Semaine internationale de solidarité avec les prisonniers politiques - Lundi 17 avril 2017 le jour des prisonniers palestiniens

Publié le 16 Avril 2017

Lundi 17 avril 2017

Toulouse

16h-22h : Rassemblement de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques palestinien.ne.s

« Il n’y aura pas de paix tant que le dernier prisonnier n’aura été libéré. » Ahmad Saadat

Chaque année, le 17 avril marque la Journée des Prisonnier.e.s Palestinien.ne.s. Cette journée internationale pour les prisonnier.es palestinien.ne.s est une occasion de rendre hommage aux hommes et aux femmes enfermés par milliers pour avoir combattu l’apartheid, l’occupation, le colonialisme et le nettoyage ethnique du peuple palestinien. Leur lutte pour la libération nationale est réprimée par l’Etat sioniste et ses partisans internationaux par tous les moyens possibles. L’enfermement, la torture, l’humiliation, l’intimidation des familles et l’interdiction des visites sont des pratiques utilisées pour tenter d’étouffer le mouvement d’une Palestine libre.

L’emprisonnement des Palestinien.ne.s influe non seulement sur les prisonniers, mais aussi sur leurs familles, surtout les femmes. Lorsqu’une personne est emprisonnée, c’est la famille entière qui est également emprisonnée: partageant des difficultés économiques, faisant des heures d’attente pour les visites et les procès.

Presque toutes les familles en Palestine occupée ont au moins un membre qui est passé par les prisons israéliennes. La prison a donc une place centrale dans la vie et la résistance palestinienne.

Nous devons intensifier le mouvement de solidarité internationale ce jour-là pour rendre visible la résistance contre l’occupation israélienne ! Les prisonniers palestiniens ont toujours joué un rôle de premier plan, non seulement en se battant pour leur libération, mais en tant que dirigeants du mouvement de libération nationale palestinienne, organisant et luttant derrière les barreaux des prisons. Par exemple, en 2016, le mouvement des prisonniers et une mobilisation internationale ont permis de libérer Bilal Kayed de la détention administrative – emprisonnement sans inculpation ni procès – après avoir purgé sa peine de 14 ans et demi dans une prison israélienne.

Les prisonnier.e.s palestinien.ne.s représentent la résistance de ceux qui font face à l’oppression de l’Etat sioniste. Si nous défendons la Palestine, nous devons défendre ses libérateurs, pour ceux qui organisent la résistance: les prisonnier.e.s palestinien.ne.s. 7000 sont détenu.e.s en captivité, dont 300 enfants, et un nombre important d’étudiants. Parmi les étudiants emprisonnés, Kifah Quzmar, arrêté par les forces d’occupation israéliennes le 7 mars. Il était alors soumis à un interrogatoire pendant 20 jours. Il est maintenant emprisonné sans inculpation ni procès aux côtés de centaines de Palestinien.ne.s sous «détention administrative». Parmi les prisonniers palestiniens, il y a également les principaux dirigeants politiques du peuple palestinien, comme Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP). Il a été initialement emprisonné par l’Autorité Palestinienne en 2002, sous garde américaine et britannique, avant que la prison elle-même ne soit attaquée par les forces d’occupation israéliennes et Sa’adat et ses camarades ne soient enlevés. Il est captif dans les prisons israéliennes depuis 2006.

Georges Ibrahim Abdallah, combattant communiste libanais luttant pour la libération palestinienne, est détenu dans les prisons françaises depuis 32 ans et libérable depuis 1999, mais le gouvernement français refuse vigoureusement de le libérer. Il doit être considéré comme un prisonnier palestinien aussi – un résistant emprisonné pour son implication dans la résistance palestinienne.

Lors de cette journée internationale de mobilisation, nous demandons:

* La libération de tous les 7000 prisonnier.e.s palestinien.ne.s, dont environ 550 détenus en détention administrative et 456 condamnés pour plus de 20 ans

* La levée immédiate du blocus à Gaza

* La fin de l’occupation, de la colonisation et du nettoyage ethnique

* Le droit au retour pour tous les réfugié.e.s palestinien.ne.s

* La libération immédiate de Georges Abdallah

Organisé par Coup pour Coup 31

Square Charles de Gaulle
Toulouse
Métro : Capitole

 

Nanterre

20h30 : Projection-débat du film « 3000 nuits »

En solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques palestiniens, l’AFPS Nanterre et « Femmes Egalité » vous invitent à la projection du film « 3000 nuits » lundi 17 avril 20H30 au cinéma Les Lumières, 49 Rue Maurice Thorez à Nanterre (RER Nanterre Ville).
Ce film de Mai Masri nous plonge dans l’univers des prisons israéliennes et nous montre le parcours d’émancipation, de résistance, de solidarité d’une jeune femme palestinienne
La projection du film sera suivie d’un échange avec la salle.

Organisée par l’AFPS Nanterre

Cinéma Les Lumières
49 rue Maurice Thorez
Nanterre

Paris

18h30-20h : Inauguration de l’exposition « In Between » (Hommage artistique aux prisonnier.e.s politiques palestinien.ne.s)

Reproductions d’œuvres réalisées par des jeunes palestiniens du Camp de réfugiés de Dheisheh et l’artiste peintre française Sania, qui exposera également quelques œuvres originales.

A partir de 18h30, vernissage de l’exposition autour d’un verre de l’amitié et de la solidarité à la Librairie Quilombo – Diffusion d’une vidéo sur le projet tourné en Palestine – Discussion avec l’artiste peintre française Sania, à l’origine du projet et de Reihanna, volontaire du CICP et d’Échanges et partenariats qui sera de retour de sa mission au Centre Laylac – Présentation d’un ouvrage trilingue sur le projet.

« In Between »

Le projet « In between » a été mené par le département Art du Centre Laylac et l’artiste peintre française Sania, au camp de réfugiés de Dheisheh (Bethléem), dans le cadre du jumelage entre le Centre international de culture populaire (CICP, Paris) et Laylac. L’exposition s’est déroulée le 16 octobre 2016 au centre Ibdaa (Dheisheh). Le ministre des prisonniers a coupé le ruban pour le lancement de cette exposition et plusieurs ex-prisonniers politiques ou famille de prisonniers étaient également présents.

La question des prisonniers politiques palestiniens n’est pas facile à aborder car plusieurs aspects et réalités s’entre-mêlent, avant tout du point de vue de la légalité de la détention elle-même, mais aussi des conditions de la privation de liberté – une seconde privation de liberté de fait pour les palestiniens et un outil de l’occupation -, mais aussi de ses impacts.
Et si les palestiniens peuvent être arrêtés à tout moment, de façon totalement arbitraire ou pour un motif précis, cet « entre deux » est le quotidien des hommes, femmes et enfants palestiniens, entre détention et « liberté », entre deux arrestations…

A chaque étape, que ce soit « l’attente », l’arrestation, la détention elle-même – loi d’exception de l’Apartheid -, le jugement ou la remise en liberté pour certains et l’ « après », être prisonnier politique provoque différents sentiments et émotions, souvent contradictoires, tout comme pour les familles et proches. Se mêlent ainsi angoisse, stress, sentiments d’injustice et de punition, inquiétude, solitude, désespoir, force, résistance, fierté et solidarité… La détention des prisonniers politiques avec les réalités que l’on connaît est violente, mais violente également pour ce qu’elle provoque à l’intérieur de soi. Cet « entre deux » permanent, presque schizophrénique, est une réalité que le projet « In between » souhaite illustrer à travers des peintures autour de l’arrestation, du quotidien de la détention et de la remise en liberté.

Librairie Quilombo
23 rue Voltaire, Paris 11e
Métro : Rue des Boulets (L9) ou Nation (RER A / L1, L2, L9)
Entrée libre

20h : Célébration de la Journée des prisonniers palestinien.ne .s : N’oublions pas les enfants palestiniens incarcérés !

C’est en 1975 que cette date a été retenue par le Front Populaire de Libération de la Palestine, et relayée depuis par de nombreux mouvements internationaux pour l’instauration d’une journée internationale de solidarité avec tous les militants emprisonnés en raison de leur engagement, qu’il soit anticolonialiste, anticapitaliste, anti-impérialiste, etc. Les objectifs de cette journée sont de lutter contre l’oubli, transmettre la mémoire des combats et rappeler les revendications de nos camarades emprisonnés.

Le 17 avril est désormais devenu une journée de mobilisation mondiale.

Des prisonniers politiques palestiniens commenceront une grève de la faim illimitée ce 17 avril prochain. La dernière grève de la faim illimitée date de 2014. Elle s’inscrit suite à celle de 2012 impliquant 2 000 prisonniers. Démontrons notre solidarité avec eux ! Venez nombreuses et nombreux !

Vidéo – Projection de courts-métrages réalisés par les jeunes du camp de réfugiés de Dheisheh avec le soutien de Regarde à vue, suivie de trois témoignages recueillis en 2015 d’enfants palestiniens ayant connu la prison.

Cours d’Arabe Palestinien

Les mots et les choses… Une petite introduction linguistique à la pensée politique des jeunes du camp de Dheisheh qui présentent quelques mots basiques pour décrire leur réalité: l’occupation, la prison, les colonies et le mur ainsi que la résistance et le droit au retour forment le lexique de cette leçon d’arabe palestinien qui s’intitule l’occupation et la résistance ».

L’objectif pédagogique est d’apprendre le vocabulaire et non pas la grammaire. Essayez de repérer les mots dans leurs phrases puis répétez avec eux! Yellah!

Regarde à vue – 7min43

NightTime Stories

Histoires du camp de refugiés de Deheisheh (Palestine).  Les soldats ne viennent pas le jour. Ils viennent la nuit. Et ils arrêtent les gens. Ce n’est pas que les jeunes de Deheisheh commencent a s’y habituer, c’est…

Mais laissez les vous le raconter eux-mêmes…

Regarde à vue – 19min05

★ Intervention de Youssef Habache, ancien prisonnier politique palestinien, membre d’Addameer (association pour la défense des prisonniers palestiniens – Palestine), représentant du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Palestine et CDP-Palestine★ Intervention de  Naji Owda, ancien prisonnier politique palestinien, directeur du Centre LAYLAC – centre social autogéré qui favorise l’action des jeunes pour le développement local dans le camp de réfugiés de Dheihsheh, près de Bethléem, membre de Defense for Children International – Palestine (DCI-P, Défense internationale des enfants – section Palestine) qui travaille notamment sur la question des enfants et adolescent.e.s palestinien.ne.s incarcéré.e.s

★ Intervention de membres de la Campagne unitaire IDF pour la libération de Georges Abdallah.

Organisée par la Campagne unitaire IDF pour la libération de Georges Abdallah, le secrétariat international de la CNT, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Palestine, CDP-Palestine et le Centre Laylac.

 

Centre international des cultures populaires (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e
Métro : Rue des Boulets (L9) ou Nation (RER A / L1, L2, L9)
Entrée libre

Rédigé par caroleone

Publié dans #prisonniers politiques, #Palestine libre

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