Mexique- Des Tarahumaras se manifestent contre l'abattage d'arbres a San Elías Repechique

Publié le 1 Mars 2017

México | Desinformémonos. Les Tarahumaras de la communauté indigène de Bosques San Elías Repechique ont initié une manifestation contre l'abattage d'arbres sur leur territoire, placé dans la municipalité de Bocoyona de la Sierra dans le Chihuahua.

Les indigènes ont dénoncé que depuis la semaine dernière, les familles Cuesta et Para ont commencé à abattre les forêts, donc lundi dernier les habitants de Repechique se sont plantés dans l'espace envahi pour empêcher le passage des instruments d'abattage.

“Il y a eu déjà beaucoup de dégât”, a assuré le deuxième gouverneur de la communauté, Luis Javier Pérez Enríquez, qui a confirmé qu'il y a quelques jours a commencé l'abattage illégal des forêts.

“En tant que peuple nous dénonçons que la Semarnat (Secrétariat d'Environnement et de Ressources naturelles) continue d'octroyer des permis sans nous consulter”, a-t-il dit, et il a ajouté qu'ils exigent, chaque année, “qu'ils ne donnent pas de permis parce que nous ne sommes pas d'accord avec ces actions. Ils abattent les arbres pour les commercialiser, il y a beaucoup de gâchis”.

La colère est commune entre les indigènes. L'un d'eux, José Antonio Montes Enríquez, a expliqué que son courage il le doit au fait que la propriété a été héritée de ses ancêtres et ainsi il a été reconnu par le huitième juge du District quand ils se sont battus et ont gagné la protection contre l'absence de consultations pour la construction de l'aéroport régional Creel-Barrancas, malgré tout les invasions continuent dans la communauté.

“Ce que nous savons consiste en ce que la loi dit qu'une tierce personne qui veut abattre doit avoir un acte d'accord de l'assemblée, comme une consultation, et ils ne nous ont pas pris en considération. Ce sont les mêmes que d'habitude, nous ne savons pas comment ils ont obtenu les titres, mais ils doivent les abroger”, a remarqué Montes Enríquez.

De sa part, la directrice de l'association Consultaría - Técnica Comunitaria (Contec), Diana Villalobos, a expliqué que l'acte ne leur a jamais été donné dans lequel est reconnu le droit de la communauté au territoire ancestral, celui-ci est donc aux mains de particuliers.

Elle a ajouté que l'un des particuliers a exprimé son désaccord de la décision du juge d'octroyer la suspension pour éviter l'abattage, et un Tribunal Associé a accepté ses arguments sans discuter le fond du sujet et il a levé la suspension, donc tout de suite il a repris l'abattage. Villalobos a remarqué que les représentants de la communauté continueront avec les actions juridiques pour l'en empêcher et obtenir la reconnaissance de leur territoire.

Traduction carolita d'un article paru dans Desinformémonos le 28 février 2017 :

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Mexique, #indigènes et indiens, #Tarahumara

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