Monde autochtone : Le Brésil

Publié le 12 Octobre 2017

Par Antonio Cruz/Agência Brasil — http://agenciabrasil.ebc.com.br/geral/foto/2016-11/indios-fazem-manifestacao-em-frente-ao-palacio-do-planalto, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53641776

Par Antonio Cruz/Agência Brasil — http://agenciabrasil.ebc.com.br/geral/foto/2016-11/indios-fazem-manifestacao-em-frente-ao-palacio-do-planalto, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53641776

Maria de Lourdes Beldi de Alcantara

Selon le recensement de l’Instituto brasileiro de Geografia y Estatìstica (IBGE, Institut brésilien de géographie et de statistique) de 2010, 240 peuples autochtones vivent au Brésil qui représentent 0,47% de la population totale du pays (896.617 personnes) ; 324.834 autochtones vivent en ville et 572.083 en zones rurales dont 433.363 en Amazonie.

La population autochtone parle 274 langues différentes. Les autochtones sont dispersés dans tout le pays mais la grande majorité vit sur 704 terres collectives, en Amazonie, dénommées Terres autochtones (en portugais « terras indìgenas »).

Le Brésil est le pays d’Amérique du sud où se trouve la plus grande concentration connue de peuples autochtones isolés, principalement dans les Etats d’Amapa, d‘Amazonas, d’Acre, de Goias, de Mararanhâo, de Mato Grosso, de Para, de Rondônia, de Roraima et de Tocantins.

Actuellement, le Brésil compte environ 107 présences enregistrées d’autochtones isolés dans la région amazonienne.

La Constitution de 1988 reconnaît les peuples autochtones comme les premiers et naturels possesseurs de la terre et leur garantit ce droit à leurs terres.

La prospection et l’extraction des richesses naturelles en terres autochtones doivent être réalisées uniquement avec l’autorisation du Congrès national après audition des communautés impliquées à qui on doit garantir la participation aux bénéfices de l’exploitation.

Le déplacement des peuples autochtones de leurs terres est interdit.

Le Brésil a signé les principaux mécanismes de protection des droits de l’homme concernant les peuples autochtones, entre autres la Convention 169 de l’OIT, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007) et la Déclaration américaine sur les peuples autochtones (2016).

L’année 2016 a été marquée par une grande instabilité politique qui aboutit, le 31 août 2016, à la destitution de la Présidente Dilma Roussef, du Parti des Travailleurs (PT). La légitimité des accusations à son encontre a été controversée. L’accusation du délit de responsabilité fiscale marqua la fin de son gouvernement et son remplacement par le vice-Président, Michel Temer, du Parti du Mouvement démocratique brésilien (PMDB).

La situation actuelle des peuples autochtones dans le pays se trouve dans un contexte de transition et d’instabilité politique.

Les gouvernements de Dilma Roussef et de son prédécesseur, Luis Ignacio Lula da Silva, ne furent pas des grands défenseurs des droits autochtones et de la démarcation de leurs territoires comme en témoignent les rapports, suite à leur visite, des Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (James Anaya en 2008 1et Victoria Tauli-Corpuz en 20162).

Entre autres considérations, les rapports exprimèrent des préoccupations sur le défaut d’avancées dans la protection des droits des peuples autochtones et les retours en arrière institutionnels qui se sont produits au Brésil.

 

LIRE LE RAPPORT

 

Thèmes qui y sont abordés :

Démarcations territoriales et changements législatifs

Un clair recul de la législation  pour les peuples autochtones

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Brésil, #Peuples originaires

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