Les fleurs du Guatemala - Version bilingue

Publié le 14 Mars 2017

Les fleurs du Guatemala - Version bilingue

Les fleurs du Guatemala
Ont chiffonné leurs jupes
Et dans un soupir
Elles ont déchiré leur carte-mère

Dans un jardin désespéré
Ou ni pinson ni rossignol
Ne chantait une romance
Ou ni jonquille ni coquelicot
Trouvait une ombre propice pour grandir
Les fleurs du Guatemala ont poussé
De tous leurs yeux un cri
Qui s’est noyé dans la touffeur moite
De l’indifférence

Comment grandir dans un jardin où
Patriarcat violence et crimes
Corruption d’état dictature et sang
Impriment dans les mains des taches indélébiles ?

Comment s’épanouir dans la peur
Dans la crainte le bruit et la fureur
Quand le fait d’être une fleur en devenir
Suffit à jeter des regards lubriques sur les corolles en ébauche ?

Leur bouche était faite pour le sourire
Leurs pas devaient marcher sur une route sûre
Leurs destinées se devaient d’être reposées
Il y a une pierre à présent dans le cœur des fleurs
Qui saigne abondamment.

Dans un jardin où ne se plaisent que les ronces et les cactus
Quelle place pour la rose ivoire, la pensée lilas et la pivoine abricot ?
Leurs douces ailes de colombes les emmènent au pays des songes
Où la quiétude règne
Mais aussi le silence

La vie devrait sourire à toutes les fleurs de la terre
Non les enfermer
La vie devrait être un coffre au trésor à découvrir pour les fleurs
Et non un tombeau
La vie devrait être un cœur à conquérir pour les fleurs
Et non un martyre
La vie devrait être belle tout simplement pour chacune des fleurs
Et non un vase mortuaire.

Carole Radureau (14/03/2017)

Aux petites jeunes filles victimes de l’incendie de leur foyer non sûr au Guatemala, à toutes les petites fleurs qui ne peuvent pas pousser à cause de tous les parasites qui nuisent à leur épanouissement.

Las flores de Guatemala

Las flores de Guatemala
Han arrugado sus faldas
Y en un suspiro
Ellas desgarraron su placa-base

En un jardín desesperado
Donde ni pinzón ni ruiseñor
Cantaba una romanza
Donde ni junquillo ni amapola
Encontraba una sombra propicia para crecer
Las flores de Guatemala han gritado
De todos sus ojos un grito
Que se ahogó en la bochorno
De la indiferencia

Cómo crecer en un jardín donde
Patriarcado violencia y crímenes
Corrupción de estado dictadura y sangre
¿Imprimen en las manos de las manchas indelebles?

Cómo abrirse en el miedo
En el temor el ruido y el furor
Cuando el hecho de ser una flor en devenir
¿Basta echar miradas lúbricas a las corolas en bosquejo?

Su boca fue hecha para la sonrisa
Sus pasos debían andar sobre un camino seguro
Sus destinos se debían de ser descansados
Hay una piedra ahora en el corazón de las flores
Que sangra abundantemente.

En un jardín donde se gustan sólo las espinas y cactus
¿Qué colocar para la rosa marfil el pensamiento lila y la peonía albaricoque?
Sus alas dulces de palomas las llevan al país de los sueños
Donde la quietud reina
Pero también el silencio

La vida debería sonreír a todas las flores de la tierra
No cerrarlas
La vida debería ser un cofre de tesoro que hay que descubrir para las flores
Y no una tumba
La vida debería ser un corazón que hay que conquistar para las flores
Y no un martirio
La vida debería ser bella sencillamente para cada una de las flores
Y no un vaso mortuorio.

Carole Radureau (14/03/2017)

A las pequeñas muchachas víctimas del incendio de su hogar no seguro en Guatemala, a todas las pequeñas flores que no pueden crecer a causa de todos los parásitos que perjudican a su plenitud.

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #Guatemala, #Droits des femmes

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