Chansons reprises : Lamento borincano

Publié le 10 Septembre 2017

 

Chanson écrite par Rafael Hernández Marín en 1929, décrivanr la situation de pauvreté des paysans de Porto Rico dans les années 1930.

Cette chanson devient instantanément un succès à Porto Rico mais aussi dans toute l'Amérique latine.

Le jibarito est un descendant de paysan du peuple originaire Taïno ou d'esclaves ou de porto ricain, c'est une icône représentative du peuple portoricain. Le jibarito était un marchand qui allait de ville en ville pour vendre son chargement, sa marchandise et là il revient bredouille car la pauvreté a envahit les villages.

Borinquen qui est utilisé dans cette chanson est le nom natal de Porto Rico.

A la fin de la chanson il est fait référence à Gautier : il s'agit de José Gautier Benítez, un poète portoricain.

De nombreuses reprises existent de cette chanson et parfois les paroles divergent.

 

Il sort
fou de joie avec son chargement
pour la ville, pour la ville.
Il porte
dans sa pensée tout un monde plein
de bonheur, Ay, de bonheur.

Il pense remédier à la situation
du foyer qui est toute son illusion. Oui.
Et joyeux,
le jibarito* va, chantant ainsi
en disant ainsi, en pensant ainsi par le chemin :
"Si je vends le chargement, mon cher Dieu,
un costume je vais acheter à ma viejita."

Et joyeux
sa jument va aussi
avec le sentiment que son chant
c'est tout un hymne de joie.
Et en cela la lumière du jour le surprend.
Alors qu'ils arrivent au marché de la ville.

Il passe
le matin entier sans que personne ne veuille acheter son chargement, ay, acheter son chargement.
Tout,
tout est désert, et le village est plein
de besoins, ay, de besoins.

Cette lamentation est entendue partout
de ma malheureuse Borinquen. Oui.
Et triste,
le jibarito pense ainsi,
en se disant ainsi, en pleurant ainsi par le chemin :
"Qu'en sera-t-il de Borinquen mon cher dieu ?
Qu'en sera-t'il de mes enfants et de mon foyer ?"

Oh Borinquen!
La terre de l'Éden,
celle de mon chant, le grand Gautier*
j'appelle la perle des mers.
Maintenant que tu meurs avec tes façons de penser,
permets-moi de te chanter aussi.


****

Sale
loco de contento con su cargamento
para la ciudad, para la ciudad.
Lleva
en su pensamiento todo un mundo lleno
de felicidad, Ay, de felicidad.

Piensa remediar la situación
del hogar que es toda su ilusión. Sí.
Y alegre,
el jibarito va, cantando así
diciendo así, pensando así por el camino:
"Si yo vendo la carga, mi Dios querido,
un traje a mi viejita voy a comprar."

Y alegre
también su yegua va
al presentir que su cantar
es todo un himno de alegría.
Y en eso le sorprende la luz del DÍA.
Y llegan al mercado de la ciudad.

Pasa
la mañana entera sin que nadie quiera
su carga comprar, ay, su carga comprar.
Todo,
todo esta desierto, y el pueblo esta lleno
de necesidad, ay, de necesidad.

Se oye este lamento por doquier
de mi desdichada Borinquen. Sí.
Y triste,
el jibarito va pensando así,
diciendo así, llorando así por el camino:
"¿Qué será de Borinquen mi dios querido?
¿Qué será de mis hijos y de mi hogar?"

Oh Borinquen!
La tierra del Edén,
la que al cantar, el gran Gautier
llamo la perla de los mares.
Ahora que tu te mueres con tus pensares,
déjame que te cante yo también.

Rafael Hernández Marín traduction carolita

Rédigé par caroleone

Publié dans #Chanson du monde, #chansons reprises, #Puerto Rico

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Commenter cet article
H
Elle est belle cette chanson ...
elle se décline dans tout les styles musicaux
C
Oui c'est vrai, mais celle que je préfère c'est la version de Victor. D'ailleurs c'est par lui que je l'ai connue.
Bisouxx et bonne fin de week-end