Les friches urbaines sont d’étonnants réservoirs de biodiversité

Publié le 5 Juin 2017

Délaissées dans l’attente d’un chantier de construction, souvent transformées en décharges, les friches urbaines rebutent. Pourtant, ces fouillis d’épines et d’herbes folles sont de précieux havres de biodiversité. Reporterre a accompagné la botaniste Audrey Muratet sur l’un de ces « terrains vagues ».

Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), reportage

C’est une sorte d’anomalie du paysage : sous les barres d’immeuble aux façades un peu décrépies, rue Jean-Ferrat, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), des mottes défoncées couvertes d’herbes folles, de buissons rampants et des ronciers emmêlés ont pris leurs quartiers. Les graminées picotent les chevilles, le soleil chauffe les bras nus, un bourdon passe en vrombissant au-dessus de la soie froissée d’un coquelicot. On surnomme « dent creuse », « terrain vague » cet ancien verger dans le flou, plus tout à fait en ville, pas encore prairie. Audrey Muratet, écologue et botaniste, connaît ce type de friche urbaine par cœur. Sa Flore des friches urbaines, réalisée avec le photographe Myr Muratet et la dessinatrice et graphiste Marie Pellaton, qui paraît en ce mois de juin, est l’aboutissement de quinze années d’enquête sur ces irruptions de la nature dans la cité.

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Rédigé par caroleone

Publié dans #PACHAMAMA, #Friches urbaines

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