Les 56 niñas du Guatemala - Elles brûlaient pendant que nous marchions

Publié le 8 Août 2017

Voici un résumé en français de l'entretien avec Vargas Silva que nous avons partagé la semaine dernière. M. Silva est docteur en droit et sciences sociales à l'université libre de Colombie et il est élu représentant à la CIDH, la commission interaméricaine des droits de l'Homme, 
(propos recueillis par Urias Gamarro)

Les droits humains toujours aussi vulnérables dans le pays.

Vargas Silva affirme que la commission est venue au Guatemala pour faire un diagnostic sur la situation des droits de l'homme. Cependant, il a insisté sur la situation des enfants et de la jeunesse, surtout à propos de l'incendie survenu à «Hogar Seguro Virgen de la Asuncion » où le 8 mars dernier, 41 mineures ont trouvées la mort, et 15 autres survivantes furent brûlées.

La mission de la CIDH consiste à se déployer sur place avec 7 délégués et leurs équipes de travail, et Vendredi elle présentera ses conclusions, et nous aurons un panorama une vision générale de la situation des droits de l'Homme au Guatemala, sur différents sujets.
La visite répond à une invitation de l'Etat, faite par le gouvernement en 2016, pour, à l'origine essayer d'examiner la question des droits de l'Homme.
Les différents sujets sont : la protection des droits de l'homme du point de vue économique, social, culturel, et écologique, les avancées et défis concernant l'administration de la Justice, la situation des Défenseurs des droits de l'Homme et la liberté d'expression, la question des déplacements forcés et la situation des migrants. Mais aussi l'insécurité urbaine et la violence, la discrimination envers les femmes et les personnes du collectif LGBT ( lesbiennes, gays, bi et trans), et la situation des personnes indigènes et d'origine africaine. Ce dernier sujet est très important car il a à voir avec la mémoire, la liberté, et la justice.

Le Guatemala a vécu un conflit interne et il faut examiner toutes ces questions, suite à ce conflit. L'objectif de ces visites, démontre l'intérêt porté par la CIDH pour maintenir la vigilance sur le pays. Récemment, la Colombie qui a également vécu un conflit interne pendant plus de 52 ans, est entré aussi dans la période post-conflictuelle après avoir réussi à signer la paix.

La CIDH devra prendre en compte la situation qui fut tellement détériorée à Hogar Seguro, pour qu'apparaissent non seulement la vérité, la justice, et la digne réparation, mais, surtout, que cela n'arrive plus jamais. La CIDH doit le préciser, même s'il existe une commission spécifique avec une déléguée, Esmeralda Arosemena de Troitino, qui visite le lieu de l'incendie où se déroulèrent lamentablement ces évènements tragiques.
Nous attendons les conclusions de cette commission pour pouvoir émettre les recommandations dont le but sera qu'un tel incendie ne puisse plus jamais se reproduire. C'est la garantie que la société civile réclame en sollicitant cette commission, le plus rapidement possible.
Nous saurons s'il y a les conditions pour que le pays sorte de la liste noire après avoir finalisé les observations, les analyses, le diagnostic de ce qui est arrivé, et le pronostic, et comment le pays appliquera les recommandations.

Avec le délégué Vélasquez, nous avons évoqué la perspective d'un diagnostic général de ce qu'il a observé. Nous avons échangé des informations et nous nous sommes félicités du travail spectaculaire développé dans le combat contre la corruption.
http://www.prensalibre.com/…/derechos-humanos-aun-son-vulne…

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Guatemala, #Féminicide

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