Cosmovision Zapotèque : Cocijo, dieu de la pluie

Publié le 16 Janvier 2020

Selon les archives du frère Juan de Cordova dans son ouvrage Vocabulaire en langue zapotèque, publié en 1578, les zapotèques de la vallée d'Oaxaca avaient la Foudre comme l'une des divinités les plus importantes, elle était responsable de l'envoi de l'eau à la terre et de la croissance des plantes.
Cocijo est la divinité de la foudre. Mais aussi de la pluie, des orages, du brouillard, des nuages, de la rosée, de la grêle, ainsi que des sources d'eau terrestres. D'une grande importance et vénération pour les Zapotèques, c'est la plus grande divinité représentée dans leur art.

Il est aussi connu sous le nom de "Treize Fleurs/Trece flor", autres noms : Gozio, Gocio, Gucio, Locio, Lociyo, Quechetao, Quecelao, Guci ou Yatacao. Il est l'équivalent du Tlaloc des Aztèques et du Chaac des Mayas.

Tant dans l'iconographie archéologique que dans les références des sources coloniales, il est possible d'identifier sa continuité en tant que dieu régent de l'eau et de l'agriculture. Actuellement, dans le cadre du rituel agricole de nombreuses communautés zapotèques du sud de l'Oaxaca, la Foudre est toujours conçue comme l'entité sacrée qui génère la pluie, la fertilité et la croissance du maïs et d'autres cultures.

Les pétitions et les offrandes qui étaient faites dans les moments importants du cycle rituel agricole - demande de pluie, semailles, bénédiction du champ de maïs et récolte - étaient adressées à cette entité.

 

Jarre à double anse avec le visage de Cocijo dans lequel on peut voir la langue fourchue dans la bouche de la sculpture et le glyphe C dans la coiffe.

Musée communautaire de San José Mogote, Oaxaca

 

Vase à l'effigie de Cocijo avec des motifs d'eau et de pluie sur la cape et le chapeau de la coiffe.

Musée d'art préhispanique Rufino Tamayo
 

Cocijo. Hauteur 52cm. Explorations Saville, Xoxocotlan. Musée de Oaxaca.

Pris à Urnas de Oaxaca. Case, Alfonso et Ignacio Bernal
 

Cocijo sur un piédestal. Hauteur 40cm. Zaachila.

Pris à Urnas de Oaxaca. Case, Alfonso et Ignacio Bernal

traduction carolita du site Pueblos originarios.com

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