#Alerte au Chiapas : attaque policière sur la caravane à la recherche des 43 étudiants disparus - 2 mères blessées et 4 étudiants

Publié le 17 Février 2020

Action urgente : Agression de la caravane des mères et des pères des étudiants disparus d'Ayotzinapa, la police anti-émeute leur lance des gaz, deux mères blessées et quatre étudiants, dont deux gravement. Aujourd'hui avait lieu leur première journée de visite du Chiapas.

La police de l'État du Chiapas réprime la Caravane à la recherche des 43.

Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, 16 février 2020 - Ce jour-là, vers 6 heures du matin, les mères et les pères des 43 disparus sont arrivés au Collège de formation des enseignants ruraux Mactutzá, au Chiapas, dans le cadre des visites qu'ils ont programmées pour tous les collèges de formation des enseignants ruraux du pays.
Le programme était le suivant : déjeuner de 8 à 9 h, de 10 à 11 h une réunion avec la base des étudiants, de 12 à 14 heures une réunion avec les organisations sociales et à 17 heures la marche avec toutes les organisations.

Cependant, à 8 heures du matin, plus de deux cents policiers de l'État avec des chars et des bombes lacrymogènes étaient postés à l'entrée de l'École normale sans aucune explication valable. Vers 8h30, la police, sans aucun protocole, a commencé à lancer des bombes lacrymogènes sur les parents des 43 élèves de l'école normale. La répression a duré une heure, avec trois élèves blessés, deux mères et leur petite-fille de trois ans. Deux étudiants ont été touchés à la tête par un projectile, l'un d'entre eux venant d'Ayotzinapa, et on rapporte qu'ils reçoivent des soins médicaux à la polyclinique située sur la Cinquième Avenue Nord. Les mères sont à l'École normale sans pouvoir en sortir pour recevoir des soins médicaux car l'école est toujours assiégée par la police d'État.

Les mères et les pères des 43 condamnent la répression qui a été déployée et demandent que les blessés reçoivent rapidement des soins médicaux, que les procédures pénales et administratives soient ouvertes pour établir la responsabilité des fonctionnaires qui ont fait un usage excessif de la force, et que les actes ultérieurs d'information, de diffusion et de protestation pacifique des mères et des pères des 43 soient autorisés.
 
La dénonciation et la demande de présentation en vie des 43 étudiants sont destinées à être réduites au silence par le gouvernement de l'État. L'attitude autoritaire dont font preuve les autorités de ce lieu en foulant aux pieds tous les droits et libertés constitutionnels est inconcevable.
 
CORDIALEMENT :
 
Parce que vivants, ils les ont pris, vivants, nous les voulons ! Comité des mères et des pères des 43.

Source d'origine :  bit.ly/2OTd2Qf

traduction carolita d'un article paru sur le site Espoir Chiapas le 16 février 2020

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