Lancement d'une agence de presse dirigée par des femmes indigènes et afrodescendantes latinoaméricaines

Publié le 8 Avril 2017

Ville de México | Desinformémonos. Plus de 500 indigènes communicatrices et afrodescendantes d'Amérique Latine composent la nouvelle agence de presse dirigée aux communautés de toute la région, avec l'objectif de raconter depuis la même perspective interne ce qui se passe chez les peuples à travers l'information qui sera traduite dans des langues différentes.

L'Agence de Communicatrices et Afrodescendantes Notimia, avec en tête, l'Alliance des Femmes Indigènes d'Amérique centrale et du Mexique cherchera à être leader dans la couverture internationale des sujets politiques, sociaux et culturels des peuples autochtones avec la transmission dans leurs propres médias communautaires, locaux et nationaux, “en formant et en diffusant les processus organisant depuis les communautés et les peuples originaires dans des langues indigènes”, a remarqué l'une des assistantes du lancement officiel, Guadalupe Martínez.

La première couverture de Notimia sera lors du 16e Forum Permanent pour les Questions Indigènes 2017, qui se tiendra du 21 avril au 29 avril à l'ONU.

Le défenseur Mardonio Carballo a également assisté à la présentation, il a rappelé que l'accès à l'information, à sa production et aux médias font partie des droits des indigènes.

Les objectifs sont que “leur propre voix s'écoute parler”, pour “mettre l'accent où plus rien ne le fait,”, a remarqué Carballo.

“Dans un pays où sont parlées 69 langues, 68 originaires et le castillan, cela est une évidence que nous devrions être écoutés des médias dans les langues différentes de ce pays; cependant, c'est invisible”, a-t-il ajouté.

Dans le cadre d'un pays dans lequel la liberté d'expression se trouve menacée, le travail de l'agence s'allie “contre l'obscurantisme du pouvoir qui se refuse à être en bas c'est le scrutin de la société”, a remarqué Carballo.

Enfin, la responsable de programmes multiples ONU Mujeres, Julliet Bonnafé, a expliqué que les hommes sont ceux qui occupent 73 pour cent des cadres supérieurs directifs du secteur dans les médias, et seulement 6 pour cent des contenus qu'ils génèrent inclut des sujets d'égalité de genre, tandis que 46 pour cent provoquent les stéréotypes de genre.

Traduction carolita d'un article paru dans Desinformémonos le 6 avril 2017 : 

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