Les forceps du temps

Publié le 6 Mars 2017

Interrompre les forceps irrémédiables du temps
Oh ! Le temps d’un moment
Que s’étende douce et réconfortante sur les blessures ouvertes
La couverture de coquelicot et de rose
Pétales de vie, soie du feu qui jamais ne s’éteint.

Extraire le venin qui sème dans les sillons
Son propos de douleur
Extirper le fil de fer figé dans les colonnes
Os rongés par ce qui passe sans trépasser
Alors que 5 grammes de vie étincellent dans la coupelle
De l’espérance.

La beauté est une apparence évidente qui n’écrit
Sa syllabe que dans la nature-complice
Il ne faut pas craindre l’image à toi renvoyée par les ans cumulés
Telle la pyramide qui s’affaisse pour ébaucher sa pointe
Au piquant acéré comme l’aiguillon du rosier conquis.

Le sourire doit être débusqué dans le buisson quotidien
Moineau qui sort sa tête ébouriffée de la ceanothe
Rayon de soleil qui peine à percer le sombre lit de fer du temps
Déchiffrant la joie contenue comme le rébus dans les fossettes de ceux que tu aimes
Lire leurs attentes devancer leurs propos avancer ton lit de pétales
Aplanissant les destinées
Qu’il est lourd de sens le dessin mis en place par la poésie
Qu’elle est tendre et profonde sa toile de lin tissé !

Chaque instant de ta vie est une mine dans laquelle attendent
Des pierres précieuses
Chacune d’elle est un bijou à glisser sous ton oreiller :
J’ai endormi mes douleurs sur un caillou d’opale
Son rêve a absorbé le mien
Et un sourire de lune ce matin accrochait son miracle à ma bouche incertaine :
Trapéziste
Funambule
Prestidigitateur
Acrobate très aguerri
Pour affronter cet écosystème ébranlé par les secousses de mon volcan ma vie.

Carole Radureau (06/03/2017)


Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

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