Canada /Québec/Etats-Unis : Les Malécites ou Wolastoqiyik

Publié le 3 Juillet 2017

A Wolastoqiyik (Maliseet) camp in Tobique, 1865

 

 

Peuple autochtone réparti dans 3 régions dont le nom Malécite a été donné par les européens et d'autres peuples.

Autodésignation : walastoqiyik = peuple de la belle rivière

Langue : wolastoq (malécite) une langue algonquienne de l'est, similaire au passamaquoddy. Les langues sont à présente regroupée et appelées malécite-passamaquoddy.

825 locuteurs de wolatoq.

Population : 4400 personnes

Canada : Nouveau-Brunswick

Tribus : Madawaska, Tobique, Woodstock, Kingsclear, St Mary, Oronocto

Etats-Unis : Maine à Houlton : 600 personnes

Québec : Première Nation de Viger : 800 personnes

Leurs origines sont floues, comme pour les Passamaquoddy dont on pense qu'ils sont à l'origine un seul et même peuple qui se serait séparé au milieu du XVIIIe siècle.

Un programme de bourses d'études sur le malécite-passamaquoddy est offert aux étudiants du Mi'kmaq-wolastoquay centre à l'université du Nouveau-Brunswick grâce à la présence de locuteurs natifs.

Leur territoire ancestral était basé autour de la rivière St Jean dans le Nouveau Brunswick et le Maine, ainsi que le long du fleuve St Laurent au Québec.

Les terres et ressources ancestrales étaient délimitées par les territoires des alliés, Mi'kmaq à l'est, Passamaquoddy et Penobscots à l'ouest.

Ils étaient chasseurs/pêcheurs qui se sédentarisent et deviennent agriculteurs cultivant les 3 soeurs, maïs, courges et haricots, plus le tabac. Les femmes récoltaient les baies, les fruits et les noix.

Jusqu'à la colonisation ils utilisaient des wigwams entourés de villages fortifiés , fabriquaient des outils et des ustensiles en bois, en pierre et en céramique.

La bande était gouvernée par un chef siégeant au conseil tribal avec des représentants de chaque famille.

Ils étaient membres de la confédération Wabanaki regroupant des peuples de langue algonquienne.

L'artisanat était présent dans la sculpture, la décoration en piquants de porc-épic, le perlage et la vannerie.

Utilisation des tambours pour les cérémonies .

Rituels de guérison, de purification ( en brûlant des plantes pour nettoyer l'esprit), rites de passage.

Le grand esprit ou créateur est Weli-Niwesqit (il est bienveillant et abstrait)

Gloocsop est un héros et aussi un filou aux pouvoirs surnaturels, il manipule le monde pour l'adapter aux humains.

Les histoires orales sont transmises d'une génération à l'autre.

 

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Histoire

XVIe siècle : supposition que des pêcheurs basques, français, portugais, espagnols et anglais rencontrent des Malécites, peut-être même avant cela dans le Maine.

1603 : 1ère rencontre documentée avec Samuel de Champlain à Tadoussac.

XVII e siècle : contact avec des européens, contacts amicaux.

1612 : 1000 Malécites. Chiffre qui en fera que baisser dramatiquement au cours des XVIIe et XVIIIe siècle à cause des maladies de contact.

1700/1800 : arrivée des colons, les terres agricoles se réduisent en bordure de rivière.

1725 et 1779 : traités de paix entre la couronne britannique et les peuples Malécites, Micmac et Passmaquoddy. Les accords garantissent des droits de commerce sans entrave, des droits de pêche, de chasse selon les coutumes ainsi qu'un apprvisionnement annuel en nourriture, munitions venant de la couronne.

Mais les terres diminuent, les castors disparaissent, les Malécites sont chassés de leurs terres pendant des années et doivent se rabattre vers des réserves.

1794 : traité de Londres signé en novembre qui accorde aux Malécites le droit de voyager librement aux EU et au Canada. Ils se déplacent vers ce qui deviendra la réserve de Kingsclear. La réserve Tobique 20 est constituée pour rendre les Malécites sédentaires et agriculteurs. Mais ils décident de continuer leur mode de vie semi-nomade dans des campements près de St Jean, à Apohaqui, Gagetown, Pokiok, Upper Woodstock, St Basile, et dan le comté d'Arrostock (Maine). Le village de St Basile devient une réserve.

Début du XIXe siècle, des Malécites migrent de Tobique vers Cacouna etr l'Isle Verte au Québec. Création de la réserve de Viger en 1827.

1851 : achat par le gouvernement de la réserve Woodstock23 pour compenser la perte de Médoctec. Les Malécites souffrent de l'acculturation, ils vivent de plus en plus dans des villes, en vendant de l'artisanat ou en travaillant sur des chantiers.

1938 : la réserve de The Brother 18 est donnée (ce sont deux îles près de St Jean).

Les réserves dans le Nouveau Brunswick

XIXe siècle : création de réserves à Oromocto, Fredericton, Kingsclear, Woodstock, Tobique.

pow wow 1ère nation de Tobique

 

Malécites de Viger

Depuis de nombreuses revendications territoriales sont déposées, certaines sont approuvées par le gouvernement fédéral et provincial comme pour la cession de 1892 présentée par la Première Nation de Tobique et réglée en 2016. Ainsi que celle de l'emprise du Canadian Pacifique présentée par les Malécites de Madawaska et réglée en 2008.

Devon 30 : créée en 1867 près de Fredericton, comté d'York - 316 personnes

St Mary's 24 - apparemment non habitée

Kingsclear 6 : Comté d'York - 490 habitants

Tobique 20 : Comté de Victoria - 1039 habitants

Oromocto 26 : Comté de Sunbury - 1021 habitants

Woodstock 23 : ou Indian Village, réserve principale de la 1ère nation Malécite de Woodstock, qui possède aussi la réserve Brothers 18 avec 3 autres Premières Nations. Comté de Carleston - 345 habitants. Elle est achetée le 22 mai 1851, 200 acres.

Actuellement la Première Nation des Wolastoqiyik revendique des terres, gère l'affectation des ressources (carburant entre autre), défend des causes panautochtones, soutient les entreprises des réserves (magasins de vente, centres de jeunes, stations service).

 

Les Malécites de Viger (Québec) ont obtenu des autorisations pour la pêche commerciale suite aux arrêts Sparrow et Marshall. Ils peuvent pêcher le crabe des neiges et la crevette nordique depuis 2000 et ils ont à présent un permis exploratoire pour la pêche à l'oursin vert depuis 2006 ainsi que pour la pêche de fond et le buccin.

En 2009 est crée le Comité de gestion de l'entreprise de pêche commerciale EPC de la PNMV.


 

 

sources : wikipedia, encyclopédie canadienne

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #indigènes et indiens, #Canada, #Québec, #Malécites

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