà dans la zone centrale, les organisations syndicales, les résidents, les femmes au foyer, les travailleurs et les conseillers municipaux saluent la mobilisation sociale qui arrive sur la place principale avec de nombreuses affiches. Là, sur une plateforme improvisée, s'est tenue une audience publique au cours de laquelle le conseil municipal de Fusagasugá a accueilli les marcheurs et d'autres organisations sociales et politiques ont exprimé leur soutien inconditionnel aux pétitions adressées au gouvernement national parce qu'elles s'identifient à eux.

Enfin, le conseiller principal du CRIC, Hermes Pete Vivas, a remercié les habitants de Fusagasugá pour leur geste de solidarité et les a félicités pour leur lutte pour défendre le territoire de Sumapaz comme patrimoine de tous les Colombiens. Après l'acte socio-politique, la caravane s'est rendue au colisée couvert où un lieu a été aménagé pour accueillir les manifestants qui, après avoir passé la nuit, entreprennent leur dernier tronçon pour atteindre la ville de Bogota et cherchent à ce que le président Ivan Duque Márquez affronte le peuple colombien.

Par : Programme de communication du CRIC

Traduction carolita d'un communiqué paru sur le site du CRIC le 18/10/2020

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Colombie, #Peuples originaires, #Afrocolombiens, #Minga, #CRIC

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