Viser

Publié le 28 Avril 2017

Nostalgie des arcs de l'enfance
Quand au bout de l'absence se fige
Indécise
La flèche propulsée à l’encre d'espoir
Dans un mur qu'elle fissure
Dans un mur qu'elle ébrèche
Et dans la brèche
Naissent mille caresses
Dans le sens du poil d’un monde meilleur

Nostalgie des grands élans verts
Quand au bout des jours de calvaire
Se dirige
Volontaire
La flèche vive et incisive
Propulsée à la sève d’amour
Il n’est pas un jour sans
Que n’instruise
Le limon
Des jours heureux
Dans un sillon
Chaud et précieux
La graine de l’espérance
Germe
Graine avide de pousser
En liberté

Nostalgie des odeurs de sureau
Du bois tendre et puissant
Qui brise le fardeau
Comme des reins cassés
Trop arqués pour finir une vie
Trop remplie de maux trop vieillie
Le sureau au cœur trop tendre
Celui qui s’évide sans
Attendre
Pour combler ses interstices
De ronces et puis parfois de vices
Le sureau pourtant se cambre comme
Un mustang trop utopiste
Qui court
Cheveux au vent
Avec sa compagne
La flèche libre
Vers les grands champs sauvages et blonds
Et rouges et verts et scintillants
Là-bas la flèche et le cheval ont rencontré
Une île
Pour s’y installer

Que chaque flèche envoyée
Par l’assurance la vérité et le don de soi
Vole
Légère
Et touche son but :
La justice la terre la paix la dignité l’amour l’eau l’humain la terre le partage la sagesse l’air la terre la vie l’enfant la terre la femme
La rencontre des éléments en un point donné : fusion

Carole Radureau (28/04/2017)

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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