Chansons reprises : Palimpsesto

Publié le 4 Juin 2017

Poème de Patricio Manns mis en musique par Horacio Salinas et qui a pris une dimension symbolique au moment de l'exil des chanteurs chiliens fuyant le coup d'état de pinochet au Chili.

Un palimpseste c'est un manuscrit ou parchemin déjà utilisé sur lequel on a effacé les traces pour y écrire à nouveau.

Palimpsesto

(Patricio Manns - Horacio Salinas)

Huelga deciros que yo os quiero más
en la profunda pulpa de antesueño,
cuando el glaciar se reconvierte al sol*
y se nos va la esperma en el empeño
y se nos cuaja el ceño de cenizas
ávidas de hendir el cavilar del leño.

Huelga deciros, Libertad Osuna,
que os sueño arando en hierro y sabio azote,
volviendo a errar y a herrar sin miramientos
sobre un caballo y sobre un brioso brote,
que es una forma de entender amar
y otra jornada que vencéis al trote
con ansia de echar**
la tierra a mugir,
la luz a rodar.

Huelga dudar que Libertad amando
me vuelva a herir la gana regresando.

Qué hambre tener que Libertad Osuna
os una en la memoria del ultraje,
os rememore y os despierte al vuelo,
os calce el corazón con los corajes,
os arremeta sin parar la estancia
oscura en que bebéis
la injuria y su brebaje.

Qué hombre volver para que Osuna libre
libre su nombre y su veloz corpiño,
su vientre cuarzo y su agonía historia
y sus cadenas, su reloj, su niño
y os avecine, os una, y os ausculte
con sus dos manos y sus tres cariños,
y su refulgir,
su oficio de herir
la luz por venir.

Si nos va a arder la gana en toda luna
y hemos de andarla juntos tierra a tierra***
que en las raíces Libertad nos una.


* En el disco ”Palimpsesto” Inti-Illimani canta: cuando el glaciar se reconvierte en sol.
** Tanto en el disco ”Palimpsesto” como en el disco de Quila+Inti, ”Música en la memoria”, dicen: con ansias de echar.
*** En el disco ”Palimpsesto”: y hemos de andarlas juntos tierra a tierra.
****

PALIMPSESTE

Inutile de vous dire que je vous aime plus
Dans la pulpe profonde de l’avant sommeil,
Lorsque le glacier se reconvertit au soleil
Et dans l’effort le sperme nous abandonne.
Et nous sommes saisis par le froncement des cendres
Avides de fendre la réflexion hâtive qui crépite dans le feu.

Inutile de vous dire Liberté Chérie,
Que je rêve de vous, labourant le fer et frappant sagement,
Errant à nouveau et ferrant sans regrets
Sur un cheval et sa course fougueuse,
Ce qui est une façon de comprendre l’amour
Et un autre jour que vous vainquez au galop
Avec le désir ardent de faire mugir la terre
Et d’incendier la lumière.

Inutile de douter que Liberté, en aimant,
Blesse à nouveau le désir de retour

J’ai tant envie que Liberté Chérie
Vous unisse dans la mémoire de l’outrage,
Vous remémore et vous réveille instantanément,
Vous arme le cœur de courage
Et assaille sans cesse la chambre obscure
Où vous buvez l’injure et son breuvage.

Qui reviendra pour que Liberté Chérie
Livre son nom et son corsage rapide,
Son ventre de quartz et son histoire agonisante
Ses chaînes, sa montre, son enfant
Et vous rapproche, vous unisse et vous ausculte
De ses deux mains et ses trois amours,
Et son éclat, son dessein de blesser
La lumière à venir.

Si le désir nous brûle sous chaque lune
Et si nous devons l’acheminer ensemble à ras de terre,
Alors, que dans les racines, la Liberté nous unisse.

Patricio Manns, traduction Ricardo Venturi sur Chansons contre la guerre

http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=39621&lang=fr

Rédigé par caroleone

Publié dans #chansons reprises

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