La justice est fleur fugace (édition bilingue)

Publié le 21 Décembre 2017

La justice est fleur fugace
Une fleur trop lisse
Qui s’agite sans cesse
Refuse de se rendre

La vérité est une fleur trop rare
Qui mérite que l’on s’y attache
Qui a besoin de patience
Et d’une grande tolérance

La dignité est une fleur de grande qualité
Qui ne pousse pas dans les ornières
Déposées par des bulldozers corrompus

La paix est une fleur qui se hisse aux sommets
Qui brille de toute l’intensité du soleil
Pour se faire belle et rivaliser avec le
Mère-lune

L’amour est une fleur à cueillir
Avec délicatesse
Il faut la porter à sa bouche
Y déposer le souffle chaud de son cœur
Y déposer le baiser de l’espérance

L’espoir est une fleur de grande saveur
Qui ne s’endort jamais
Dans l’adversité
Qui se multiplie en cheminant
Qui donne un bouton poussoir en argent
Aux volontés du peuple

Les Abejas sont des fleurs blanches et pures
Qui se battent pacifiquement
Qui luttent dignement pour la
Justice la
Vérité la
Dignité la
Paix
L’amour et la
Tolérance.

A 20 ans du massacre d’Acteal, justice n’est pas rendue et les familles ne peuvent faire leur deuil, dû.
Pire encore la crainte et la furie s’invitent de nouveau dans leurs villages avec la libération des paramilitaires qui ont commis cette horreur, avec la présence d’armes dans les foyers et avec le déplacement et l’agression des familles de Chenalhó et Chalchihuitán, la résurgence d’un conflit agraire vieux de 40 ans qui a déjà donné l’occasion de ce massacre. Les mauvais gouvernements divisent et s’insinuent dans les villages comme les serpents vicieux qu’ils sont, trouvant des complices, voulant déstabiliser une fois encore un noyau de résistance connu pour son pacifisme. La stratégie est essentiellement politique et l’impunité pour ce crime en est la clé, du moins je le pense.
En cette période de commémoration, j’envoie mon affection, ma tendresse et mon soutien à la société civile de Las Abejas de Acteal, j’envoie mes vœux de force et de courage et les encourage à continuer sur leur belle aventure autonome.

Carole Radureau (21/12/2017)

La justicia es una flor fugaz

La justicia es una flor fugaz
Una flor demasiado lisa
Quien está constantemente agitado
Se niega a rendirse

La verdad es una flor demasiado rara
Que merece que se lo ata
Que necesita paciencia
Y de una gran tolerancia

La dignidad es una flor de gran calidad
Que no crece en los carriles
Depositadas por topadoras corrompidas

La paz es una flor que se sube en las cumbres
Que brilla por toda la intensidad del sol
Para hacerse bella y rivalizar con
Madre-luna

El amor es una flor que hay que recoger
Con delicadeza
Hay que llevarla a su boca
Depositar allí el soplo caliente de su corazón
Depositar allí el beso de la esperanza

La esperanza es una flor de gran sabor
Que nunca se duerme
En la adversidad
Que se multiplica caminando
Que da un botón botón de plata
A las voluntades del pueblo

Las Abejas son unas flores blancas y puras
Que combaten pacíficamente
Que luchan dignamente para la
Justicia la
Verdad la
Dignidad la
Paz
El amor y la
Tolerancia.

Después de 20 años de la masacre de Acteal, no se hace justicia y las familias no pueden estar de luto.
Peor aún, el miedo y la furia se invitan una vez más a sus aldeas con la liberación de los paramilitares que cometieron este horror, con la presencia de armas en los hogares y con el desplazamiento y la agresión de las familias de Chenalhó y Chalchihuitán, el resurgimiento de un conflicto agrario de 40 años que ya ha dado lugar a esta masacre. Los malos gobiernos se dividen e insinúan en pueblos como las serpientes viciosas que son, encontrando cómplices, queriendo desestabilizar una vez más un núcleo de resistencia conocido por su pacifismo. La estrategia es esencialmente política, y la impunidad para este crimen es la clave, al menos eso creo.
En este tiempo de conmemoración, envío mi afecto, mi simpatía, ternura y apoyo a la sociedad civil de Las Abejas de Acteal, envío mis deseos de fuerza y coraje y los aliento a continuar en su bella aventura de autonomía.

Carole Radureau (21/12/2017)

Nom et âge des victimes du massacre 

María Pérez Oyalte, 43 ans,

Martha Capote Pérez, 12 ans,

Rosa Vázquez Luna, 24 ans,

Marcela Capote Ruiz, 29 ans,

Marcela Pucuj Luna, 67ans,

Loida Ruiz Gómez, 6 ans,

Catalina Luna Pérez, 21 ans,

Manuela Pérez Moreno, 50 ans,

Manuel Santiz Culebra, 57 ans, 

Margarita Méndez Paciencia, 23 ans,

Marcela Luna Ruiz, 35 ans,

Micaela Vázquez Pérez, 9 ans,

Josefa Vázquez Pérez, 5 ans,

Daniel Gómez Pérez, 24 ans,

Sebastián Gómez Pérez, 9 ans,

Juana Pérez Pérez, 33 ans,

María Gómez Ruiz, 23 ans,

Victorio Vázquez Gómez, 2 ans,

Verónica Vázquez Luna, 22 ans,

Paulina Hernández Vázquez, 22 ans,

Juana Pérez Luna, 9 ans,

Roselina Gómez Hernández (?),

Lucía Méndez Capote, 7 ans,

Graciela Gómez Hernández, 3 ans,

Marcela Capote Vázquez, 15 ans,

Miguel Pérez Jiménez, 40 ans,

Susana Jiménez Luna, 17 ans,

Rosa Pérez Pérez, 33 ans,

Ignacio Pucuj Luna, 62 ans,

María Luna Méndez, 44 ans,

Alonso Vázquez Gómez, 46 ans,

Lorenzo Gómez Pérez, 46 ans,

María Capote Pérez, 16 ans,

Antonio Vázquez Luna, 17 ans,

Antonia Vázquez Pérez, 21 ans,

Marcela Vázquez Pérez, 30 ans,

Silvia Pérez Luna, 6 ans,

Vicente Méndez Capote, 5 ans,

Guadalupe Gómez Hernandez, 2 ans,

Micaela Vázquez Luna, 3 ans,

Juana Vázquez Luna, 1 an,

Alejandro Pérez Luna, 15 ans,

Juana Luna Vázquez, 45 ans,

Juana Gómez Pérez, 51 ans,

Juan Carlos Luna Pérez, 2 ans

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