Uruguay s’endette pour construire une infrastructure coûteuse qui ne profitera qu’à une transnationale de la cellulose

Publié le 25 Juillet 2019

La société UPM a exigé, comme condition pour établir sa deuxième usine de cellulose, que le gouvernement uruguayen construise un nouveau chemin de fer qui relierait le site de sa future usine et le port. Le gouvernement couvrira les coûts des projets d’infrastructure au service d’UPM.

Pont 25 de Agosto.

Dans les pays du sud mondial, l’infrastructure nationale ou régionale est cruciale pour le néocolonialisme extractiviste. Les entreprises étudient et sélectionnent stratégiquement les lieux les plus rentables pour leurs installations, en tenant compte notamment du chômage local, de la faiblesse de l’opposition locale organisée et de l’existence d’une législation nationale/régionale qui les favorise. Le tout au détriment de la qualité de vie des habitants et de l’environnement.

Dans le cas des entreprises de cellulose, lorsqu’elles disposent déjà de grandes étendues de monocultures de pins ou d’eucalyptus, comme c’est le cas en Uruguay, c’est l’infrastructure qui détermine si l’établissement d’une usine est viable ou non. Les entreprises ont besoin d’un réseau de routes qui garantit le transport du bois des plantations jusqu’à l’usine et ensuite le transport de la cellulose produite jusqu’aux points d’exportation vers les marchés internationaux.

 

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Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #pilleurs et pollueurs, #Uruguay, #UPM

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