Cosmovision Aztèque - L'arbre de la création

Publié le 13 Janvier 2019

Le peuple aztèque, autrefois appelé Mexica, fut le dernier des groupes Nahuatlaco à atteindre le bassin mexicain à la fin du XIIIe siècle, lorsque la plupart des territoires centraux du pays avaient été occupés. Pour cette raison, ils ont été forcés de se battre sans relâche pour s'installer dans le grand lac de México, où ils ont construit leur splendide capitale, Tenochtitlán. Le mythe suivant est tiré de Guerreros, Dioses y Espíritus de la Mitología de América Central y Sudamérica (Guerriers, Dieux et Esprits de la Myhtologie d'Amérique centrale et de l'Amérique du sud) de Douglas Gifford.

Les histoires sur la création du monde racontées par les Aztèques ont commencé par parler d'un univers vide dans lequel rien ne vivait sauf les dieux. Il n'y avait pas de lumière et tout cela, par conséquent, c'était les ténèbres. Une des histoires raconte que, parmi les dieux, il y avait un prince qui vivait avec sa femme et son fils bien-aimés. La famille vivait dans une grotte et malheureusement le fils y est mort.

Les parents l'enterrèrent soigneusement dans le sol, et de ses cheveux germèrent le coton, de ses oreilles les plantes et les graines, de ses narines les herbes aromatiques qui guérissaient la fièvre, de ses doigts les patates douces, et enfin, de ses ongles, le maïs.
L'homme avait déjà de la nourriture, et c'est ainsi qu'il apparut bientôt sur la surface de la terre ; mais bien qu'il possédait toutes les plantes et tous les fruits du monde, il n'avait aucun sentiment pour ses frères, les hommes, et ne regardait que sa survie quotidienne.
Une autre histoire raconte comment les vignes sont apparues sur la terre. Ehecatl, le dieu du vent, autre forme du grand dieu Quetzalcoatl, est tombé amoureux d'une fille nommée Mayahuel, qui vivait dans la maison des dieux sous la garde d'une vieille femme nommée Tzitzimil. Ehecatl est allé lui rendre visite un jour pendant que le gardien dormait. Il réveilla la jeune fille en douceur, et ils partirent secrètement, sans déranger le sommeil de la vieille femme. Ils descendirent ensuite sur terre, et dès que leurs pieds touchèrent le sol, ils devinrent tous deux un arbre qui avait deux branches puissantes, l'une née du dieu du vent et l'autre de Mayahuel. La branche née d'Ehecatl perdait rapidement des feuilles vertes et fraîches qui, cependant, ne possédaient pas la beauté des fleurs fines et délicates qui recouvraient la branche née de Mayahuel.


Quand la vielle gardienne Tzitzimil s'est réveillée, elle était en colère, car elle avait perdu la fille dont on lui avait confié la garde et, accompagnée d'une troupe de jeunes dieux, elle est descendue sur terre pour punir les fugitifs. Elle y a mis tous ses efforts, et elle n'a pas tardé à trouver l'arbre et à reconnaître Mayahuel, grâce aux fleurs de sa branche. Furieuse, elle appela la foudre pour qu'elle tombe sur l'arbre et pour séparer les deux branches. Une fois coupée la branche née de Mayahuel, elle en fit des échardes qu'elle donna aux jeunes dieux, qui les jetèrent à terre après les avoir grignotées jusqu'à les réduire à leur expression minimale. 
La branche qui est née d'Ehecatl, cependant, est restée intacte. De retour à son lieu de résidence Tzitzimil et les jeunes dieux, Ehecatl, le dieu du vent, repris sa forme commune. Prisonnier de la tristesse, il marchait sur la terre où les dieux avaient dispersé les morceaux de la branche née de Mayahuel. Et comme il pleurait la perte de son amour, il vit que les éclats étaient devenus un os, qu'il enterra dans le champ. De cet os naquit la première vigne, qui fleurit autant que le sarment né de Mayahuel, et qui par la suite donna le vin aux hommes.

traduction carolita du site mitos latinoamerica

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