En Argentine, apparition du petit-fils 122

Publié le 25 Avril 2017

Buenos Aires, Argentine - Les grands-mères de la Place de Mai ont retrouvé le petit-fils numéro 122 qui est le fils d'Enrique Bustamente et Nélida Garciá Soler et serait né à l'Ecole Mécanique de l'Armada (ESMA) en 1977. La nouvelle a été donnée à connaître par Alicia, la tante du petit-fils récupéré. Il a 39 ans; il vit à l'intérieur et il est en train de faire connaissance avec sa famille biologique. Ses parents ont été enlevés par la police fédérale et sa mère l'a eu à la ESMA en juillet 1977.

Depuis quelques heures il est connu l'apparition du petit-fils 122, fils d'Enrique Bustamente, qui avait 25 ans quand il a été enlevé en janvier-février 1977 avec Susuki, la mère, dont l'identité est Iris Nélida Garciá Soler. Les deux ont été emmenés au centre clandestin de détention Club Atlético. Aujourd'hui Enrique et Iris sont toujours disparus.

Enrique et Iris militaient dans les Montoneros et travaillaient dans les villes de Barracas et dans les locations de la zone. Ils ont été séquestrés dans une pension de la rue Tacuari au 400 de Capital Federal. Susuki était enceinte de 4 à 5 mois. Ils ont été emmenés au CDD El Atlético et vers fin avril 1977 Susuki a été déplacée à la ESMA. Là-bas elle a donné la vie à un enfant de sexe masculin entre fin mai et juin 1977. Elle est retournée à l'Atlético et depuis lors on ne sait plus rien d'elle ni d'Enrique. Cet enfant es l'un des 400 petits garçons et petites filles appropriés durant la dictature et recherchés par les grands-mères de la Place de Mai.

La nouvelle a été donnée par Alicia, tante du petit-fils récupéré à travers une lettre diffusée sur les réseaux sociaux et selon les rapports, les grands-mères auraient publié la nouvelle la semaine dernière.

"Salut à tous, famille, amis et connaissances, je veux partager avec vous cette émotion et joie indescriptible que je viens de vivre à la connaissance de la nouvelle de la découverte de mon neveu enlevé, né à la ESMA en 1977, fils de ma cousine, Iris Nélida Garciá Soler, alias Tita ou la Lobita.

Imaginez le grand bonheur de toute la famille de savoir que bientôt ce jeune de 39 ans, père de deux enfants qui vit dans l'intérieur pourra connaître sa famille biologique après une longue attente et peut-être une éternelle recherche !

Nous ne savons pas plus de détail majeurs, et supposons que commence maintenant le temps des démarches et de préparation pour la rencontre entre le neveu et sa famille, maternelle et paternelle.

Inutile de dire que je désirais pouvoir être là dans ces moments, avec mon oncle et cousins, à Buenos Aires, les accompagnant dans cette attente qui sûrement sera d'une grande anxiété. Une embrassade pour tous ! Alicia"

Iris, sa famille l'appelait "Tita" ou "Pajarita", mais pendant sa captivité son surnom a changé. Ses compañeros de réclusion ont commencé à l'appeler "la Lobita" par rapport à son lien avec Enrique, qui était connu dans les milieux militants comme étant "El Lobo" (le loup).

Cet enfant a aujourd'hui 39 ans, deux propres enfants, il ne vit pas dans la ville de Buenos Aires. Pour le moment il est en train de récupérer son identité et entre en contact avec sa famille biologique, dont certains membres n'ont appris la nouvelle qu'hier et la célèbrent.

Avec les informations de AnRed y Página 12 

Traduction carolita d'un article paru dans Desinformémonos le 23 avril 2017 :

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Argentine, #Dictature, #Los desaparecidos

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