Mexique- Les Voladores de Papantla dénoncent que la bière Cuautémoc-Moctezuma profane leur cérémonie rituelle

Publié le 3 Avril 2017

Les Voladores de Papantla ont regretté dans un communiqué le “mauvais usage de notre image par l'entreprise de bière Cuauhtémoc-Moctezuma”, laquelle, ont-ils dénoncé profane la Cérémonie Rituelle des Voladores. “Les expressions culturelles déclarées au Patrimoine de l'Humanité ne sont pas en vente”, a prévenu Narciso Hernández Jiménez, le président du Conseil pour la Protection et la Préservation de la Cérémonie Rituelle des Voladores.

La bière Indio, ont-ils dénoncé, appartenant à l'entreprise Cuauhtémoc-Moctezuma a lancé le 2 mai dernier une convocation pour le concours de dessin d'étiquettes INDIO avec l'objectif supposé de “célébrer les quartiers du Mexique”. L'une des étiquettes est consacrée à Papantla, Veracruz, “en ignorant que Papantla n'est pas le nom d'un quartier mais d'une municipalité et de son chevet. L'image de l'étiquette montre le personnage de la bière INDIO déguisé en Voladore, en faisant allusion à notre expression culturelle de manière irresponsable sans avoir sollicité de type de consentement en tant que porteurs et pratiquants de la Cérémonie Rituelle”.

Les groupes de Voladores accusent la brasserie de dommage moral à leur culture donc ils signalent, “ils nous ridiculisent, nous offensent et nous discriminent étant donné que la dite campagne publicitaire associe l'ingestion d'alcool à ceux qui pratiquent la Cérémonie des Voladores, situation qui ne peut pas être négligée, puisque dans notre code culturel la transmission de valeurs aux nouvelles générations fait une partie essentielle de notre tradition de l'être Volant, en faisant appel à la reconnaissance comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité et d'aucune manière invite à ramener à l'argent notre expression culturelle”.

Le Conseil pour la Protection et la Préservation de la Cérémonie Rituelle des Voladores exige que la brasserie retire tout de suite l'usage INDIO de l'image des Voladores de la campagne publicitaire de bière et que l'entreprise offre des excuses publiques aux pratiquants de la Cérémonie Rituelle des Voladores, devant des médias de communication massive.

Ensuite le communiqué complet :

Le Conseil pour la Protection et la Préservation de la Cérémonie Rituelle des Voladores A.C.- à l'avenir le Conseil des Voladores - est formé par les organisations suivantes de Voladores : Unión de Danzantes y Voladores A.C., Association de Voladores “Tutunaku” A. C., Association de Voladores Independientes de Papantla “Kgosnin” S.C., Association de Voladores Libres de la Costa et Association de Voladores Libres de la Sierra .
Nous créons le Conseil à partir de l'inscription de la Cérémonie Rituelle des Voladores à la Liste Représentative de Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité en 2009 par l'UNESCO, dans le but de réaliser l'accomplissement exact de notre plan de sauvegarde qui se détache après avoir obtenu la dite distinction; de plus, en tant que Conseil nous sommes moralement et légalement habilités à représenter plus de 500 pratiquants de la Cérémonie Rituelle des Voladores.

Le Conseil des Voladores depuis la fin 2016 à cette date, nous nous sommes montrés en désaccord devant l'abus et le mauvais usage de notre image de la Cérémonie Rituelle des Voladores de la part de la bière INDIO appartenant à l'entreprise Cuauhtémoc-Moctezuma S.A., celle qui a lancé depuis le 2 mai 2016 dernier une convocation pour le concours de dessin INDIO d'étiquettes avec l'objectif  de “célébrer les quartiers du Mexique”. L'une des étiquettes est consacrée à Papantla,  Veracruz, en ignorant que Papantla n'est pas le nom d'un quartier mais d'une municipalité et de son chevet. L'image de la dite étiquette montre le personnage de la bière INDIO déguisé en Voladore, en faisant allusion à notre expression culturelle de manière irresponsable sans avoir sollicité de type de consentement en tant que porteurs et pratiquants de la Cérémonie Rituelle. De plus, dans le cadre de l'étiquette ils montrent d'autres aspects de notre peuple comme la paroisse de Nuestra Señora de la Asunción, enceinte vénérée par les croyants locaux. 

Cela dit, les différents groupes de Voladores nous nous montrons indignés et nous accusons la brasserie Cuauhtémoc - Moctezuma de dommage moral à notre culture, puisqu'ils nous ridiculisent, nous offensent et nous discriminent étant donné que la dite campagne publicitaire associe l'ingestion d'alcool à ceux qui pratiquent la Cérémonie des Voladores, situation qui ne peut pas être négligée, puisque dans notre code culturel la transmission de valeurs aux nouvelles générations fait partie essentielle de notre tradition de l'être Volant, en faisant appel à la reconnaissance en tant que patrimoine culturel immatériel de l'humanité et réduit à ramener à l'argent notre expression culturelle.

Il est très important de réitérer que nous n'avons jamais été consultés pour savoir si oui ou non nous avions donné notre consentement pour l'utilisation de notre Cérémonie rituelle de la part d'une instance officielle ni par l'entreprise citée, laquelle profite avec un élément central de notre identité.   

Le Conseil des Voladores nous nous prononçons pour manifester notre désaccord et nous exigeons catégoriquement le respect de nos droits culturels, en sollicitant de la brasserie  : 

1) A retirer tout de suite l'usage de notre image de Voladores de la campagne publicitaire de bière INDIO.

2) Nous sollicitons que soient offertes des excuses publiques aux pratiquants de la Cérémonie Rituelle des Voladores devant les médias de communication de masse.

3) Nous exigeons l'indemnisation pour dommage moral culturel pour l'utilisation de l'image des Voladores, qui sera destinée à l'achat de matériels de confection des costumes et des équipes de vol pour les écoles communautaires des enfants voladores. 

Qu'est-ce qui passerait si le Conseil des Voladores décidait d'utiliser unilatéralement l'image de la brasserie sans la consulter ?

Cordialement

Le Conseil pour la Protection et la Préservation de la Cérémonie Rituelle des Voladores, A.C.

C Narciso Hernández Jiménez

Président

Traduction carolita d'un article paru dans Desinformémonos le 31 mars 2017 : 

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