Mère-lune

Publié le 21 Septembre 2017

Aussi haut que peut se lever
Le regard
Aussi loin que peuvent se permettre
De douter
Les cicatrices du temps
Aussi prêt
Que le miroir
Dans lequel s’éclaircissent idées rides
Et canyons profonds
Aussi proche que le désir
D’embrasser
Cette face ronde
Lumière
Poudre onctueuse
Comme posée en équilibre
Sur le lit du désert
Lui
Il a décidé de se la jouer
Blanc pur
Il a décidé de piler son grain de gypse
Dans le mortier lunaire de sa mère
C’est comme si le fils-sable était devenu
Fluide
Comme la lave féconde de l’amour
C’est comme si
Le long chant d’amour qui glisse entre les doigts
Filets de la vie trop lâches
Semblaient vouloir s’écouler
Dans la chorale de l’univers
Mère-lune a fait son lit
De douceur de rêves et de minéraux broyés
Dans le rouleau compresseur de l’énergie
Terrestre
Mère-lune a bordé la couverture des dunes
De sa voluptueuse cape en fourrure de micacées.

Carole Radureau (21/09/2017)

White sands Nouveau- Mexique

Par snowpeak — Peekaboo MoonUploaded by PDTillman, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9319962

Par snowpeak — Peekaboo MoonUploaded by PDTillman, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9319962

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

almanito 21/09/2017 14:00

Très beau et surtout très doux, on ne peut s'empêcher de penser au peuple mexicain en te lisant, un poème qui apaise...

caroleone 21/09/2017 15:46

La lune apaise, enfin il me semble......la voir si belle si proche si lumineuse au-dessus de ce blanc désert, c'est magique. J'aimerais en envoyer un quartier pour éclairer tous les malheureux sinistrés du moment.